À NOUS DEUX, NICE ! [JEAN VIGO]

jean-vigo“À PROPOS DE NICE”  : Ce court métrage est un chef d’œuvre de recherche formelle et expressive, réellement avant-gardiste, libertaire et sans concession, du grand cinéaste que fut Jean Vigo, servi par une prise de vue exigeante et efficace de Boris Kaufman, portant un regard aigu sur un des hauts-lieux emblématiques de la réussite et de la position sociales – et donc de leur exhibitionnisme et leur voyeurisme – dans les années 1930 : NICE.

Ce film, que Jean Vigo définissait comme un “documentaire social ou plus exactement, un point de vue documenté”, se présente comme un film satirique, violemment engagé pour l’époque. Voir nezumi.dumousseau.free.fr

JEAN VIGO ET BORIS KAUFMAN PRÉSENTENT

À propos de Nice | 1930 | 23 minutes

Il est significatif que deux des principaux réalisateurs de la Nouvelle Vague ont fait explicitement référence à Jean Vigo, un météore dans l’invention du cinéma moderne : François Truffaut, en déclarant qu’il lui doit son regard, et Jean-Luc Godard, en lui dédiant son film Les Carabiniers. Et il ne semble pas impertinent de mettre ce court métrage en rapport avec le chef d’œuvre du cinéma avant-gardiste soviétique qu’est L’homme à la caméra (1929) de Dziga Vertov, le frère de Boris Kaufman.

À ce film, initialement muet, a été ajouté un accompagnement récent composé et interprété par Marc Perrone. Le contrepoint d’accordéon, instrument éminemment populaire avant-guerre, est d’une grande justesse.

Je vous laisse juge, tout en regrettant de ne pouvoir mettre à votre disposition une image de dimension plus confortable et de meilleure qualité. Mais ce n’est qu’une ‘mise en bouche’. Saisissez l’opportunité de quelque rétrospective cinématographique ou, qui sait, un moment d’égarement nocturne de la télévision. Ou mieux encore acquérez l’œuvre de Jean Vigo en DVD.

Initialement publié sur le blogue antérieur, le-blog-a-vincent, le 26 septembre 2009.

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1 réflexion au sujet de « À NOUS DEUX, NICE ! [JEAN VIGO] »

  1. Magnifique film , parallèle de deux mondes.
    L’accordéon et, effectivement, la grande justesse du jeu apporte un important relief à l’image. Si un petit changement dans la forme a eu lieu depuis les années 30, le fond n’est-il pas resté le même ?
    Les mondes parallèles, comme les lignes en mathématiques, n’ont pas de point commun.

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