ÉLÉVATION [IBN RÛMÎ]

 

 

 

Dans une maison, j’ai appris que les femmes
D’un habit usé se revêtent pour la nuit,
Elles exercent un travail hautement sain
Que Dieu hausse vers le bas.
Si les gens tendent les mains pour une grâce divine
Celles-ci supplient le Seigneur avec leurs pieds.

                Le Dîwân de la poésie arabe classique
Traduction de Houria Abdelouahed et Adonis
Gallimard, Poésie, 2008.

 

Salah el-Din Mohammed, qûnûn
Improvisation, qasîda mursala

3 réflexions au sujet de “ÉLÉVATION [IBN RÛMÎ]”

  1. “J’ai voulu ce matin te rapporter des roses;
    Mais j’en ai tant pris dans mes ceintures closes
    Que les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir.”

    “LES ROSES DE SAADI” ( Marcelline Desbordes-Valmore1876-1859)

    La poésie arabe est toujours incontournable.

    Hécate

  2. En effet, incontournable, notamment pour moi ! Marcelline Desbordes-Valmore et Lucie Delarue-Mardrus (la femme du Dr Mardrus qui traduisit si brillamment ‘Les Mille et Une Nuits’) renvoient à une époque, celle de l’école primaire, qui me fît, par la récitation, découvrir la poésie. Il y eut aussi, côté masculin, José-Maria de Hérédia, Leconte de Lisle (qui résonne toujours, par ailleurs, pour moi encore, comme le merveilleux traducteur de ‘L’Odyssée’)… et tous les autres. Notre éducation était encore ‘classique’. Trop classique ? Mais c’est dans cette poésie-là, ce qu’elle traduit, qu’a pris racine mon désir de traduire. J’y reviendrai.

    Je vous embrasse, chère Hécate, et vous remercie de vos toujours précieux commentaires.

  3. P.S. : Le Président de la République Sadi Carnot, assassiné en 1894, portait ce prénom car son grand-père était un grand admirateur du poète persan Saadi de Shiraz.

    Le Président Barack Obama a cité les deux premiers vers du précédent poème dans sa déclaration au peuple iranien pour le nouvel an iranien de 2009.

    Tout va bien dans ce vaste monde. Mais je préfère le grand-père de Sadi Carnot. Pour le reste…

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