LA PAGE DE TAREK ESSAKER

L’écriture est un exil qui nous choisit et nous raconte.

De sable et de lumière
COMPOSITION OCÉANE | T.E.
S'il nous faut suivre Agar (Hajer) 
Alors qu'on éteigne les bougies de l'aube 
Qu'on ouvre nos bouches au soleil et 
Qu'on traîne chaque promesse 
Au bout d'une corde. 

18/11 
ÉPHÉMÈRES+

ICI OU LÀ…

AVANT-PREMIÈRE | 2020 | TAREK ESSAKER & QUARTET ASSELIKOUN | CONCERTO POUR QUATRE VOIX | 2020 | AVANT-PREMIÈRE   
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TAREK ESSAKER & QUARTET ASSELIKOUN | CONCERTO POUR QUATRE VOIX |  LA BOÎTE DE CONTACT | POUR TOUTE INFORMATION…
Tarek Essaker -Ziad Ben Youssef - les Cheminants
EN COURS DE TRADUCTION EN ARABE | LES CHEMINANTS - السّالكون | LE CHEVAL DE MAHMOUD ET MOI - أنا وحصان محمود | Ziad Ben Youssef | 2019… 
LES EXTRAITS D'OCTOBRE | Les 14 et 15 octobre 2019, Tarek me 'dictait' à distance, et avec une sorte d'urgence et de nécessité, un ensemble d'extraits de ses écrits. Je les publie ici avec la même nécessité et la même urgence. | Vincent Lefèvre.  
DANS LA RUE | VIE ET MORT, poème en arabe | de et par Tarek Essaker | Liège | 23/10/2018 | Prise de son de Adil Jamal  
EN COURS DE RÉALISATION | Court-métrage vidéo | Extrait | Session du Bourdon | Images, musique, textes… | Liège, 2019… 
AUDIO / VIDÉO | LE TESTAMENT | Texte de Tarek Essaker | Lecture et illustrations par Christiane Mutshimuana | Diffusion par YouTube | 2017 | Extrait de la trilogie inédite LE TESTAMENT DU PENDU | 9:30   
AUDIO | TAREK ESSAKER ET SAMIR MOHELLEBI  | Lectures de  Meryem Essaker, Monique Ghysens et Adil en invité | Tarek glane les mots les mange, les fait tourner dans sa bouche, les sue aussi par ses pores de Tarek, et Samir joue d'accords | Liège | 25 octobre 2015 | Durée 55:17 [enregistrement à mi-page]
VOISINAGE | DE PIVOINE ET DE CHARDON | Ils ont édifié des murs pour célébrer à la fois leurs victoire, leurs blessures dans les nuages et leurs défaites sous l'étrivière du  temps. Ils sont de ceux qui ont peur de leurs propres ombres ainsi que de leurs oublis, disait une vieille édentée… | Ce vieux texte croisé [2010] retrouvé, un peu par hasard, chez l'amie Noëlle Combet. |  Et également au même lieu, toujours en 2010, établi en excellente compagnie : PLURIELLE, LA POÉSIE AVEC NERVAL, CHAR, CELAN, HÖLDERLIN, RILKE, T. ESSAKER et A. BÉGUIN, ANNIE LE BRUN, G.D. HÜBERMAN… | Et encore ceci… | … Et toujours cela … [Merci Noëlle]
RADIO | Émission de RADIO ZINZINE | À l'occasion de la publication des CHEMINANTS de Tarek Essaker | Interventions de Tarek Essaker et Norma la  Sorcière, productrice et animatrice | Printemps 2006 | Durée 1:06:50 | À DÉCOUVRIR également un autre entretien sur YouTube   

PROFIL[S] | CHEMIN[S] | ŒUVRE[S]

PARCOURS [VINCENT LEFÈVRE]

Tarek Essaker est né le 16 février 1958 à Gafsa, au seuil du désert tunisien.

Du cinéma amateur au théâtre – de lui, on donne une première pièce alors qu’il n’a encore que dix-sept ans – et à la poésie, il choisit d’écouter les voix ataviques et solitaires qui l’habitent. ℵ | EN TOUTE LETTRE ET EN TOUTE MARGE DE MON ÉCRITURE | TAREK ESSAKER | EN TOUTE LETTRE… Du cinéma amateur au théâtre – de lui, on donne une première pièce alors qu’il n’a encore que dix-sept ans – et à la poésie, il choisit d’écouter les voix ataviques et solitaires qui l’habitent. 

