LE MYSTÈRE DES ANNEAUX D’OR

concorde250x223Voici quelques mois, traversant le pont Alexandre III, à deux pas de la place de la Concorde et à quelques pas de moi, une jeune femme se penche et, étonnée, ramasse un gros anneau d’or. Elle se retourne pour voir s’il n’appartient pas à quelque passant qui vient de le perdre. Personne en vue. Elle m’interpelle, me montre l’anneau, constate qu’il est poinçonné, me demande qu’en faire. Je lui suggère d’aller le déposer aux “Objets trouvés”, ou de le conserver ; ce qu’elle refuse prétextant qu’elle est évangéliste et ne peut porter de bijoux. Elle se propose alors de me l’offrir, cela porte bonheur, dit-elle. Je refuse. Elle insiste. Je m’éloigne.

[…]

Ce matin même, à l’entrée de la place de la Concorde, à quelques pas, en face de moi, une jeune femme se baisse, porte la main au sol et se relève pour me montrer un gros anneau d’or manifestement trop large pour le doigt auquel elle l’enfile. Se ravisant, elle me dit alors vouloir m’en faire cadeau. Je refuse et m’éloigne.

[…]

Quelques dizaines de mètres plus loin, une jeune femme s’accroche à un couple de touristes qui tente de s’éloigner. Le monsieur, étonné, tient alors au creux de la main le gros anneau d’or que le jeune femme venait de ramasser…

[…]

… À me souvenir, il me semble bien qu’en chaque circonstance l’anneau n’était pas aux pieds des jeunes femmes quand elles se sont baissées, il apparut quand elle se sont relevées pour le montrer. Et, chaque fois, il s’agissait du même gros anneau, très large, fortement bombé, conçu pour un très gros doigt ; et, chaque fois, les trois jeunes femmes, bien mises, avaient le même accent “étrange”.

Publié initialement dans les pages ‘Chemin faisant’ du site sous le clavier, la page, en date du 24/06/2005.

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