EXCENTRIC-NEWS | INDEX DES ARTICLES

Il battit des ailes, alluma une cigarette  Et la fumée monta vers le ciel Et la cendre tomba sur les pieds de l'enfer.     Georges Ribemont-Dessaignes, Ecce Homo.       Au même.     ...
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Je me rends compte que je déteste le calcaire — vivre sur du marbre, des terrains calcaires, des rochers calcaires. Je les déteste. Ce sont des rochers morts, ils n'ont pas de vie, ils ne font pas frémir mes pieds. Je leur préfère même le grès. Mais le granit ! Le granit est mon préféré. Il est si vivant sous les pieds. D.H. Lawrence, Sardaigne et Méditerranée.      Quand, enfant, je vis pour la ...
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  Chef — C'est un poète qui apporte son bain de bourbe ! 
Le poète  — [les regards dirigés vers le ciel, portant son bain de boues].
Officier  — Il devrait bien prendre des bains de lumière et d'air frais. 
Chef  — Non, il se tient toujours au-dessus des nuages, de sorte qu'il a la nostalgie de la bourbe. 

August Strindberg, Le Songe, un jeu de rêves.      Au même.       ...
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Si un jour tu vois Qu'une pierre te sourit, Iras-tu le dire ? Guillevic, Terraqué. Au même.      ...
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  — Le sable, le sable… je prends goût au sable. — N'est-ce pas ? On peut se vautrer. — Ce qui est beau dans le sable, c'est sa stérilité… — Je sais ce que contient la terre, je ne savais  pas ce que contenait le sable : rien.     Rémy de Gourmont, Dialogues des Amateurs sur les Choses du Temps.      Au même.      ...
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      Mon âme est pétrie de boue, de tendresse et de mélancolie.   Vassili Rozanov, Esseulement.         Un homme fut frappé par un roc qu'il avait trop regardé. Le roc n'avait pas bougé !   Henri Michaux.      Au même ...
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Qui a mordu à la terre, il en conserve le goût entre les dents. Paul Claudel, Cinq Grandes Odes. Au même.   ...
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Personne ne sait si son corps est une plante que la terre a faite pour donner un nom au désir. Lucien Becker. En hommage et profond remerciement à G.B. et à cette nourriture terrestre dont il sait, par ses lectures, nous faire tirer, très généreusement, tout le profit… et où l'on apprend, sans détour, que l'épigraphe n'est pas un condiment. ...
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        You tell me I am wrong,
Who are you, who is anybody to tell me I am wrong?
I am not wrong. In Syracuse, rock left bare by the viciousness of Greek women,
No doubt you have forgotten the pomegranate-trees in flower,
Oh so red, and such a lot of them. Whereas at Venice,
Abhorrent, green, slippery city
Whose Doges were old, and had ancient eyes,
In the dense foliage of the inner garden
Pomegranates likes bright ...
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      Peut-être même maintenant
Ne t'écrirais-je pas ces lignes
Mais des coqs ont chanté par trois fois dans la nuit
J'ai dû alors crier :
Mon Dieu, mon Dieu, qui donc ai-je renié ? Mère, je suis plus vieux que toi,
Mais je suis toujours tel que tu me connais :
Les épaules un peu voûtées
Et penché sur les interrogations du monde. Je ne sais même aujourd'hui
Pourquoi m'as-tu livré à la lumière.
N'est-ce que pour marcher parmi les noms
Et ...
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Les gras n'ont pas le droit de se servir des mêmes mots et des mêmes phrases phrases que les maigres. Guy de Maupassant, Le Colporteur. Lettre trouvée sur un Noyé.      ...
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Le mystère de la rue de l'IL ? Là ? … Quand ? … Et la Wienerstraße, alors ? … Ça ?! ...
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source de la photo Beau monde où la lumière est la parabole du don de chair Pensée du monde où je passe enveloppé de ce qui pense Tout s'oublie le réel est ce qu'on ne peut oublier
Il ne voulait qu'éveiller tout entre ses bras grandir dans ce qui le liait à son vœu Les images ont fait la lumière plus seule et le vent et les jours
Je ne suis presque rien je ...
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    'Dans la mesure où il s'accepte, l'homme s'enfonce dans la profondeur de sa nature qui est négation. Ainsi ne sois pas toi si tu ne veux être perdu'. 'Tu sais que ce n'est pas la recherche du bonheur qui est le grand mobile des actions des hommes, mais le souhait inhérent à chacun de tes actes, 'Ne pas être celui que je suis'.   Basile Sureau   ...