Ses nombreuses sources d’inspiration – il n’est pour autant le disciple d’aucun – alimentées à la diversité culturelle d’un continent qui de tout temps sut chercher très en profondeur de quoi orner son imaginaire, l’instituent mémorialiste des racines secrètes d’un peuple nomade et condamné – consentant – à un exil intérieur qui s’interdit toute réconciliation.AVANT-PREMIÈRE | 2020 | TAREK ESSAKER & QUARTET ASSELIKOUN | CONCERTO POUR QUATRE VOIX | 2020 | AVANT-PREMIÈRE Ses nombreuses sources d’inspiration – il n’est pour autant le disciple d’aucun – alimentées à la diversité culturelle d’un continent qui de tout temps sut chercher très en profondeur de quoi orner son imaginaire, l’instituent mémorialiste des racines secrètes d’un peuple nomade et condamné – consentant – à un exil intérieur qui s’interdit toute réconciliation.

Aujourd’hui, son travail acharné sur les marges de l’écriture et de la dramaturgie fait que, définitivement sans doute, malgré un savoir-faire minutieux, l’errance demeure sa loi et l’insoumission, son projet.

 | EN TOUTE LETTRE ET EN TOUTE MARGE DE MON ÉCRITURE | TAREK ESSAKER | EN TOUTE LETTRE…    

L’ÉCRITURE [TAREK ESSAKER]

Les thèmes majeurs y perdurent : l’absence/présence, l’exil/errance, dieu/vie et mort, la mise à nu de la fragilité du mystère et de sa tragédie.

Nommer l’innommable, l’étrange et sanglante ambiguïté d’être. Une blessure voilée dans son désir d’éternité.

Destinés à demeurer énigme, voués à l’énigme, nous errerons dans les cimes de l’inconnu et du mystère. Notre parcours demeure une inclinaison*, un paysage où se creuse la tragédie.

Vient nous habiter alors l’écriture, miroir où le récit prend l’aspect d’un adieu à la création entière, une écriture/lecture qui égale son mystère et sa riche étrangeté.

Lieu d’exil, lieu d’errance, lieu de retraite et de cri, d’interrogation et de combat où se blottit l’homme.

L’écriture, pour moi, est un regard réinventé avant d’être né.

Tangibles souvenirs, réalités légendaires, terre, mer, femme, champignons, formes et hommes, tous repris dans l’inquiétude et l’espoir d’être, sculptant une énigme née d’hier, du présent, du futur à-venir, pour se réaliser : écriture.

Lieu où se condensent les interrogations, pour mourir re-naître, où se pensent les créations, où se trament les tragédies, où se cisèle le temps.

* Oui, il faut bien lire inclinaison, une forme de l’oblicité qui revient souvent dans cette écriture ! [V.L.]

ÉCOUTE LE CHUCHOTEMENT DU SILENCE

Écoute Maïa Chauvier

Écoute… Écoute, m’a-t-on dit.
Écoute… Écoute le chuchotement du silence et la parole frémissante qui vient de l’ombre et de son épaisseur !
Écoute… Écoute, m’a-t-on dit.
Écoute… Écoute la parole-énigme qui sèmera la vie et ordonnera le désordre.
Infatigable parole. Insoumise, elle respire pour encore frémir à l’appel de l’incertain.
Écoute… Écoute ton corps et ses signes, m’a-t-on dit, celui qui voit, entend et sait et ne garde de toi que l’étendue de ton absence.
Il demeurera un corps doux d’oubli, un fruit de mort.
Si, dans le miel de son désir, les formes ne te suffisent pas, alors ne le crie pas en vain.
Écoute… Écoute le peu de l’histoire qui reste de nous. Écoute la rencontre avec la voix qui ne te dispense pas de la plainte.
Et maintenant que tu le sais, que tu as écouté, que tu as marché dans la voie du récit et que tu n’oublieras pas mon visage et celui des autres, tu apprendras, comme l’eau, que ce qui t’attend ne sera ni l’ombre, ni la clarté, mais cette rencontre, cette passerelle d’où surgit brusquement toute chose soudaine, étrange et incertaine.
Écoute… Écoute, m’a-t-on dit, cette passion douce-amère qui te parle de toi-même et de ce que tu aurais pu être ou de ce qui fut toi. Il y a bien plus encore.
Écoute… Écoute, m’a-t-on dit, on est venu t’arracher à ton nom et auquel nul ne répond. Ton nom est une terre à venir et un rêve perdu qui vient battre les syllabes de l’existence.
Écoute et vois les passeurs de mots, ceux qui épient les deux rives de la question ; quelque chose sur leurs lèvres s’est égaré.
Dans les commissures de leur geste quelques signes errent jusqu’à la dissolution.
Écoute le miroir qui se tait et garde de toi le reflet de sa parole.
Que ton règne soit :
Chemin, visage, passerelle, chapelet, silence, voix et distance, désordre et sommeil pour que tu te souviennes.
Écoute… Écoute le visage qui frappe à ta voix pour que le chemin soit accompli pour toi.
Ici, sur cette passerelle, finissent les désirs inaccessibles, la parole impossible. Ici finissent l’insomnie de la folie et la présence de dieu. Tout finit ici.
Peut-être que l’exil glissera entre toi et toi ?
Peut-être que la nuit bercera ton jour et viendra sceller à tes rêves l’absence ?
Peut-être que ton corps t’indiquera les prénoms des désirs que tu fuis.
C’est alors que tu écouteras retentir en toi quelque chose à garder, telle une promesse d’éternité.
Et puis, il y a le temps. 

