INTERLUDE POUR MAYSA [MATARAZZO]

maysaDe Maysa Matarazzo [1936-1977], je ne vous dirai guère. Et, en français, même sur la toile, vous n’en trouverez pas beaucoup sinon l’article de Wikipédia – lien ci-dessus. Pourtant Maysa fut une très grande dame du spectacle au Brésil. Chanteuse, compositrice, actrice, son nom est associé à la vogue de la bossa nova. Je vous renvoie pour davantage à sa biographie de Wikipédia.

Mais, aujourd’hui, l’important, c’est cet interlude en forme d’hommage, pour vous donner à voir et à entendre — même, et surtout, dans les silences — une interprétation fétiche [pour moi] de Maysa : ‘Ne me quitte pas’ de Jacques Brel. Ici, Maysa s’y surpasse [et, selon moi, surpasse en intensité Brel lui-même, dont elle fut éperdument amoureuse, en pure perte]. Si je connaissais cette voix depuis longtemps, la découverte, hier, du document vidéographique [TVE, Porto Alegre, 1975], malgré sa médiocre qualité matérielle, me fut une révélation, notamment par sa rare puissance dramatique et émotionnelle. Il en dit beaucoup, presque trop, sur qui était Maysa… deux ans avant sa disparition, à l’âge de 41 ans. Regardez, écoutez plutôt…

 

 

3 réflexions au sujet de “INTERLUDE POUR MAYSA [MATARAZZO]”

  1. À revoir et écouter de nouveau cette interprétation, après tant d’années où la vidéo avait disparu de cet écran – et redécouverte hier –, j’ai éprouvé le besoin de revoir et entendre l’interprétation que Jacques Brel lui-même en avait donné. Petite déception ! Cette captation – il en est peut-être d’autres – joue exagérément du pathos. Gros plan sur le visage tendu, ruisselant de Brel, en concert, je suppose. Tant même qu’on se demande s’il chante encore. Cette surdramatisation me semble étouffer le motif lui-même. Maysa, elle, chante et fait chanter le texte (secret de brésilienne ?) dans son intensité même, s’en servant certes… mais le servant tout autant. Merci, par delà la vie, par delà la mort, Maysa !

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  2. Oui, mais le cameraman, même s’il pouvait le supputer, ne pouvait cependant pas avoir un tel regard anticipatif et rétrospectif. Néanmoins…

    Ceci évoque pour moi une autre (grande) personnalité de chanteur et comédien ayant eu le même destin, à peu près mêmes dates de naissance et de décès. J’y reviendrai.

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  3. L’intensité est douloureuse, à fleur de tragique comme l’expression du visage.

    Quand on est au courant, on a tendance à faire un lien avec l’accident mortel tant la souffrance de vivre dut être intolérable.

    Mais quelle poignante beauté dans ces accents !

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