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    À pas lents…   À la trace des papillons… des cigales et de l'ombre… au hasard des moments… je t'écris pour te dire la variété de douleurs à conjuguer quand on vit seul ou avec quelqu'un… Que l'on rencontre l'univers ou le monde… les étoiles ou les aubes… toujours dénué de preuve… toujours à faire le saut… à faire le mur… tracer des pistes pour s'égarer… Combien d'exil en exil intérieur… combien de choses ...
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Jacques Linard, Vanité au papillon, 1634, coll. privée La vie,  écrit Pierre Schneider, dans son bel essai sur Corbière, est une faute d'orthographe dans le texte de la mort.
Extrait d'une lettre de Samuel Beckett à Bram Van Velde . .         ...
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      Onomatopée. S'emploie pour transcrire le son étouffé produit par quelqu'un venant d'effectuer un effort pénible ou de supporter une douleur, une gêne ayant entraîné chez lui une difficulté momentanée à respirer.   Interjection. S'emploie pour exprimer la satisfaction du locuteur après qu'un événement heureux (prévu ou non prévu) a soudainement mis fin à la situation pénible ou dangereuse qu'il vivait.     Ubu. - Me voilà ! Me voilà ! Sapristi, de ...
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Une vie bien remplie ! De quoi ? Par qui ? De quelle manière ? À quelle(s) fin(s) ? ...
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Dans un 'vieux' livre, publié en 1936, dont le propos était d'offrir au lecteur des clés pour ouvrir à la compréhension de la toute nouvelle, et novatrice, alors, traduction des Mille et une Nuits du docteur Mardrus et, plus généralement, de l'œuvre de celui qu'il nomme l'Enchanteur Mardrus, l'auteur, Émile-François Julia, aborde et illustre dans un chapitre final la conception de l'Islam mystique qui est consubstantielle à l'Islam lui-même, comme la mystique l'est à nombre ...
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COMMENT UN MOINE DE CHÔRAKUJI VIT DANS LA MONTAGNE UNE NONNE ENTRÉE EN CONCENTRATION         C'est maintenant du passé. Il y a dans la montagne de l'Est, à la Capitale, un endroit appelé le Chôrakuji. En cet endroit, il y avait un moine qui s'exerçait à la pratique de la Voie du Buddha. Pour cueillir des fleurs et les offrir au Buddha, ce moine était entré profondément dans la montagne et ...
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Contournant le monument le plus imposant de la capitale à l'occasion de ma promenade canine quotidienne — le chien, c'est moi ; le maître tout autant —, je rencontre une inhabituelle colonne de véhicules de police stationnée à proximité. Pourtant, aucun séisme en perspective, aucun rassemblement dommageable à l'ordre républicain, aucun terroriste dans la ligne de mire — décidément, la perfecture de police a ses raisons que le citoyen ne connaît pas. Oh ! ...
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...BLACKS, NIKE VOUS NIPPE* PLUS BLANC !       Affiche publicitaire de Nike pour la tenue (saison 2012-13)  des joueurs de l'Équipe de France de Football (FFF). [Cliquer sur la photo pour l'agrandir.]   * Est-ce le terme approprié ?   ...
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Gravure de Martin Van Maele c. 1905-1909     … et pour en finir [provisoirement] avec la question du sexe… Fais-moi sentir, dit-il
(tu veux que je crie ?, dit-elle
seulement une fois, dit-il)
c'est amusant, dit-elle (laisse-moi toucher, dit-il
jusqu'où ?, dit-elle
un peu plus bas, dit-il)
et pourquoi pas ?, dit-elle (s'il te plaît encore, dit-il
mais pas trop, dit-elle
quand est-ce trop ?, dit-il
ça l'est déjà, dit-elle) ...
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Chose promise, et qu'on l'entende comme on veut — ou comme on peut —, voici l'autre versant, mais si complémentaire, de ce que Pablo Neruda rendait manifeste dans son poème présenté hier. Ici, la passion érotique au corps à corps, ou plutôt au corps contre corps, de deux êtres, une femme et un homme, seuls avec eux-mêmes dans cet événement bouleversant — "bouleversifiant", pour reprendre le mot si juste d'une amie — qu'est, selon D.H.Lawrence, ...
