ORALITÉ ET TERRITOIRES [DE TAREK ESSAKER TRESSÉ PAR NOËLLE COMBET]

« La trame de ce qui s’absente, confisqué, lancine comme un caillou sous le cœur. » T.E. « Comme on le voit déjà dans les sillons des terres, le vivre affronte des accidents, des dénis, des ablations. Il actualise son état et se met en mouvement pour étendre ses singularités, autant son histoire que celle … Lire plus…

ÉCOUTE, M’A-T-ON DIT [TAREK ESSAKER]

En marge, ou plutôt en prélude d’une relecture, à venir, de l’œuvre du vieux compagnon Tarek Essaker, je donne ici une page du “projet” Ô Gamra, puisque, plus que d’un livre édité, il s’agissait d’un vaste travail dramaturgique abouti-inabouti. Page de transition donc entre un texte et un autre Les Cheminants. Un verbe “inspiré”. Écoute … Lire plus…

LENTEUR [TAREK ESSAKER]

Sachez que rien ne nous retiendra, ni les herbes qui phosphorent, ni les songes qui, à trop d’allure sobre et lente, nous somment de délaver nos chemins incertains. Nous sommes plein d’impatience pour tant d’histoires et de mots, pour les couleurs blessées des sables, et le silence qui pavane aux marées, parmi les lunes. Combien … Lire plus…

À PAS LENTS… [TAREK ESSAKER]

À pas lents… À la trace des papillons… des cigales et de l’ombre… au hasard des moments… je t’écris pour te dire la variété de douleurs à conjuguer quand on vit seul ou avec quelqu’un… Que l’on rencontre l’univers ou le monde… les étoiles ou les aubes… toujours dénué de preuve… toujours à faire le saut… … Lire plus…

OMBRES TUNISIENNES [TAREK ESSAKER]

  Poésie qui, à l’insoumission et à la rébellion, demeure à entendre, à partager, à résister… En mouvement, elle s’éloigne comme s’approche… Elle s’impose comme elle fuit… telle les maquisards des libertés, dans leurs flux et reflux… Par mort et vie viennent des appels plus promptes à faire voler en éclat, toute raideur, insuffisances et … Lire plus…

SOURIRE S’EST ÉTEINT [TAREK ESSAKER]

Une amie, Ibtissem, tunisienne, nous a quitté aujourd’hui… “… Le téléphone a sonné deux ou trois fois, le soleil parlait de sa langue d’incendie, de la source du jardin. Tout est bon pour ses énigmes. À la tombée des temps, Ibtissem a laissé au loin l’absence qui déchire. Un corps qui glisse contre le temps … Lire plus…

JE NE SUIS PLUS SEUL… JE NE REDOUTE PLUS RIEN [TAREK ESSAKER]

… Je ne suis plus seul, plus nombreuses les brèches, plus douloureuses les blessures où s’attablent la mémoire et la poussière, le temps et la pierre, les fers et les remparts, la chair et le fil de fer. Rien qui ne laisse présager une onde de joie ou d’apaisement qui éclabousserait les terres et relèverait … Lire plus…

LE SENTI D’ASPHALTE [TAREK ESSAKER]

inerte immerge le vertige t’emporte te prolonge traces nouées chaos avec ce trouble fécond de ton ailleurs ellipse entre surprendre à tout instant force vitale au hasard oubliée et silence qui tisse la rosée et l’indicible dans l’oblique horizon l’éclat vigile éraille les signes d’un désordre nu et n’en laisse aucune trace… Tarek Essaker, 18 … Lire plus…

NOTRE HAKIM… LE CONTEUR… [TAREK ESSAKER]

Notre Hakim… le conteur… aurait pu nous en narrer plus… … Nous surprend le moment où tout semble pénible ou pour le moins difficile à supporter, où les choses et les pensées nous pèsent, traînent et nous agacent, nous révoltent, nous exaspèrent et où l’on pense à ce qui déjà peut nous rendre l’instant plus … Lire plus…

HOMMAGE À NOTRE CHER AMI, HAKIM AKALAY [TAREK ESSAKER]

  … Les mots sont quelquefois ce rien qu’on ne mesure… simplement rêve qui se retranche dans l’invisible brûlant des terres… Si c’était quelque chose entre les choses… une herbe sans plus penser par ses lèvres de plus en plus vieille… Ce simple risque… pas même ailleurs que soi… s’accorde et altère tellement affiné… à … Lire plus…

ENTRE VOCABULAIRE ET ENFANCE [TAREK ESSAKER]

… Mains tisserandes des Hommes qui comme un fil tendu, par ci par là, improvisent et bordent l’abîme pour saisir un de ses bouts de vies, un de ses excès et tant d’autres. Devenues géométrie de l’exil et du vertige, ses mains scellent les absences à l’archipel des orages. … Poussière trop bavarde, des négoces … Lire plus…

LE TEMPS D’UNE DANSE / UN / [TAREK ESSAKER]

… Une route comme un fil tendu, cela se rompt. Un parcours qui boite, sans gémir, qui souffre, s’use et échappe. Un détour par ci, par là, pour saisir un de ces bouts de vies, un de ces excès improvisé, un chemin joué aux dés par une nuit bavarde et chapardeuse où les errants n’ont … Lire plus…