MERLES ET AUTRES [MÉMOIRE PLANE]

à la mémoire de Yves D. 1. Deux à l’affût D’un buisson Me rappelèrent A moi-même Comment avais-je pu Une semaine durant Vivre Sans ces merles 2. Au soir appesanti Filait un merle Surlignant l’avenue De son cri Tendu d’absence Mais dis-moi Qu’advient-il Au matin résurgent De la perte avouée De ce rien d’espoir 3. … Lire plus…

VESTIGE [ARTURO PEREZ]

De l’évidence du texte Diamant de ma langue tu es scintillant dans le lointain       Peu de temps avant son retour-exil, son exil-retour, au Chili, Arturo avait souhaité mettre en mémoire, à toutes fins utiles, quelques textes poétiques écrits pour l’essentiel en français. Ainsi sont-ils restés, à toute fin utile, sur une disquette … Lire plus…

HATEM LE SOURD

En 2003, je donnais ici une anecdote relative à Hatem le Sourd, citée par Elias Canetti. Aujourd’hui, souhaitant la republier, je trouve cette autre fable, attribuée, elle, à Saadi, qui donne une autre explication à la surdité de Hatem. Et puis, creusant un peu plus, je découvre dans l’édition de 1759 du Grand dictionnaire historique … Lire plus…

OFFRANDE MUSICALE À CE JOUR [J.S. BACH / ANTON WEBERN]

[ … où un peu de légèreté, mais non sans profondeur,  ici — et dans le vaste monde —, est la bienvenue.]   Lecture…, relecture…, et relecture encore, telle est ici L’Offrande musicale BWV 1079 de Jean-Sébastien Bach. Royale dédicace à Frédéric II : “… Je me souviens aujourd’hui encore de la grâce royale toute … Lire plus…

TRECENTO… [PÉTRARQUE]

Une voyageuse évoque la maison natale de Pétrarque à Arezzo ;  je pense aux traductions de sa poésie qu’ont données, admiratifs, Ronsard et Du Bellay, et je ne résiste donc pas à la lecture de ceci :   PASSA LA NAVE MIA COLMA D’OBLIA… Passa la nave mia colma d’oblio per aspro mare, a mezza … Lire plus…

PETIT MATIN [JACQUES PRÉVERT]

Regardez-le, écoutez-le ronfler, il rêve, il rêve qu’il part en voyage, rêve que tout va bien, qu’il a un coin, mais l’aiguille du réveil rencontre celle du train et l’homme levé plonge la tête dans cuvette glacée si c’est l’hiver, fétide si c’est l’été. Regardez-le se dépêcher, boire son café-crème, entrer à l’usine, travailler, mais … Lire plus…

JARDIN RETROUVÉ [RABINDRANÀTH TAGORE]

On m’envoie et redonne à lire un de ceux qui ont auréolé les heures rêveuses de mon adolescence ; je l’installe donc ici dans l’implicite compagnie des André Gide, Thomas Mann et autres Aldous Huxley qui en ces temps ne me quittaient pas. Sans doute vous avais-je alors bien mal traité ; je vais m’efforcer … Lire plus…