AINSI VA L’OISEAU

 

Ainsi va l’oiseau

Et le ciel
Et l’homme
Dans la neige
À travers désert et pierres
Désolés
Sans espoir
À l’extrême pointe de l’Afrique
Terre     Et mer     Et ciel
Et l’homme     Et l’oiseau

 

v.l.
[21/05/2000 – 13/10/2009]

Yves Tanguy, Jour de lenteur, 1937
MNAM-Centre Pompidou, Paris
N.B. : ceci n’est pas une ‘illustration’.

3 réflexions au sujet de “AINSI VA L’OISEAU”

  1. À écouter le rythme de ce poème, j’entends l’oiseau marcher du pas de l’homme et, à la fin, à l’extrême pointe de l’Afrique, je les vois tous deux s’envoler d’un bruit d’elle.

  2. Et puis aussi :

    Oiseaux qui confiez votre gracilité, votre sommeil périlleux à un ramas de roseaux, le froid venu, comme nous vous ressemblons !

    René Char

  3. Ce poème m’est énigmatique. Extrait de la gangue d’un vieux journal, retaillé ; la circonstance de son écriture première en est abolie. Demeure un climat, une ambiance. D’où surgit cette image de ‘l’extrême pointe de l’Afrique’, je l’ignore aujourd’hui. Seule une vague impression, flottante, comme d’un rêve dissipé. Ce cousinage aussi qui vient de s’imposer avec ce tableau de Tanguy, une connivence ‘objective’…

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