‘ÉGORGERIE’ [DE CHAÏM SOUTINE]

 
 
 
 
Soutine : J’ai vu un jour un boucher de village fendre le cou d’une oie et la laisser se vider de son sang. Je voulus crier, mais le regard réjoui de l’homme me serra la gorge.
 
Soutine considéra sa gorge puis ajouta : Ce cri, je le sens toujours là. Enfant, j’essayai de m’en libérer en dessinant maladroitement le portrait de mon instituteur, mais en vain. Lorsque j’ai peint mon bœuf écorché, c’est encore ce même cri que j’ai voulu chasser. Je n’y suis toujours pas arrivé !
 
Soutine à Émile Szittya,
relaté par Elias Canetti,
Le Cœur secret de l’horloge.
À J/G.
 

4 réflexions au sujet de “‘ÉGORGERIE’ [DE CHAÏM SOUTINE]”

  1. Comme il est aussi des vérités ici(-bas) : un faux Rembrandt du musée d’Anvers, le portrait d’Eleazar Swalmius, peint en 1637, vient d’être authentifié comme étant un vrai Rembrandt. Ouf ! Ceci devrait aussi inciter à désintégrer une autre supercherie, celle de mes ‘juges intègres’.

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  2. Et quand Rembrandt a peint le ci-dessus référentiel qu’a-t-il dit
    ?
    Moi devant ce tout petit tableau qui est au Louvre, j’ai effectivement toute les émotions concentrées au niveau de la carotide.

    Merci Vincent facétieux.

    Votre rançon est pourtant bien belle.

    Répondre

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