LA VILLE

La Ville, la découvrir, comme on soulève maintes couvertures avant de parvenir à la nudité aimée. La Ville. Les villes. Je les ai parcourues, j’en ai parcourues d’aucunes. Paris, bien sûr, mais plus incertainement : Alicante, Amsterdam, Anvers, Barcelone, Bordeaux, Bruxelles, Cologne, Cork, Dublin, Florence, Galway, Gand, Liège, Lille, Limerick, Lisbonne, Londres, Lyon, Marseille, Milan, … Lire plus…

MOCK’ART | NON MANIFESTE [PAUL MASSON]

  NON PRIÈRE D’INSÉRER Mock’Art est à l’art ce que l’art est à la moquerie. Libératoire grimace ! Mock’Art est inodore, insonore, invisible, insipide, impalpable, inaltérable. Mock’Art est sans manifestation, sans concept, sans définition. Mock’Art EST. Mock’Art est sans salon, sans galerie, sans musée. Mock’Art est sans organisation, sans médiation, sans création, sans public. Mock’Art … Lire plus…

GUERRE…, MAIS GUÈRE !

La fin de l’hiver était douce et autorisait de saines promenades à travers les gravières — les ‘grèvières’, comme on dit ici — et le long du canal. Je m’avançais donc de mon bon pas et finissait par rejoindre un couple arrếté qui contemplait un envol d’oiseau : — C’est un cygne, disait-elle. — Non, … Lire plus…

LE MYSTÈRE DES ANNEAUX D’OR

Voici quelques mois, traversant le pont Alexandre III, à deux pas de la place de la Concorde et à quelques pas de moi, une jeune femme se penche et, étonnée, ramasse un gros anneau d’or. Elle se retourne pour voir s’il n’appartient pas à quelque passant qui vient de le perdre. Personne en vue. Elle … Lire plus…

MOURIR, DRÔLE D’IDÉE !

L’homme immortel défie le temps et ne se pose pas la question de son éternité ; il n’est agité par nulle angoisse existentielle. Condamné à indéfiniment se survivre, il n’est aucunement préoccupé d’assurer une postérité. Immobile, sans futur, inlassablement face à lui-même, s’ignorant (il est le Tout, l’univers), et à ses semblables dont il ne … Lire plus…

TÊTE-À-TÊTE

Il y a quelque temps déjà, attablé face à une femme amie que j’entretenais de certaines choses relatives à mon activité, j’observais son visage, sa bouche, ses yeux, son front, et remarquais qu’en écho à mes propos, à dire vrai incertains et inquiets, les siens, péremptoires et justes aussi — trop justes peut-être —, sertissaient … Lire plus…

POST-CURE [TRAIN DE NUIT]

Il y a vingt-cinq ans [à la date de rédaction], le train à grande vitesse n’avait pas encore rapproché les recoins de la France de Paris, et il m’arrivait plusieurs fois par mois de faire certain trajet, dans un sens comme dans l’autre…  Aujourd’hui, décidément, ce court texte, resté en suspens, me rappelle, avec beaucoup … Lire plus…

MONSIEUR MOIJE ET MOI

Un pays où celui qui dit “je” s’enfonce prestement sous terre. Elias Canetti, Le Cœur secret de l’horloge.   Monsieur Moije m’entretient d’une question personnelle. Brièvement, il m’en expose le motif et, tout de go, sollicite ma réaction. Éloigné de son point de vue, j’ose un prudente objection que, derechef et abruptement, Monsieur Moije interrompt, … Lire plus…

LE JOUR NUL D’UNE FEMME DE CHAMBRE

  L’hôtel de tourisme avec, à demeure, ses femmes de chambre maghrébines ou venues des pays de l’Est — croisées quotidiennement, fumant une cigarette sur le trottoir, un peu à l’écart de l’entrée, ou encore à la caisse du supermarché voisin, sandwich et boisson à la main. Ici, pas de Blacks, employées par une société … Lire plus…