DISPONIBLE EN LIBRAIRIE

DE L’INÉDIT… À L’ÉDITION | VERSION 11/02/2021 | Ce texte fragmentaire et fragmenté, daté originellement de 2018, est constitué d’EXTRAITS, définitivement en suspens, d’un ensemble improbable dont les éclats épars et séparés auront alimenté d’autres pans d’écriture. Peut-être ainsi se reconstitue-t-il au fil du temps… Les trois extraits ci-dessous sont à la base de la publication désormais en librairie, mais, antérieurs à elle, ils peuvent présenter de sensibles différences avec l’édition finale.

LA FILLE DE LA RIVIÈRE | TAREK ESSAKER

ILLUSTRATIONS ORIGINALES de Hanan Bouanani, peintre belgo-marocaine, dédiées spécialement à LA FILLE DE LA RIVIÈRE [présente page et couverture du livre]. Nous l’en remercions très cordialement. En savoir plus sur son travail pictural : ☛ VOIR+

INFORMATION DE L’ÉDITEUR 16/09/2021 : Le premier livre de la rentrée est déjà disponible à la boutique Maelström. “La Fille de la Rivière” de Tarek Essaker, rootleg #8, chez maelstrÖm reEvolution à Bruxelles. Le livre sera d’abord disponible dans notre boutique, sur notre site internet. Pour le commander et en lire un extrait sur notre site, ☛ C’EST ICI

ÉVÉNEMENTS LIÉS À LA PUBLICATION :

MARDI 26 OCTOBRE à 20 h à Liège | présentation du livre et lectures par l’auteur au Blues Sphere.

Du MERCREDI 20 au DIMANCHE 24 OCTOBRE | STAND MAELSTRÖM | MARCHÉ DE LA POÉSIE | Place Saint-Sulpice, Paris, 6e.

VENDREDI 24 SEPTEMBRE entre 20 h à 23 h à Bruxelles | Présentation et lecture par Tarek Essaker au 140 dans la cadre du Temps 2 du fiEstival *15 L’ATHANOR.

LUNDI 20 SEPTEMBRE à 18 h 30 à Bruxelles | Sortie et présentation du livre, en présence de l’auteur, au DK à Saint-Gilles.

TRADUCTION… TRADUCCIÓN… TRADUZIONE…

LA NIÑA DEL RÍO | TRADUCCIÓN AL ESPAÑOL [CASTELLANO] DE PATRICIA MENSA [PRIMERA PÁGINA], PUBLICADA EN SU PÁGINA DE FACEBOOK | CON NUESTRO SINCERO AGRADECIMIENTO | TAMBIÉN LEA SU TRADUCCIÓN DE ☞ ÉCOUTE LE CHUCHOTEMENT DU SILENCE | ESCUCHA EL SUSURRO DEL SILENCIO

Todo lo que importa es la sombra, sin vida que contar, sin forma precisa ni descanso útil. Quizás sea la medianoche y su noche, el amanecer y el instante de su alba. Eso es todo lo que importa, ella sola, en mitad de dos orillas, ni de un lado ni del otro. Río arriba y río abajo de la cuestión, entre la vertiente y su gemala, en la escala de una corriente de aire.

Sin saber nada, sin poder hacer nada, sin sentir nada, sin querer nada. Hasta el momento en que oye ese ruido que no cesará ya nunca jamás, saliendo de los confines de todo su cuerpo, comme un grito en irrupción, como un barranco desbordado, como una pregunta que ahoga sus márgenes, arrastrándolo con su ira. Es el momento preciso del despertar, el instante que une el principio y el fin, cuando todo se prepara par florecer, brotar y callar al mismo tiempo. Un grito. … Solo un grito.

[Inicio del texto]

LA RAGAZZA DEL FIUME | TRADUZIONE IN ITALIANO DI BARBARA [PRIMERA PAGINA] | GRAZIE MILLE

E’ tutto cio’ che conta, solo l’ombra conta, nessuna vita da raccontare, nessuna forma precisa, nemmeno riposo utile. Forse é un intermezzo di notte,un istante nell’ albeggiare dell’alba. Quel che conta é lei, sola tra due sponde, nel mezzo, né da una parte né dall’altra. A monte e a valle della stessa domanda. Da una parte e dall’altra lei, a riposo nella corrente.

