JEUNES FILLES, NE VOUS MARIEZ PAS AVEC DES MARINS, MES SŒURS, N’AIMEZ PAS LES MARINS…

noeud-marinLa mer, les marins, l’ailleurs, l’aventure… Mais aussi l’abandon, la solitude de l’aimée abandonnée. Des ‘figures’ comme celle du ‘marin’ inondent le folklore du monde entier — il y a tant de mers, tant de marins, tant d’amoureuses délaissées…

Un peu par hasard, comme d’habitude, je trouve deux illustrations de cela. L’une, la première, vient du folklore algérien ; l’autre, la seconde, d’une chanson populaire française du début du XXe siècle. Distance ? Proximité ? … Lisez ! Écoutez !

Je suis descendue au fond de la mer
J’ai mis le sable bouillant dans les plis de ma robe.
La mer m’a dit que Dieu me rendrait le bonheur, 
Que Dieu arrange tout.
Je suis descendue dans le jardin,
J’ai mis une petite voilette de jasmin
Et un grand voile d’œillets.
Jeunes filles, je vous donne un conseil :
Ne vous mariez pas avec des marins.
Ils gonflent avec le vent les voiles de leur navire
Et vous laissent un ruisseau de larmes sur les joues.
Je vous donne un conseil, jeunes filles :
Ne vous mariez pas avec des marins.

Bawqel — Petits poèmes du folklore algérien. Traduction de Hamida Bouzelifa.
Revue Soleil, n° 2, avril 1950, Alger.

Mes sœurs, n’aimez pas les marins  Baguette Quartette 

Le blog de Jacques.

À un descendant de marins, amicalement.

 

9 thoughts on “JEUNES FILLES, NE VOUS MARIEZ PAS AVEC DES MARINS, MES SŒURS, N’AIMEZ PAS LES MARINS…

  1. Marins infidèles,
    Calme ou démontée,
    A votre maîtresse,
    Ne pouvez résister.

    Je suis marin,
    Côtier et hauturier,
    Non par nécessité,
    Je suis plaisancier.

    La mer m’attire,
    La mer m’envoûte,
    La mer me berce,
    La mer m’est douce.

    La mer colère,
    La mer écume,
    La mer nourrit,
    La mer dévore.

    Océan de larmes.

    à mes filles.

  2. Dans ce monde en mouvement
    Nous menons notre barque
    Contre vents et marées
    Rencontrons des personnes
    Qui ne font que chercher
    Chercher des relations
    Pour juste les effleurer
    Et les abandonner
    Avant de prendre la mer
    Pour ne pas se poser
    Chercher la nouveauté
    Et rester affamés
    Poème un peu vite fait
    Pour poser la question :
    Mais qui peut nous aimer ?

  3. Vous avez raison…, les vagues…

    Oh ! ce n’est pas un nouveau nom, une apparence fugace ici, qui cache, mais ne dissimule pas, un paraître fugitif…, qui a ses raisons, et qui n’en a pas. — Vous savez les masques de Venise dans le ‘Don Giovanni’ de Losey ! Peu importe ! faisons comme si… Vous savez qui je suis, cela suffit. Quant à ce ‘pseudo’, petite histoire que je narrerai quelque jour. Peut-être !

  4. À propos de marin, cette petite histoire trouvée je ne sais où.

    Vacances en Finistère, on annonce un fameux coup de vent. Un ‘Parisien’ sur le haut du port observe un bateau de pêche qui, durement chahuté par la tempête, affronte la barre pour rentrer s’abriter. À côté de lui, un ‘Breton’, pipe au bec.

    Le ‘Parisien’ s’adressant au ‘Breton’ : On dit qu’il en meure ainsi en mer des marins-pêcheurs.
    Le ‘Breton’, après un moment : Oui…, mon grand-père est mort en mer.
    Le ‘Parisien’ : Oh ! … Et votre père ?
    Le ‘Breton’ : Aussi !
    Le ‘Parisien’ : Et vous n’avez pas peur de monter sur un bateau ?
    Le ‘Breton’ : Non ! Pourquoi ? … Après un moment : Et vous, comment est mort votre grand-père ?
    Le ‘Parisien’ : Oh, dans son lit.
    Le ‘Breton’: Et votre père ?
    Le ‘Parisien’ : Mon père aussi !
    Le ‘Breton’ : Et vous n’avez pas peur de vous coucher le soir ?!

  5. Bon ! soudainement un éclair — ça doit être le muscadet ou le gros-plant ! (vins ‘maritimes’) — je découvre ce qui m’a poussé à ‘sortir’ cet article… Vieille histoire ‘refoulée’ — n’est-ce-pas, Noëlle ! —, qui, de plus, n’est pas mienne — et plutôt proche de chez vous, Noëlle — Bon ! il vaut mieux le savoir… Pour soi !

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