LE PIRE DES SALAUDS… [HOMMAGE À JACQUES VERGÈS, L’HOMME BLESSÉ]

Humaniste déjà, vous dites : “Au regard de la justice, même le pire des salauds a le droit d’être défendu.” Humaniste toujours, vous dites encore : “Quand un Jacques Vergès s’obstine à défendre les pires des salauds, il devient lui-même le pire des salauds.” (Comme le chantait Boby Lapointe : “Comprenne qui pourra !” )
 
Il y a en tout humaniste ‘occidental’ un colonialiste et un impérialiste qui s’ignorent. Et cela, Jacques Vergès, ‘métèque’ que vous étiez, dès l’enfance, vous l’avez intensément ressenti et intimement compris ; ce stigmate-là, vous l’avez porté toute votre vie : il légitime votre combat et personne d’autre que vous n’aviez à en répondre.

 

En souvenir de ce fameux cigare jamais fumé…

 

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8 réflexions au sujet de “LE PIRE DES SALAUDS… [HOMMAGE À JACQUES VERGÈS, L’HOMME BLESSÉ]”

  1. J’ai oublié un clin d’œil pour excentric-news,
    Dans l’éditorial du livre mentionné:
    “Concentrique est l’itinéraire de cet excentrique”
    Je suis plutôt cartésien, mais ça me plait bien…

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  2. Cher Vincent,
    Je partage ton analyse, et je retrouve un passage du livre “LE SALAUD LUMINEUX”, pour mieux comprendre l’énigmatique Vergès:
    A la demande du WHO’S WHO IN FRANCE de remplir un questionnaire pour y figurer, il répond:
    Madame,

    Je reçois votre invitation et vous en remercie vivement.

    Malheureusement, je dois la décliner car je ne pourrais supporter longtemps le voisinage de la moitié des occupants de votre annuaire qui représentent tout ce que j’ abhorre en ce siècle: la culture de l’énarque, l’élégance du parvenu et la morale du faussaire, tous humanistes.

    Avec mes regrets.

    Jacques Vergès

    Merci de me dire ce que tu en penses quant à la définition de l’énarque, du parvenu, ou du faussaire, car il me semble , en cette année 2015 soit 25 ans après ce texte la démonstration est patente.

    Vergès, visionnaire??
    Vergès humaniste… certainement!

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    • Cela correspond au ‘bonhomme’, effectivement. Merci de ce document.

      Il est toujours délicat d’évoquer Jacques Vergès tant les bonnes consciences orthodoxes sont pointilleuses à son égard. Et puis, il fallait à tout prix marginaliser, discréditer, cet empêcheur de rendre la justice en rond.

      Pour l’avoir fugitivement fréquenté, le temps d’un déjeuner journalistique en tête à tête, je conserve l’image d’un homme discret, attentif, affable, sensible. C’est tout !

      Merci de ta contribution.

      Cordialement.

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  3. Oui, j’entends bien. Mais qu’en est-il de cette humanité, la majeure partie de la nôtre, où tout un système de société, initié par une minorité (et à son profit quasi exclusif), astreint une immense majorité à une ambivalence complice sans lui laisser, trop souvent, d’autre choix que d’adopter, au mieux une duplicité douteuse, au pire une complicité perverse (celle qu’évoque La Boétie), qui n’ont rien à voir avec l’ambiguïté angélique dont vous parlez ? Ah, si cela pouvait se résoudre au plan de chaque être individuel, s’il pouvait être maître conscient et volontaire de son devenir… ! Le rêve tristement ambigu et élitaire du développement personnel…

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  4. Vincent, l’ambiguïté, à mes yeux, n’a rien de péjoratif; elle nous caractérise tous, heureusement… simplement, on la dévoile plus ou moins… Elle va avec la diachronie. Qu’en serait-il d’un être ou d’un monde absolument synchronisé, c’est à dire unifié ? Mais c’est bien ce que visent toutes les tentatives de contrôle qu’il est bon de déjouer !

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  5. … mais, il me revient, qu’entendez-vous ici par ‘ambiguïté'(…il tenait à son ambiguïté) ? L’ambiguïté, n’est-ce pas nous, Européens, Occidentaux, dominants, colonialistes et impérialistes, qui l’induisons chez ceux, qui pour devoir/pouvoir être, de manière ambivalente, des nôtres, doivent dramatiquement, existentiellement et socialement, l’assumer dans leur être, pour notre compte, et à leur détriment. Relire, notamment, quant à cette problématique, les ‘Lettres de prison’ de Gramsci , ou encore, plus relativement, les écrits de Franz Fanon, ou même encore, d’autre manière, ceux d’Aimé Césaire, entre autres.

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  6. Son ‘ambiguïté’, certes ; car il aimait, je pense, à laisser ses détracteurs mariner dans leur m…arécage. Je me souviens, quant à moi, d’un homme à la fois distant et proche, retenu et curieux, discret et attentif… Soit !

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