HOMO ‘LIBER’ [MICHEL DE MONTAIGNE]

Lisant sur Montaigne dans un simple appareil*, mangeant, buvant, causant, voyageant, rien chez lui ne m’est alors humainement étranger.

De prime abord, lisant, j’aime à trouver, contemporain, mon auteur, installé vis-à-vis de moi. Il me faut, ici, le commerce d’êtres bien vivants et non des figures affadies, ectoplasmes décolorés arrachés à leurs feuillets.

* Christian Coulon, La table de Montaigne, Arléa, Paris, 2009.

Photo : Musée de Cluny, musée national du Moyen Âge, Paris.
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3 réflexions au sujet de “HOMO ‘LIBER’ [MICHEL DE MONTAIGNE]”

  1. Bien sûr, le structuralisme, qui pourtant donne à penser, est largement en voie de dépassement et donc, aussi, les querelles le concernant…

    Je comprends donc votre ombrageux écart.

    Par contre, les “lois” imposées, “tant pis” par les courants “psy” ?

    Je ne vois pas. Visez-vous la diversité?

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  2. Lévi-Strauss ?! Je n’en suis, modestement, encore qu’à Montaigne … Et si je dois, demain, plus tard, traverser le cours une pièce entre les dents, ce sera celle-là. Lévi-Strauss, ce sera aussi pour plus tard, dans cinq siècles peut-être. J’en reste, pour le moment, avec mon anthropologie ‘primitive’, à mes maigres indigènes d’Amérique atterris-là, sans trop savoir pourquoi et comment, au port de Bordeaux… Mon anthropologie rudimentaire, je la consomme présentement encore crue, et la digérerai cuite et amazonique plus tard…

    Et puis…, la querelle autour du structuralisme me semble surannée, de même que celle à propos de la linguistique… Mais il est vrai que depuis les courants ‘psy’ ont su imposé leurs lois… Tant pis…

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  3. Vous revoilà, Vincent; je commençais à me dire que vous étiez resté captif d’un sortilège “miao”.

    Vous revoilà avec Montaigne et Levi-Strauss.

    Regards d’anthropologues qui rapproche l’auteur des “Cannibales” et des “Coches” du chercheur des “steuctures de la parenté”.

    J’admire beaucoup la pensée et l’humanité de Levi-Strauss et me défie pourtant du structuralisme qui se focalise sur un système dans une dimension synchronique.

    Si, comme il le dit, les structures sont intemporelles, qu’en est-il alors du devenir et de l’histoire des groupes sociaux et des personnes : cf. la rigidité de ce système dans la littérature, la psychanalyse…

    Cela nous donne quand même des outils pour penser.

    Mais vous connaissez, ma pente vers Derrida et la “déconstruction” qui interroge justement les apories des systèmes.

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