26 POINTS À PRÉCISER [BENJAMIN PÉRET]

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L’ami Damien nous offre, par ailleurs [Facebook], 26 points à préciser de Benjamin Péret ; je m’empresse de le relayer, car, indubitablement, il y a urgence à la chose. Bien sûr, à chacun de résoudre là son équation personnelle. Voici donc Le grand jeu de Benjamin Péret (1928, rééd. Gallimard, 1969) qui me rappelle, d’autre manière, ces jeux, que le très fin et très regretté Georges Pérec (qui n’est pas un inconnu ici) proposait naguère dans les pages dites estivales du Monde, où sous une anodine apparence intervient notre propre mise en jeu. Et ce grand jeu-là me semble plus sérieux qu’il n’y paraît de prime abord. Ce jeu dont nous serions le maître. Serions ? Merci Damien.

6 réflexions au sujet de “26 POINTS À PRÉCISER [BENJAMIN PÉRET]”

  1. Autant le reprendre ici ce commentaire.

    Symboliquement, et ‘algébriquement’, utilisant cette équation personnelle : connaissant la circonstance de la fin de vie et pouvant paramètrer les inconnues, telles que définies par Benjamin Péret, qui se conjuguent pour constituer la vie, on devrait pouvoir déterminer circonstanciellement la naissance. En résumé, on n’a de vie substantielle et une date de naissance qui l’inscrit que parce que notre mort est certaine, probante et déterminée.

    Interprétation personnelle, bien sûr.

  2. Je ne connaissais pas et je trouve cela totalement excellent: cela parle directement et sans détour à mon cœur Gertrudien.

    Je suis compteuse autant que vous êtes conteur, cher Vincent de la racine carrée.

  3. Dans “26 points à préciser”, Benjamin Péret a créé une sorte de poème-concept, que l’on peut aussi qualifier de poème-tableau, car il évoque une sorte de toile abstraite. On pourrait presque parler de surréalisme abstrait, en dépit de ce que cette appellation a de contradictoire (du moins en apparence ). Ou encore de collage : cette technique d’abord littéraire a été l’une des caractéristiques majeures de l’oeuvre du comté de Lautréamont auquel les surréalistes vouaient un culte.    En revanche, je doute fort qu’il faille chercher une signification cachée à ces équations atypiques : c’est l’aspect visuel qui prédomine, ainsi que l’humour décalé qui en ressort.

    Cela dit, malgré l’originalité assez fascinante de ce poème, je préfère les superbes “Clin d’œil ” et “Allo”, qui figurent dans “Je sublime”, paru en 1936.

    • Bonjour. Merci de ce commentaire éclairant auquel j’adhère tout-à-fait. On est en effet dans la logique (?) même d’un surréalisme qui, personnellement, ne me lâche pas, découvert via les lectures de Breton, Péret, Soupault, Aragon… quand j’avais 17 ou 18 ans (j’étais fasciné par l’ ‘écriture automatique’ et, il est vrai, par la référence ‘troublante’ alors, à Lautréamont, lu déjà vers mes 15 ans) et cultivé activement ensuite maintes années durant dans l’éclatement. De ce ‘mouvement’, dont, comme tout mouvement, les dissensions ont fait la vitalité même…, jusqu’à l’épuisement. Ah, la rue Fontaine ! mais c’est une autre histoire ! À  vous revoir ici, à l’occasion.

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