LA FILLE DE LA RIVIÈRE [TAREK ESSAKER]

INÉDIT | TROISIÈME VERSION AUGMENTÉE [21/10/2020] | Ce texte fragmentaire et fragmenté, daté originellement de 2018, est constitué d'EXTRAITS, définitivement en suspens, d'un ensemble improbable dont les éclats épars et séparés auront alimenté d'autres pans d'écriture. Peut-être ainsi se reconstitue-t-il au fil du temps… Lire le POST-SCRIPTUM.   
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ILLUSTRATIONS ORIGINALES de Hanan Bouanani, peintre belgo-marocaine, dédiées spécialement à LA FILLE DE LA RIVIÈRE. Nous l'en remercions très cordialement. En savoir plus sur son travail pictural : ☛ VOIR+  
ÉCLATS DE VOIX… ÉCLATS DE VOIX… ÉCLATS DE VOIX… ÉCLATS DE VOIX… ÉCLATS DE VOIX…  

Belle, bien ancrée dans l’instable, s’envolant avec l’air de l’espoir, avec l’eau courante de l’avenir, du devenir. Contre courant et marée, elle rame, se sent désillusionnée, fatiguée mais naviguant toujours pour de nouveaux rivages. Rafika.

Un titre essentiel. Je vais me fabriquer un hors temps à moi pour lire ce nouveau texte. Merci, toi, le vivant. Morjane.

J’ai espéré le pays
Me voilà sans patrie

J’ai espéré les mers
La pluie m’a noyé

تمنيت البلاد
فصرت بلا وطن
تمنيت البحار
فأغرقني المطر

Maher Ayoub [Traduction T.E.]

Merci, Tarek. La réussite de faire couler comme une source à laquelle j’ai confiance de boire. Merci de toi. Madeleine Touderte.

Honorée, Tarek, d’avoir le privilège de découvrir vos textes ce matin. Merci de votre confiance…, je partage avec ceux qui apprécieront aussi la qualité de votre travail. Jennifer Pelage.

Tarek Essaker marche sur un sol léger et un ciel sans concession. Chaque mot mis bout à bout introduit simultanément du sol et du ciel. Au fur et à mesure que les phrases se déploient, la vie palpite dans nos veines comme au moment où l’amour s’en va ou quand il nous irrigue de fond en comble. Werner Moron.


TRADUCTION… TRADUCCIÓN… TRADUZIONE… TRADUCTION… TRADUCCIÓN… TRADUZIONE… 
LA NIÑA DEL RÍO | TRADUCCIÓN AL ESPAÑOL [CASTELLANO] DE PATRICIA MENSA [PRIMERA PÁGINA], PUBLICADA EN SU PÁGINA DE FACEBOOK | CON NUESTRO SINCERO AGRADECIMIENTO | TAMBIÉN LEA SU TRADUCCIÓN DE  ÉCOUTE LE CHUCHOTEMENT DU SILENCE | ESCUCHA EL SUSURRO DEL SILENCIO   

Todo lo que importa es la sombra, sin vida que contar, sin forma precisa ni descanso útil. Quizás sea la medianoche y su noche, el amanecer y el instante de su alba.

Eso es todo lo que importa, ella sola, en mitad de dos orillas, ni de un lado ni del otro. Río arriba y río abajo de la cuestión, entre la vertiente y su gemala, en la escala de una corriente de aire.

|Sin saber nada, sin poder hacer nada, sin sentir nada, sin querer nada. Hasta el momento en que oye ese ruido que no cesará ya nunca jamás, saliendo de los confines de todo su cuerpo, comme un grito en irrupción, como un barranco desbordado, como una pregunta que ahoga sus márgenes, arrastrándolo con su ira.

Es el momento preciso del despertar, el instante que une el principio y el fin, cuando todo se prepara par florecer, brotar y callar al mismo tiempo.

Un grito. … Solo un grito.

 

LA RAGAZZA DEL FIUME | TRADUZIONE IN ITALIANO DI BARBARA [PRIMERA PAGINA] | GRAZIE MILLE  

E’ tutto  cio’ che conta, solo l’ombra conta, nessuna vita da raccontare, nessuna forma precisa, nemmeno riposo utile. Forse é un intermezzo di notte,un istante nell’ albeggiare dell’alba. Quel che conta é lei, sola tra due sponde, nel mezzo, né da una parte né dall’altra.

A monte e a valle della stessa domanda.

Da una parte e dall’altra lei, a riposo nella corrente.

Non sa e non puo’niente, non sente né vuole niente, finché non ascolta quel rumore, per sempre incessante, che viene dai confini del suo corpo, come l’irrompere di un grido, come una frana che travolge, una domanda che inonda gli argini e trascina via ogni cosa inghiottendola nella sua rabbia. Si dice sia il momento preciso del risveglio, quell’istante che é al tempo stesso inizio e fine, dove tutto inizia a schiudersi, sgorga e poi tace.

E’ un grido… solamente un grido.


Trois octobre deux mille vingt. En hommage et à la mémoire de Seloua M’Hamdi,tunisienne, bédouine, sauvage et libre, amoureuse et nostalgique, décédée à Bruxelles en cette fin de septembre. Ce texte lui est dédié.

Seloua M’Hamdi m’a bouleversé par sa présence, bien que je ne l’aie plus croisée depuis quelques années.

Je cherche des mots, pas les plus fréquents, ni les expressions qui comptent, seulement des mots étrangers, comme elle l’était, elle, étrangère. Des mots, dis-je, qui ne soient ni trop loin ni trop près. Des petits mots qui l’enchanteraient et s’aviveraient de reconnaissance.

Décidément, il est des vies qui nous quittent par trop de plein de vie, justement, et de sensibilité…

Tarek Essaker

☛ PASSAGE DES ARCHIVES | TEXTES EN LIGNE … 17 écrits de 1989 à 2020 …  200 pages … À [re]découvrir, lire et relire en toute liberté…   

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