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Voici quelques huit années, et quelques mois de surcroît, à l'origine du site voisin, qui enfanta du présent blogue, je donnais ce très beau poème de Neruda. Aujourd'hui, toujours voisin de 'la résidence sur la terre' qu'occupa ici, en tant qu'ambassadeur de son pays, le poète, il me plaît de le redonner dans ces pages. J'aimerais y associer un autre texte, en prose, qui me semble en être le pendant, d'un autre écrivain et poète, anglais, celui-là…, ...
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        Impudent qui prétendrait s'installer à la place du mort.         ...
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            Marie-Hélène, que le pied de muscat que nous avions choisi et planté ensemble, demain, en votre absence même, devienne treille — si le grand gel n'a pas aussi fait son œuvre — et que celles et ceux qui, au fil des ans, en apprécieront la douceur du grain, n'oublient pas de relever, associé au musc, corsé de révolte, l'accent de larme amère, qu'aujourd'hui nous y ajoutons. Ainsi, désormais, portant votre souvenir, ...
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Risque pris. Non du collage mais de l'assemblage de trois textes, trois extraits, trois citations. Non pour démontrer, prouver mais, comme l'auteur le dit ici : 'Ne rien expliquer, mais prononcer juste'. Risque pris en ce chemin, qui est peut-être impasse, absence de chemins, de cerner trois 'topiques' de la poésie, du moins telle que Philippe Jaccottet l'entend. À nous, à sa suite, de l'entendre... telle que nous l'entendons. Le quotidien : allumer le ...
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On aura vu aussi ces femmes — en rêve ou non,
mais toujours aussi dans les enclos de la nuit —
sous leurs crinières de juments, fougueuses,
avec de longs yeux tendres à lustre de cuir,
non pas la viande offerte à ces nouveaux étals de toile,
bon marché, quotidienne, à bâfrer seul entre deux draps,
mais l'animale sœur qui se dérobe et se devine,
encore moins distincte de ses boucles, de ses dentelles
que l'onduleuse vague ne l'est de l'écume,
le fauve souple dont tous ...
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      Non, il ne s'agit pas des soldes !    Précipitez-vous, VITE, ce sont    LES DERNIERS JOURS DE POMPÉI un art de vivre... à en mourir !
   Musée Maillol 
59/61, rue de Grenelle 
75007 Paris       ...
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source : Ville de Montréal photo, Josée Lambert Il suffit de pousser une étoile sur le côté gauche du cœur, quand le cœur est oublié et de se pencher côté corps, quand le corps est est est… oublié, multiplié, nié, égaré, quand le corps… quand la mémoire… quand le cerveau… cerveau lent (traduire cerf-volant, très utile l'étymologie même si on exagère côté analogie). Il suffit de pousser une étoile du bout du doigt, du bout ...
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On avait, chez les Celtes de l'antiquité, un moyen simple et clair de dénombrer les morts parmi les guerriers en recourant au tas. En partant pour la guerre, en effet, chaque homme ramassait une pierre et la jetait avec les autres sur le même tas. Au retour chacun enlevait une pierre du tas, où ne restaient finalement que les pierres de ceux qui ne pouvaient pas venir enlever la leur. Ainsi se constituèrent d'eux-mêmes ...
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Bon, disons, globalisationnement parlant, que ça se cuisine comme un chili con carne où l'on remplacerait les haricots rouges par des lentilles vertes et le bœuf hâché par de la poitrine de porc fumée. Rien à voir avec les lentilles farcies à la sauce Blanche (Francis). Vous prenez une bonne dose de lentilles sèches, bien rincées, Grosso & Modo (paix à leurs regards divergents et convergents) 80 g par personne et pour une préparation destinée ...
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Séduction, impression, ignorance, bêtise… J'ai connu une ânesse, plutôt bête, et quelque peu ignorante,  mais très belle,  — comme savent l'être certaines ânesses — qui partageait un pré avec une chèvre, guère bête, et pas du tout ignorante — et de surcroît avec des yeux admirables —, elle savait grimper aux arbres, comme seules les chèvres savent faire. L'ânesse était à la fois impressionnée et séduite par la chèvre et la suivait, toujours avec réticence, ...
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      Chat-pot, v.l., 16/10/11         À Siné, et à ses 'chats', parus initialement dans 'Bizarre', me semble-t-il, il y a déjà bien longtemps.     ...
