LA PAGE DE TAREK ESSAKER

Des rencontres, du travail en commun, du partage du “souffle” naissent des rencontres qui invitent à aller plus loin, à imaginer davantage. Du chemin croisé d’un musicien et d’un poète autour de cet imaginaire naît un projet…


TRADUCTION+ | En arabe par Ziad Ben Youssef | LES CHEMINANTS - السّالكون | LE CHEVAL DE MAHMOUD ET MOI - أنا وحصان محمود | En cours…

LES EXTRAITS D’OCTOBRE

En octobre 2019, Tarek me dictait à distance, et avec une sorte d’urgence et de nécessité, un ensemble d’extraits de ses écrits.

LIRE+

                                                       Suis-je le maudit lanceur de dés
                                                                            Ou le dé lui-même ?

Dans la carafe
Du vin à boire
Et des nuits plus grandes que nos songes
Attendront ce qui nous change

… À l'heure joyeuse de la mort, dans ce corps à corps, 
comme un sable qui ignore la patience…


DANS LA RUE | VIE ET MORT 
poème en arabe | de et par Tarek 
Prise de son | Adil Jamal 
Liège | 23/10/2018

Diffusion par YouTube | 2017 | 9:30
AUDIO / VIDÉO | LE TESTAMENT

Texte de Tarek Essaker
Lecture et illustrations
Christiane Mutshimuana
Extrait de la trilogie inédite
LE TESTAMENT DU PENDU 

À mon ami Ouled Ahmed,

Les vivants ainsi que les morts s’éloignent des rivages, nagent par delà les horizons connus. Tu es dans le grand large du savoir, de la poésie, puissent les vivants avoir un avant-goût de ta plénitude, de ta sérénité, de l’amour que tu portes au large des mots. Fumons une cigarette ensemble, frangin, comme bon nous semble, et comme au bon vieux temps, à Gafsa, Tunis, avec Darwich, ou en Belgique et ailleurs.

Tu ne mourras pas puisque tu existes. Peu bavard, tes mots m’indiquent où je dois m’abstenir ; nous connaissions très peu de l’art de la guerre et de la mort ; et je les aime tant nos conseillères paresseuses.

LETTRE OUVERTE À OULED AHMED [2016] | Peu avant son décès, début 2016, Ouled Ahmed publiait sur les réseaux sociaux et dans son journal la lettre ouverte que venait de lui adresser Tarek, accompagnée d'une double photo. Nous publions ici ces deux documents à la mémoire du poète disparu. | Wikipédia : ☞ Mohamed Sghaïer Ouled Ahmed.

Lectures de  Meryem Essaker, 
Monique Ghysens et Adil en invité. 


Tarek glane les mots les mange, 
les fait tourner dans sa bouche, 
les sue aussi par ses pores de Tarek, 
et Samir joue d'accords. 

VOISINAGES | DE PIVOINE ET DE CHARDON |  Chez l'amie Noëlle Combet… [Merci Noëlle !]  
Ils ont édifié des murs pour célébrer 
à la fois leurs victoire, leurs blessures
dans les nuages et leurs défaites sous 
l'étrivière du temps. Ils sont de ceux 
qui ont peur de leurs propres ombres 
ainsi que de leurs oublis, disait une 
vieille édentée… |  Vieux texte croisé
 [2010] retrouvé, un peu par hasard…

Émission de RADIO ZINZINE 

À l'occasion de la publication des 
CHEMINANTS de Tarek Essaker

NUITS BLEUES | Printemps 2006

☞ et un entretien en compagnie 
de hamamc | YouTube

PROFIL[S] | CHEMIN[S] | ŒUVRE[S]

PARCOURS [VINCENT LEFÈVRE]

Tarek Essaker est né le 16 février 1958 à Gafsa, au seuil du désert tunisien.

 

Du cinéma amateur militant au théâtre – de lui, on donne une première pièce, L’Errant الشريد, qui fut primée, alors qu’il n’a encore que dix-sept ans – et à la poésie, il choisit d’écouter les voix ataviques et solitaires qui l’habitent.

Ses nombreuses sources d’inspiration – il n’est pour autant le disciple d’aucun – alimentées à la diversité culturelle d’un continent qui de tout temps sut chercher très en profondeur de quoi orner son imaginaire, l’instituent mémorialiste des racines secrètes d’un peuple nomade et condamné – consentant – à un exil intérieur qui s’interdit toute réconciliation.

Aujourd’hui, son travail acharné sur les marges de l’écriture et de la dramaturgie fait que, définitivement sans doute, malgré un savoir-faire minutieux, l’errance demeure sa loi et l’insoumission, son projet.

 | EN TOUTE LETTRE ET EN TOUTE MARGE DE MON ÉCRITURE | TAREK ESSAKER | EN TOUTE LETTRE…    

L’ÉCRITURE [TAREK ESSAKER]

Les thèmes majeurs y perdurent : l’absence/présence, l’exil/errance, dieu/vie et mort, la mise à nu de la fragilité du mystère et de sa tragédie.

Nommer l’innommable, l’étrange et sanglante ambiguïté d’être. Une blessure voilée dans son désir d’éternité.

Destinés à demeurer énigme, voués à l’énigme, nous errerons dans les cimes de l’inconnu et du mystère. Notre parcours demeure une inclinaison*, un paysage où se creuse la tragédie.

ÉCOUTE LE CHUCHOTEMENT DU SILENCE

Écoute Maïa Chauvier

Écoute… Écoute, m’a-t-on dit.

Écoute… Écoute le chuchotement du silence et la parole frémissante qui vient de l’ombre et de son épaisseur.

Écoute… Écoute, m’a-t-on dit.

Écoute… Écoute la parole-énigme qui sèmera la vie et ordonnera le désordre.

Infatigable parole. Insoumise, elle respire pour encore frémir à l’appel de l’incertain.

NOTA BENE | Pour une contextualisation de ce texte, voir le billet de blogue  ÉCOUTE M'A-T-ON DIT du 15 mars 2015. | Une TRADUCTION EN ESPAGNOL [CASTILLAN] par PATRICIA MENSA y est donnée. | APPEL À CONTRIBUTIONS pour des traductions en ANGLAIS, CATALAN, ITALIEN, NÉERLANDAIS, OCCITAN, PORTUGAIS… et toute autre langue. ☞ PRENDRE CONTACT. D'avance merci. | On trouvera un extrait audio à la page suivante ci-dessous [LA VIE COMME ELLE VA - 1e partie, 1 min. 20]  
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