INTERLUDE ROUMAIN ‘VALURILE DUNĂRII’ [ION IVANOVICI]

  Ion Ivanovici Les vagues du Danube Valurile Dunării ♫ Orchestre philharmonique de Cluj-Napoca Dir. Emil Simon [enr. 1977]   ‘Les vagues du Danube’, ‘Valurile Dunării’ en roumain, est une valse célèbre — si célèbre même qu’on l’attribue souvent à Johan Strauss – de Ion Ivanovici (1854-1902), chef d’une fanfare militaire roumaine, qui fût primée … Lire plus…

FASCINATION DE L’OMBRE [ION TUCULESCU]

En regard du petit poème de Li Bai, donné la veille, N.* envoie ceci évoquant le grand peintre roumain Ion Tuculescu [1910-1962] : ION TUCULESCU Dès la plus tendre enfance, l’ombre a constitué pour moi un autre univers, l’inconnu, une question de philosophie. Elle se situe parmi mes premières surprises sans explication. On s’amuse à … Lire plus…

DES CHARRUES SANS NOMBRE [LUCIAN BLAGA]

Au regard de ce qui s’écrivait par ailleurs […LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS], il est vrai que nous entrons dans une époque sans charrues, sans charrues visibles au regard de l’ “homo urbanis”  que nous sommes devenus — et quel nom encore pour ces énormes attelages motorisés qui retournent nos plaines ?! Il n’y a … Lire plus…

SOLITUDE [ROBERTO JUARROZ / OCTAVIAN PALER]

Una soledad adentro y otra soledad afuera. Hay momentos en que ambas soledades no pueden tocarse. Queda entonces el hombre en el medio como una puerta inesperadamente cerrada. Una soledad adentro. Otra soledad afuera. Y en la puerta retumban los llamados. La mayor soledad está en la puerta. Une solitude à l’intérieur, une autre à … Lire plus…

LE FEU [OCTAVIAN PALER]

Ce n’est pas vrai l’histoire que les hommes ont découvert le feu en cognant deux pierres. Le feu est apparu d’autre manière, quand la solitude du premier homme s’est heurtée à la première question, quand un homme a songé à changer ses blessures en espoir, pour éclairer ses mains et la peur en lui. Peut-être … Lire plus…

LETTRE [LUCIAN BLAGA]

    Peut-être même maintenant Ne t’écrirais-je pas ces lignes Mais des coqs ont chanté par trois fois dans la nuit J’ai dû alors crier : Mon Dieu, mon Dieu, qui donc ai-je renié ? Mère, je suis plus vieux que toi, Mais je suis toujours tel que tu me connais : Les épaules un … Lire plus…

NOUS AVONS LE TEMPS [OCTAVIAN PALER]

  Nous avons le temps. Nous avons du temps pour tout. Dormir, courir de droite à gauche, regretter nos erreurs et en commettre encore, juger les autres en nous absolvant. Nous avons le temps de lire et d’écrire, de corriger nos œuvres et de regretter ce que nous avons écrit. Nous avons le temps de … Lire plus…

LA DÉFINITION DE L’OMBRE [OCTAVIAN PALER]

Si la lumière nous traversait nous n’aurions plus d’ombre, elle ne tournerait plus autour de nous telle un tournesol  noir. Et si elle ne tournait plus autour de nous telle un tournesol noir, la nuit, elle, ne dormirait plus en nous. Octavian Paler, extrait de L’Ombre des mots (Définitions lyriques), Inédit en français, traduit du … Lire plus…

FESTINA LENTE [OCTAVIAN PALER]

D’Octavian Paler, éditorialiste, essayiste, écrivain et poète roumain [1926-2007], rien de plus précis ne sera dit ici, renvoyant le lecteur au ‘tiroir’ domaine roumain, où l’on trouvera plusieurs témoignages de son activité et des liens utiles. Les curieux trouveront des ‘traces’ polémiques de sa présence télévisuelle jusqu’à ses derniers jours  – il fut homme de … Lire plus…

CAMINANDO NO HAY CAMINO [ANTONIO MACHADO]

Tout passe et tout demeure, mais notre affaire est de passer, passer traçant des chemins, chemins sur la mer.   Jamais je n’ai cherché la gloire, ni à laisser dans la mémoire des hommes ma chanson ; j’aime les mondes subtils, aériens et délicats, comme des bulles de savon.   J’aime à les voir se … Lire plus…

PARC CHAUVE-SOURIS [KAREN ELIZABETH GORDON]

Venez-vous souvent dans ce noctambuparc ? Les chauves-souris reçoivent-elles leur piqûre annuelle contre la rage ? Naguère encore Parc Montsouris, jusqu’à ce qu’un nielle en provenance de Transylvanie ait attaqué le mont et tout son feuillage pour le laisser chauve et un peu honteux. Il est devenu âpre et babillant de ruisseaux et de grottes … Lire plus…

LE GRAND PARCOURS [LUCIAN BLAGA]

Aux lecteurs Ma maison est ici. Derrière Est le soleil et le jardin avec des ruches. Vous qui passez sur le chemin, Vous voyez à travers les barreaux du portail Et guettez mes propos. Par où commencerais-je ? Croyez-moi, croyez-moi, De tout on peut parler autant qu’on veut : Et du destin et du serpent … Lire plus…

LE SIGNE DU CANCER [OCTAVIAN PALER]

Qu’il eût été bien d’être un crabe authentique marchant constamment à reculons*. Je t’aurais rencontrée parmi mes souvenirs et, une fois trouvée, je ne t’aurais plus lâchée, te traînant avec moi à reculons, afin de nous aimer jeunes et coupables, et ensuite, toujours à reculons, je t’aurais traînée vers l’enfance, jouant là innocents, jusqu’à ce … Lire plus…

‘HUMANIMALITÉ’ OU BESTIALITÉ ?

‘L’homme est un loup pour l’homme’, la sentence est de Thomas Hobbes et elle a valeur de métaphore à l’usage d’une certaine philosophie politique, mais il est bien difficile de la retourner ; les loups ne comprennent pas quand on leur clame : ‘Le loup est un homme pour le loup’. Il est vrai qu’inventer … Lire plus…

AU SEUIL DE… [OCTAVIAN PALER]

Franchir un seuil est chose risquée. Initiatique. Cela engage tout l’être. Être dedans. Être dehors. S’y maintenir est problématique, incertain, ambigu. Prise de pouvoir, obstruction. Incertitude, déséquilibre inquiet. Certains atavismes culturels font résonner considérablement ce phénomène. Ainsi, en Roumanie, une puissante et profonde symbolique est attachée à la porte et à son franchissement. Elle marque … Lire plus…