Tarek Essaker - Regard

ITINÉRAIRE D’AUTEUR

PUBLICATIONS

  • Des grilles parfumées de passé, poésie, c.a., Liège, 1989 (épuisé). | LIRE +
  • Le suicide du poisson, poésie, éd. Tétras Lyre, Soumagne, 1991 (épuisé). | LIRE +
  • Et le verbe dans tes mains, poésie, éd. Tétras Lyre, Soumagne, 1992. Réédition, éd. Tétras Lyre, Liège, 2019. | À PROPOS | LIRE +
  • La prairie des inquiétudes, poésie, L’Harmattan, Paris, 1995.
  • Ô Gamra, drame-poème, éd. Caractères, Paris, 1997, réédition en format numérique, 2018. | LIRE +
  • Quatrains, ouvrage collectif, éd. Tétras Lyre / Lettrimages, Liège, 1997.
  • Les cheminants, poème, HB éditions, coll. Antiopées, Forcalquier, 2006. | À PROPOS | LIRE +
  • La Glaneuse, récits poétiques, éd. Le Mot Fou, Forcalquier, 2014. | À PROPOS
  • Silence Silence, ouvrage collectif, dir. Marc Imberechts, Atelier Tétras Lyre, Liège, 2017. | LIRE+
  • L’Anthologie 1988-2018, ouvrage collectif, 30 ans des éditions Tétras Lyre, Liège, 2018.

