ÉPHÉMÈRES+ [TAREK ESSAKER]

Le monde est le lieu où apprendre
qu’être n’a pas besoin de lieu.

1/11/20


Quelque chose ou mystère m’appelle, m’attire,
me parle, me chuchote, me narre,
en ces endroits qui gardent leur liberté,
leur singularité, leur charme et leur silence,
comme la joie qu’ils me procurent
juste à les voir…

16/10/20


Pour m’extraire de cette nuit…
De son angoisse…
Il me faut son silence…

15/10/20


الانسان لا يتحول الا الى انسان

L’Homme ne peut que se transmuer en Homme.

13/10/20


… Une pensée à la fois légère et inflexible
offre ainsi à la poussière ses travers lisses
pour fraterniser avec l’absence
et la bouche du silence…
Juste pour qu’une histoire s’esquisse
et demeure précaire…
Paysage invraisemblable, chose invisible…

24/09/20


… Mains tisserandes des Hommes qui
comme un fil tendu, par ci, par là
improvisent et bordent l’abîme
pour saisir un de ses bouts de vie,
un de ses excès ou de ses retranchements et tant d’autres.
Devenues géométrie de l’exil et mystère du cœur,
ses mains scellent les absences à l’archipel des orages…

Entre Vocabulaire et Enfance

30/07/20


ll faut parcourir le chemin de quelque façon que ce soit
Tu seras dans la couche du blé
La terre errait dans le noir de la terre
Tu douteras
Tu seras dans la mer
La falaise est l’enfance de l’eau
L’eau médite
Pour chaque vague un sommeil
Aux rosiers de ton regard
Petit poème pour le chemin et dansant
qui ne cesse de nous relancer et nous figurer
comme une nuit
À la mesure de la nuit

18/07/20


… Il est difficile de respirer sous ces flots de haine
comme grêle sous les cieux
– puisque c’est bien le moment de reprendre souffle –
dans un brouillard pensé, au bout des crépuscules,
les distances liées en fagot
et les légendaires poussées des ignorances.
L’idée du voyage hors la peste et l’éventualité de l’adieu
narrent les hirondelles…

26/05/20


… Ce sont les bruits de la nuit, du plus sourd de la terre,
rien ne trouble une meute des bêtes-à-feu sauvage
en moi lâchée dans la brousse de l’être.
Le cœur en paille et chapeau de soie,
comme une barque ivre sans rameurs,
semble ne tenir qu’à un fracas de vie…

13/04/20


Vois écoute entends tâtonne crie
Comment se peut-il que nos ouïe goût et voix soient troublés ?
Pour que s’y mêlent surbrodées haletantes
des poussiéreuses vies
dans un jaillssement toujours recommencé

7/04/20


Les mots, la musique sont quelquefois ce rien
qu’on ne mesure, simplement rêve qui se retranche
dans l’invisible brûlant des terres.
Si c’était quelque chose entre les choses,
une herbe sans plus penser par ses lèvres
de plus en plus précieuses.
Ce simple risque, pas même ailleurs que soi,
s’accorde et altère, tellement affiné, à guérir la mort
comme un excès de tout ce qu’on aura vu depuis l’enfance.

22/03/20 [publié initialement le 22/03/10]


Quelque chose vient à tout instant se jouer de nous
comme l’exubérante floraison de la vie
comme de la mort, ces derniers jours… !
Impudemment silence et radieuse beauté.

19/03/20


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1 réflexion au sujet de « ÉPHÉMÈRES+ [TAREK ESSAKER] »

  1. [Viennent à mon secours  / les cris des oiseaux migrateurs… 8/11/20]

    Nous sommes toujours pensifs de voir ces vols d’oiseaux migrateurs, ils évoquent certainement une interrogation, une admiration ? pour tous les exilés.

    Répondre

Un commentaire, c'est sympa pour l'auteur.e … et c'est toute la vie du blogue ! D'avance, merci du vôtre.

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