EXISTER…

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Exister…
C’est quand il y a plus de morts
que de vivants en nous.
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9 réflexions au sujet de “EXISTER…”

  1. Pour dédramatiser, si l’on veut…

    Petite (et vieille histoire) polonaise, rapportée, il me semble, par Jean-Claude Carrière :

    Dans cette petite ville, curé, pasteur et rabbin, malgré leurs divergences, ont l’habitude de se retrouver le dimanche à la sortie de la messe pour parler boulot. Le curé évoque son prêche sur le début de la vie et se chamaille avec le pasteur, chacun restant sur ses positions : pour le curé, la vie commence avec la fécondation, pour le pasteur, c’est à la naissance. À la longue, les deux protagonistes, las, se tournent vers le rabbin, resté coi jusque là : ‘Et vous, qu’en pensez-vous, M. le rabbin ? — Moi ? Vous savez… Eh bien, je pense que la vie commence réellement… quand le chien est mort et que les enfants s’en vont.’

  2. Je crois aussi que la mort engendre la vie, qu’oublier la mort, c’est renoncer en soi à la part la plus vive.
    La mort et la vie m’apparaissent comme ayant”partie liée”, se renversant continûment l’une en l’autre.

  3. Oui, aussi : c’est un aspect de notre vie : ces morts sont là tout autour de nous, nous enveloppant d’une cape; c’est la chaleur et la transmission.
    A l’abri de la cape, nous pouvons vivre.
    Je reviens à Derrida : aimer nos vivants par delà leur mort à venir, aimer nos morts par delà la viesmsher et ainsi, leur donner vie, d’une vie qui nourrit la nôtre.

  4. Oui, mais on peut élargir : je repense à Derrida, juif, il est vrai, qui rapporte dans “l’animal que donc je suis”, la douleur que lui fut la mort d’un chien, aussi violente que celle d’un être humain.
    Qui sait ce que peut (dé)voiler l’humour yiddish ?

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