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Hans Holbein le Jeune, Les Ambassadeurs, 1533 Huile sur panneau de chêne, 208 x 209 cm National Gallery, Londres. Car le secret de ce tableau, dont je vous ai rappelé les résonances, les parentés avec les vanitas, de ce tableau fascinant de présenter, entre les deux personnages parés et fixes, tout ce qui rappelle, dans la perspective de l’époque, la vanité des arts et des sciences, - le secret de ce tableau est donné ...
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Ah, qu'il empoisonne la Toile, ce 'virtuel' qui n'existe pas. Il est là, mais impossible de le définir. Toutes ses acceptions sont ailleurs, et en informatique, il est si bien défini..., qu'il ne s'agit pas de cela. Retournons à nos vieux (et plus récents) dictionnaires. Dictionnaire du Moyen Français : Qui n'est qu'en puissance. Dictionnaire de l'Académie française (8e édition) : Terme didactique. Qui est seulement en puissance et sans effet actuel. Chaleur virtuelle. Intention ...
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Avoir le 'look' [attesté] de Steven Spielberg, La voix [attestée tout autant] de Philippe Noiret, Et les c… [supposées] de Picasso, Quelle merveille ! Et pourtant ce doute, Et d'autant, cette colère ...
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    Me turlupine depuis un moment cette expression : tourner autour du pot, or, je trouve en ce lieu  une acception possible, mais dérivée, figurée et toute 'ronflante', de l'expression originelle, sur laquelle je reviendrai bientôt, à la fortune du pot. Or, sans tournoyer d'avantage à l'entour du pot, vous demandez à vous réjoüir, et je suis femme de composition qui vous donne le choix dans demye heure d'une jeune Damoiselle [1624]. À J/G. qui ...
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    Nous autres géographes n'avons donc qu'une fonction et, j'oserais dire, qu'une seule utilité : révéler le génie des lieux afin d'aider les Hommes à trouver l'harmonie avec eux-mêmes et avec leurs contemporains en quelque lieu qu'ils se trouvent. Lorsqu'on demande à Xavier de Planhol de définir la géographie, il ne se lance pas dans de longues explications épistémologiques, il répond en substance : cela sert à dire pourquoi les choses sont ici plutôt ...
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[tunisienne] au printemps déjà
tes feuilles sont promesse
noueux figuier [beaux chats, autre tunisienne] aux créneaux
six têtes aiguisées
puis rien [le tao de Maamoura] minaret
si tu n’ouvres pas la voie
au moins montres-tu le ciel !    Extrait de RIEN DE SPÉCIAL
        En souvenir et en signe d'amitié à mes amis tunisiens, présents et moins présents. Vraiment et pour le temps présent.    ...
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Son accent prussien — elle est née là,  il y a quatre-vingt et quelques années — et ses tomates par kilos. Oui, c'est une année à tomates…, mais les chardons venus du pré voisin… Merci voisine ...
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      Oh ! je me souviens, Hier soir, en me couchant, J'ai oublié d'éteindre la lune         ...
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Si c'était la lumière qui tenait la plume,
l'air même qui respirait dans les mots,
cela vaudrait mieux.   Philippe Jaccottet, Ce peu de bruits, Gallimard, Paris, 2008. A T., à N., qui le savent. Cordialement.     On lira aussi, à propos de Philippe Jaccottet, les nombreux billets qui lui sont consacrés ou qui l’évoquent : ☞ ICI ...
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    Un pot d'orchidée n'abolira jamais le printemps.     Ceci hors saison, bien sûr, — mais la triste mode des orchidées a-t-elle jamais sa saison ? — et aperçu derrière la sombre fenêtre enferraillée d'une austère et grande maison du Faubourg Saint-Germain.   ...
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Sous l'averse Un type sans parapluie Qui vend des parapluies ...
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Solitudine
Midriasi delle mie angosce
Con serpai in gola
Ed algido sudore
M'innalzo al tuo altare
Depongo una rosa
Colta da appassita nuvola
Prostrato
M'avvolgo nella sindone
Del tuo crudele silenzio Solitude
Dilatation morbide de mes angoisses
Serpents dans la gorge
Et sueur glaciale
Je me dresse devant ton autel
Y dépose une rose
Cueillie à un nuage flétri
Prostré
Je m'enveloppe du linceul
De ton silence cruel
Mohamed Hakim Hakalay, Ombre Nascoste / Ombres Cachées, Poesie / Poèmes, Édition originale italienne : Stamperia del Comune di Perugia, Febbraio 2002, Traduction ...
