CHEMINÉE D’USINE [PIERRE REVERDY]

De ma vie, je n’aurai jamais rien su faire de particulièrement remarquable pour la gagner, ni pour la perdre. Pierre Reverdy, Prière d’insérer de l’édition de 1945 de La plupart du temps.

LA CHEMINÉE D’USINE

L’air nous est remis
les amis barbares
le refrain choisi

Les vieilles promesses
la terre végétale et le paradis
L’heure s’ouvre au signal
Un battant qui traverse
Et l’aile mise à mal
Des voyageurs à table à l’auberge endormie
la route qui s’attarde
La colline
l’usine

Le torrent démoli
La forêt prisonnière
Le renoncement sourd
La main de l’homme

Pierre Reverdy, Cravates de chanvre, 1922.

P.S. : Hélas, la mise en page ici ne permet pas ici de reproduire la présentation originale ; par ailleurs, on notera qu’au deuxième vers, il s’agit bien de ‘barbares’ et non d’un autre mot barbare tel qu’on le découvre dans certaines publications sur la toile.

Photographie de Élisa Daníelsdóttir [Flickr], détail.

On trouvera une approche de la théorie de la poésie de Pierre Reverdy,

LA POÉSIE N’EST PAS DANS LES CHOSES, ICI.

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