Non sa e non puo’niente, non sente né vuole niente, finché non ascolta quel rumore, per sempre incessante, che viene dai confini del suo corpo, come l’irrompere di un grido, come una frana che travolge, una domanda che inonda gli argini e trascina via ogni cosa inghiottendola nella sua rabbia. Si dice sia il momento preciso del risveglio, quell’istante che é al tempo stesso inizio e fine, dove tutto inizia a schiudersi, sgorga e poi tace. E’ un grido… solamente un grido.

[Inizio del testo]

ÉCLATS DE VOIX… ÉCLATS DE VOIX… ÉCLATS DE VOIX…

Belle, bien ancrée dans l’instable, s’envolant avec l’air de l’espoir, avec l’eau courante de l’avenir, du devenir. Contre courant et marée, elle rame, se sent désillusionnée, fatiguée mais naviguant toujours pour de nouveaux rivages. Rafika.

Un titre essentiel. Je vais me fabriquer un hors temps à moi pour lire ce nouveau texte. Merci, toi, le vivant. Morjane.

 

J’ai espéré le pays
Me voilà sans patrie
J’ai espéré les mers
La pluie m’a noyé

تمنيت البلاد
فصرت بلا وطن
تمنيت البحار
فأغرقني المطر

Maher Ayoub [Traduction T.E.]

Merci, Tarek. La réussite de faire couler comme une source à laquelle j’ai confiance de boire. Merci de toi. Madeleine Touderte.

Tarek Essaker marche sur un sol léger et un ciel sans concession. Chaque mot mis bout à bout introduit simultanément du sol et du ciel. Au fur et à mesure que les phrases se déploient, la vie palpite dans nos veines comme au moment où l’amour s’en va ou quand il nous irrigue de fond en comble. Werner Moron.

Honorée, Tarek, d’avoir le privilège de découvrir vos textes ce matin. Merci de votre confiance…, je partage avec ceux qui apprécieront aussi la qualité de votre travail. Jennifer Pelage.

Félicitations : après Gamra, Hajer, La Fille de la Riviere vient consolider un trio qui incarne la tourmente de la vie, ses frustrations et ses espoirs. Rafica Bhouri (à l’annonce de la parution en librairie).

HOMMAGE

Trois octobre deux mille vingt. En hommage et à la mémoire de Seloua M’Hamdi, tunisienne, bédouine, sauvage et libre, amoureuse et nostalgique, décédée à Bruxelles en cette fin de septembre. Ce texte lui est dédié.

Seloua M’Hamdi m’a bouleversé par sa présence, bien que je ne l’aie plus croisée depuis quelques années.

Je cherche des mots, pas les plus fréquents, ni les expressions qui comptent, seulement des mots étrangers, comme elle l’était, elle, étrangère. Des mots, dis-je, qui ne soient ni trop loin ni trop près. Des petits mots qui l’enchanteraient et s’aviveraient de reconnaissance.

Décidément, il est des vies qui nous quittent par trop de plein de vie, justement, et de sensibilité…

Tarek Essaker

1 réflexion au sujet de « LA FILLE DE LA RIVIÈRE [TAREK ESSAKER] »

  1. Hasard de la lecture, et en contrepoint peut-être, en ce jour inaugural, 20 septembre 2021 :

    “Vastes, pays de roseaux au bord des fleuves, pays de chasseurs et d’angoisse : ses rives irrégulières pénètrent, tels des caps sales, dans les eaux d’un jaune plombé, et se creusent en criques limoneuses, faites pour des bateaux miniatures, en ruisseaux dont les eaux miroitent à la surface de la vase, cachée parmi les tiges d’un vert noir des roseaux, où l’on ne peut marcher.

    La désolation est celle d’un ciel gris et mort, se ridant par endroits de nuages plus noirs que le fond du ciel. Je ne sens pas de vent, mais il existe, et l’autre rive, en fait, est une grande île derrière laquelle on devine – quel fleuve vaste et désert – l’autre rive, la vraie, allongée dans le lointain sans relief.

    Personne ne parvient là-bas, n’y parviendra jamais. Même si, par une fuite contradictoire du temps et de l’espace, je pouvais m’évader du monde jusque dans ce paysage, personne ne m’y rejoindrait jamais. J’y attendrais vainement quelque chose, sans savoir quoi, et il n’y aurait, à la fin de tout, que la lente tombée de la nuit, et l’espace tout entier deviendrait lentement de la couleur des nuages les plus noirs, qui s’enfonceraient peu à peu dans le ciel aboli.”

    Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité, #51, p. 85. Christian Bourgois Éd., 1991.

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