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Ce siège durera jusqu'à ce que l'assiégeant, Comme l'assiégé, réalise que l'ennui Est l'un des attributs de l'Homme. * Vous qui veillez ! N'êtes-vous pas fatigués De surveiller la lumière dans notre sel ? Et du feu des roses dans notre plaie, N'êtes-vous pas fatigués, vous qui veillez ? Mahmoud Darwich, État de siège, Actes Sud, 2004, traduction de l'arabe par Elias Sanbar. Ce jour, à l'équipage du 'Dignité Al-Karama' et, plus encore, à ...
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        Si j'ai du goût ce n'est guère Que pour la terre et les pierres   Arthur Rimbaud, Une saison en enfer, Faim.    En souvenir de ces belles pierres, et de cette belle terre, du Subasio. [À Carla et à la mémoire de M.H.A.]   ...
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François Boucher L'Odalisque Brune, 1745 Riche ventre qui n'a jamais porté, Seins opulents qui n'ont pas allaité, Bras frais et gras, purs de tout soin servile, Beau cou qui n'a plié que sous le poids De lents baisers à tous les chers endroits, Menton où la paresse se profile, Bouche éclatante et rouge d'où jamais Rien n'est sorti que propos que j'aimais, Oiseaux et gais — et quel nid de délices ! Nez retroussé quêtant ...
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Dans un court essai, 'Le monde et le pantalon', consacrés aux frères Bram et Geer van Velde, écrit en 1945, Samuel Beckett débute et termine par une critique radicale du monde l'art (amateurs et critiques, notamment) et des catégories esthétiques. Il faut relire ces pages, indépendamment, et non indépendamment, de la fine analyse qu'il exerce sur le travail des deux peintres hollandais installés en France. Comme il faut bien, ici, faire un choix, je propose ...
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... de G...de par G...de [sans aimable autorisation de l'auteur] Je suis le féminin capitaine officiant en cet étanG Une ondée inondant le rafiot fît fi de ma fortunE Le sort en est jeté nous n'humerons point la meR Ici c'est sur mon crâne que se défie l'osseleT Et à mes vanités nulle issue dont il ne fut l'auteuR Telle une lave qui s'en rit cette flotte vint gonfler le rU Telle encor cette sorte ...
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Gérard de Nerval photographié par Nadar Après ma journée faite… Je m'en fus promener ! En mon chemin rencontre Une fille à mon gré. Je la pris par sa main blanche. Dans les bois je l'ai menée. Quand elle fut dans les bois… Elle se mit à pleurer. — Ah ! qu'avez-vous la belle, la belle ?… Qu'avez-vous à pleurer ? — Je pleure mon innocence… Que vous allez m'ôter ! — Ne pleurez pas tant, la belle… Je ...
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Dis encore cela patiemment, plus patiemment
ou avec fureur, mais dis encore,
en défi aux bourreaux, dis cela, essaie,
sous l'étrivière du temps.
Espère encore que le dernier cri
du fuyard avant de s'abattre soit tel,
n'étant pas entendu, étant faible, inutile,
qu'il échappe, au moins lui sinon sa nuque, à l'espace où la balle de la mort ne dévie jamais,
et par une autre oreille que la terre grande ouverte
soit recueilli, plus haut, ...
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[…] Mais il y a plus puissant que les actes et le mots. Ceux-ci ne sont finalement que ce qui nous sert à participer au quotidien commun, ce sont des échelles qui partent de notre fenêtre pour atteindre à la maison du voisin. Nous n'en aurions guère eu besoin si nous étions restés des solitaires, chacun sur une étoile, et de fait nous n'en usons point dans les instants où nous nous sentons tellement ...
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La mattina
Entro nel ghiaccio dell specchio
In cerca di sogni
Fatti la notte
M'accorgo che si sono sparpagliatti
In loto e girasole
Sulle dolci dune della luna che
Giace assonnata
Sotto lo sguardo del mio gatto   Au matin
J'entre dans la glace du miroir
En quête des rêves
Nés de la nuit
Et les trouve éparpillés
Parmi lotus et tournesols
Sur les douces dunes de la lune
Qui gît endormie là
Sous l'œil attentif de mon chat
  Mohamed Hakim Akalay [27 décembre 1944 - 25 juillet 2010] Extrait ...
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NOTA BENE :

Des articles des années 2004 À 2009 sont en cours de republication. Merci de votre patience.

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