POÉSIE ET DRAMATURGIE

  • Ô Gamra, lecture, six mises en voix et en espace, Liège et Namur, 1997-1998, et lecture par José Valverde, Théâtre Essaïon, Paris, 1998.
  • Soirée Rimbaud, dramaturgie et mise en scène, L’Aquilone, Liège, 2000.
  • La vie comme elle va, dramaturgie et direction d’acteur : Théâtre Le Café, Bruxelles, Belgique, 3 juin 2005. Version pour voix off, festival international Voix de Femmes, Liège, Seraing, Bruxelles, octobre-novembre 2005. Forcalquier, lecture mise en espace, mars 2006. | LIRE +
VIDÉO-CLIP | LA VIE COMME ELLE VA de Tarek Essaker | Réalisation Vincent Lefèvre | Diffusion par Archive.org. et bientôt par Vimeo et Framatube | Durée 2:47  
AUDIO | LA VIE COMME ELLE VA | Texte de Tarek Essaker | Version [intégrale] pour voix off | Interprétation de Maïa Chauvier et Julie Istasse | Durée 14:28   
Tarek Essaker - Les cheminants
  • Suite à la parution du livre Les cheminants, ateliers-lecture autour du drame qui en constitue la trame ; réalisation d’un spectacle, mise en voix : 1 musicien, 5 comédiennes et 1 comédien, Forcalquier, janvier-février 2006.
  • Adaptation et lecture de textes par la troupe de théâtre Balade sous Abat-jour, Cie Tout Samba’l, soutenue par la Drac et région PACA, le Conseil général des Alpes de Haute- Provence et la mairie de Forcalquier. Dans le cadre d’une résidence d’écriture à La Cimenterie à Forcalquier, mars 2006.
  • Composition autour de La Glaneuse, Maïa Chauvier, Julie Istasse, musique de Niko, Bruxelles, suivie de rencontres avec des cinéastes de Belgique, Pays- Bas, France, Sénégal… dans le cadre du festival Les exils, le Nova, Bruxelles, octobre 2006. 
  • Lectures de La Glaneuse, par Maïa Chauvier et Julie Istasse, entretien et débat avec Jacques Izoard à L’Aquilone, espace culturel, Liège, novembre 2006. Mise en espace pour voix off de La vie comme elle va, au théâtre El Hamra, Tunis, 2007.
  • Dramaturgie et mise en scène de La Glaneuse, par Sabra Ben Arfa, Compagnie Le Fenouillet, Montélimar, avril 2009.
  • Spectacle littéraire et musical, dans le cadre du Printemps des poètes, et à  l’occasion de la sortie de La Glaneuse. Trio Ioanes / Tarek Essaker, chansons / lectures, inspiré par les thèmes de l’exil, de la féminité, de l’errance, Banon, mars 2014.
AUDIO | 'La chanson d'Odomo' | Texte de Tarek Essaker | Musique et chant de Ioanes Vogele | Interprétation par le Trio Ioanes | Durée 5:18 | À PROPOS D' 'ODOMO'  
  • Écriture, dramaturgie, adaptation scénique de pensées philosophiques et politiques de la situation et de la réalité tunisiennes post-révolutionnaires avec le Groupe sans nom, Bruxelles, 2014.
  • Mise en scène, lecture textes et musique au Théâtre de l’Être, Liège, 2015. [voir plus bas]
  • Traduction des Contes des déserts en collaboration avec Ziad ben Youssef (traducteur principal). Ateliers d’écriture scénique, travail d’adaptation théâtrale de ces contes. Mise en voix et en espace des comédien-ne-s en langue arabe et française, 2016-2017. Participation aux Journées internationales de théâtre de Carthage avec ce spectacle, octobre 2017.
  •  Lectures avec Sabra Ben Arfa, Poésie sans frontière, Théâtre Varia, Bruxelles, 2017.

CONTRIBUTIONS ET CRITIQUES

Tarek Essaker - Lecture
  • Textes, illustrés par Margarida Cuelo, revue Estuaires, G.D. du Luxembourg, 1992.
  • Le goût du temps ou les hésitations d’un sourire, dossier Littérature contemporaine tunisienne, revue Sources (Maison de la poésie de Namur), Namur, 1994.
  • Hommages à Léo Ferré et Hugo Pratt, revue Mar Aberto, Liège, 1993 et 1995.
  • Présentation d’écrivains et de plasticiens, mensuel Avancées, Bruxelles, 1996.
  • Poèmes et présentation de La prairie des inquiétudes (en arabe), Al Masar, revue trimestrielle des écrivains tunisiens, Tunis, 1995 et 1996.
  • Présentation d’œuvres de M. Darwich et G. Kanafani, revue Alphée, Liège, 1996 et 1997.
  • Présentation de l’œuvre de Nicole Gdalia, Bruxelles, novembre 1998.
  • Soirée Rimbaud, organisée par L’Aquilone, Liège, 2000.
  • Les bâtards des masses en fête, publié dans le magazine C4, n°80-81, Liège, janvier-février 2001.
  • Le même livret, poèmes (croisés) de Tarek Essaker et Nisse, supplément du magazine C4, n°99-100, Liège, septembre-octobre 2002.
  • Panoramiques sans titre vision de 180 degrés, affiche sérigraphiée, s.d.
  • Il te faudra scalper les frontières, publié dans Papier, n°5, Universal Embassy, Bruxelles, mai 2003.
  • Du haut de son infortune ! paru dans Sans État d’âme, collectif, Comité de soutien au Collectif contre les Expulsions, Éditions du Cerisier, Cuesmes (Mons), Belgique, 2003.
  • Dans le champ des exils, publié dans le magazine C4, n°147-148, Liège, septembre-octobre 2006.
  • Dans la rétine de l’enfer, publié dans le magazine C4, Lège, juin 2007. | LIRE+
  • Le cheval et Moi, publié dans le magazine C4, Liège, Liège, février, 2009. | LIRE+
  • De Chars et d’Amandiers, publié dans le magazine C4, Liège, septembre 2010. | LIRE+
  • Que toutes les Barbies s’immolent, dans le cadre des [Diogènes], compte-rendu dans le magazine C4, n°200-201, Liège, mars-avril 2011. | LIRE+
  • Participation à l’ouvrage collectif Silence Silence, éd. Marc Imberechts, Liège, 2017.
  • Co-fondateur et animateur de radio Enzetc., 48h non stop, lectures, poésie littératures, débats, Liège, 2017.
  • Chroniqueur de littérature étrangère, radio universitaire Liège 48fm, émission littéraire  hebdomadaire Chronique Bamboula, 2017- 2018.
  • Participation régulière à plusieurs revues : Liaisons internationales littérature, Microbe, Qu’on se le dise, La Boucherie littéraire, Collectif lèse-art,  Magazine C4
PASSAGE DES ARCHIVES | DES GRILLES PARFUMÉES DE PASSÉ [1989] | LE SUICIDE DU  POISSON [1991] | ET LE VERBE DANS TES MAINS [1994] | Ô GAMRA [1996] | LE CHAPEAU DE MON PÈRE [2003] | ET LE DIABLE DANS TES MAINS / 'C4' [2005] | LA VIE COMME ELLE VA [2005] | ODOMO [2005-2006] | LES CHEMINANTS [2006] | SILENCE SILENCE, CONTRIBUTION [2018] | LES EXTRAITS D'OCTOBRE [2019] … et en l'attente d'autres textes…   
Tarek Essaker - L'étang

