UN MORCEAU DE VRAIE DENTELLE [RAINER MARIA RILKE]

D’abord régler un compte. De Rilke, nombre ne connaissent rien, c’est-à-dire qu’ils n’ont en bouche que les Lettres à un jeune poète. C’est tout. Cela suffit. Munis de ce viatique, les voici parés pour la haute mer de la haute poésie. Ils n’apprendront rien. Il n’y a rien à apprendre. Ce recueil ne leur est … Lire plus…

UNA MATTINA [ABBAZIA DI SANTA CROCE IN SASSOVIVO]

  Una mattina, alla fine di luglio del 2010, ti ricordi, fratello Piero, in questa abbazia ? Un giorno luminoso, musicale e silenzioso [mi hai detto che uno studente di Messiaen è venuto lì per l’acustica] dopo un’altra giornata, terribile…   À la mémoire de M.H.A. photo : VS Abbazia di Sassovivo, Wikipedia  

AU PASSAGE… STRASBOURG [ANDRÉ GIDE]

Chacun de faire le voyage, auparavant c’était vers l’Italie, à l’exemple des jeunes Anglais ; en cette fin du dix-neuvième siècle, c’est vers l’Allemagne, patrie de …, Goethe…, et maintenant de Wagner. Et c’est aussi le passage obligé par l’Alsace, c’est à dire par Strasbourg, terre “française” qu’il faudra un jour libérer. C’était Nerval, Hugo…, … Lire plus…

ORALITÉ ET TERRITOIRES [DE TAREK ESSAKER TRESSÉ PAR NOËLLE COMBET]

« La trame de ce qui s’absente, confisqué, lancine comme un caillou sous le cœur. » T.E. « Comme on le voit déjà dans les sillons des terres, le vivre affronte des accidents, des dénis, des ablations. Il actualise son état et se met en mouvement pour étendre ses singularités, autant son histoire que celle … Lire plus…

EXTASE MATÉRIELLE, POINT ZÉRO [J.M.G. LE CLÉZIO]

Quand je n’étais pas né, quand je n’avais pas encore refermé ma vie en boucle et que ce qui allait être ineffaçable n’avait pas encore commencé d’être inscrit ; quand je n’appartenais à rien de ce qui existe, que je n’étais pas même conçu, ni concevable, que ce hasard fait de précisions infiniment minuscules n’avait … Lire plus…

1061, TEMPLE DE MIANCHI [SU DONG-PO]

La vie humaine, jusqu’où va-t-elle ? à quoi ressemble-t-elle ?Elle doit sembler un cygne qui vole, se pose sur la neige ou la fangeSur la fange, il arrive qu’il laisse vestiges de ses griffesLe cygne s’envole, savoir où ? est ? ou ouest ?Le vieux moine est déjà mort, devenu neuve pagodeLe mur s’effondre, plus … Lire plus…

BRAM VAN VELDE, PEINTRE-CLÉ, HOMME-SERRURE

L’œuvre de Bram van Velde [1895-1981] : un apaisement, une réconciliation…, un soulagement. Voyage de retour vers l’essentiel, vers l’essence. Tout son silence est là, manifeste. Pas sur le fond, pas dans les interstices, mais dans la transparence même de la matière — si peu matière ! — sans doute aussi dans ces raccords et … Lire plus…