EXCENTRIC-NEWS | LES BILLETS

REPÈRE | NOUS AVONS REGROUPÉ ICI LES CONTRIBUTIONS DE TAREK ESSAKER OU À SON PROPOS PUBLIÉES DANS LES DIFFÉRENTS BLOGUES DU PORTAIL EXCENTRIC-NEWS DEPUIS 2009.  

ORALITÉ ET TERRITOIRES [DE TAREK ESSAKER TRESSÉ PAR NOËLLE COMBET]

Braid_StepBystep

« La trame de ce qui s’absente, confisqué, lancine comme un caillou sous le cœur. » T.E. « Comme on le voit déjà dans les sillons des terres2005] vivre affronte des accidents, des dénis, des ablations. Il actualise son état et se met en mouvement pour étendre ses singularités, autant son histoire que celle … LIRE+

 

ÉCOUTE, M’A-T-ON DIT [TAREK ESSAKER]

tarek-1997

 

En marge, ou plutôt en prélude d’une relecture, à venir, de l’œuvre du vieux compagnon Tarek Essaker, je donne ici une page du “projet” Ô Gamra, puisque, plus que d’un livre édité, il s’agissait d’un vaste travail dramaturgique abouti-inabouti. Page de transition donc entre un texte et un autre Les Cheminants. Un verbe “inspiré”.

Écoute le chuchotement du silence … LIRE+

 

LENTEUR [TAREK ESSAKER]

 

Sachez que rien ne nous retiendra, ni les herbes qui phosphorent, ni les songes qui, à trop d’allure sobre et lente, nous somment de délaver nos chemins incertains. Nous sommes plein d’impatience pour tant d’histoires et de mots, pour les couleurs blessées des sables, et le silence qui pavane aux marées, parmi les lunes. Combien … LIRE+

 

À PAS LENTS… [TAREK ESSAKER]

 

À pas lents… À la trace des papillons… des cigales et de l’ombre… au hasard des moments… je t’écris pour te dire la variété de douleurs à conjuguer quand on vit seul ou avec quelqu’un… Que l’on rencontre l’univers ou le monde… les étoiles ou les aubes… toujours dénué de preuve… toujours à faire le saut… LIRE+

 

OMBRES TUNISIENNES [TAREK ESSAKER]

sidi-bouzid

Poésie qui, à l’insoumission et à la rébellion, demeure à entendre, à partager, à résister… En mouvement, elle s’éloigne comme s’approche… Elle s’impose comme elle fuit… telle les maquisards des libertés, dans leurs flux et reflux… Par mort et vie viennent des appels plus promptes à faire voler en éclat, toute raideur, insuffisances et … LIRE+

 

SOURIRE S’EST ÉTEINT [TAREK ESSAKER]

Une amie, Ibtissem, tunisienne, nous a quitté aujourd’hui… “… Le téléphone a sonné deux ou trois fois, le soleil parlait de sa langue d’incendie, de la source du jardin. Tout est bon pour ses énigmes. À la tombée des temps, Ibtissem a laissé au loin l’absence qui déchire. Un corps qui glisse contre le temps … LIRE+

 

JE NE SUIS PLUS SEUL… JE NE REDOUTE PLUS RIEN [TAREK ESSAKER]

… Je ne suis plus seul, plus nombreuses les brèches, plus douloureuses les blessures où s’attablent la mémoire et la poussière, le temps et la pierre, les fers et les remparts, la chair et le fil de fer. Rien qui ne laisse présager une onde de joie ou d’apaisement qui éclabousserait les terres et relèverait … LIRE+

 

LE SENTI D’ASPHALTE [TAREK ESSAKER]

 

 

inerte immerge le vertige t’emporte te prolonge traces nouées chaos avec ce trouble fécond de ton ailleurs ellipse entre surprendre à tout instant force vitale au hasard oubliée et silence qui tisse la rosée et l’indicible dans l’oblique horizon l’éclat vigile éraille les signes d’un désordre nu et n’en laisse aucune trace… Tarek Essaker, 18 … LIRE+

 

TROIS FOIS NEUF DIVISÉ PAR NEUF, CELA FAIT… [JACQUES IZOARD]

Jacques Izoard et Tarek Essaker Entretiens de poésie La Grille, Liège, 1997 photo : v.l. Et tu passes d’un poème à l’autre sans souci des qu’en-dira-t-on, des lubies, des rires, des sarcasmes. Tu n’écris que pour toi, dans le blanc des yeux que le miroir accueille. Ainsi le poème se fendille, fait eau de toute part … LIRE+

 

NOTRE HAKIM… LE CONTEUR… [TAREK ESSAKER]

Notre Hakim… le conteur… aurait pu nous en narrer plus… … Nous surprend le moment où tout semble pénible ou pour le moins difficile à supporter, où les choses et les pensées nous pèsent, traînent et nous agacent, nous révoltent, nous exaspèrent et où l’on pense à ce qui déjà peut nous rendre l’instant plus … LIRE+

 

PAR DELÀ ‘LE CHEMIN DE LA TRISTESSE’… [MOHAMED H. AKALAY]

 

Il n’y a pas si longtemps nous étions, Hakim, l’ami, et moi, occupés à traduire ses poésies et nouvelles, anciennes et récentes, jusqu’à, récente aussi, la ‘fracture’ fatale qui, l’absentant brutalement, autorise cependant l’œuvre, ‘son’ œuvre, à vivre encore, toujours, à vivre pour elle-même dans la mémoire de son auteur, autonome et plus que jamais … LIRE+

 

HOMMAGE À NOTRE CHER AMI, HAKIM AKALAY [TAREK ESSAKER]

… Les mots sont quelquefois ce rien qu’on ne mesure… simplement rêve qui se retranche dans l’invisible brûlant des terres… Si c’était quelque chose entre les choses… une herbe sans plus penser par ses lèvres de plus en plus vieille… Ce simple risque… pas même ailleurs que soi… s’accorde et altère tellement affiné… à … LIRE+

 

ENTRE VOCABULAIRE ET ENFANCE [TAREK ESSAKER]

 

 

… Mains tisserandes des Hommes qui comme un fil tendu, par ci par là, improvisent et bordent l’abîme pour saisir un de ses bouts de vies, un de ses excès et tant d’autres. Devenues géométrie de l’exil et du vertige, ses mains scellent les absences à l’archipel des orages. … Poussière trop bavarde, des négoces … LIRE+

 

LE TEMPS D’UNE DANSE / UN / [TAREK ESSAKER]

… Une route comme un fil tendu, cela se rompt. Un parcours qui boite, sans gémir, qui souffre, s’use et échappe. Un détour par ci, par là, pour saisir un de ces bouts de vies, un de ces excès improvisé, un chemin joué aux dés par une nuit bavarde et chapardeuse où les errants n’ont … LIRE+

 

AUX FIGURES DE ‘CAMINANTE’ [TAREK ESSAKER]

 

À la suite de la publication du précédent texte, Caminante no hay camino,  Tarek Essaker, par l’intermédiaire de sa page de Facebook, m’a fait l’amitié de venir ‘en résonance’, l’appuyer de son écriture. Je reprends donc ici l’ensemble de ses commentaires. S’agissant de l’auteur des Cheminants, sur lesquels je reviendrai, et d’une démarche d’écriture qui … LIRE+

 

Coordinateur de ‘La Page’ : VincentSteven | VS

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