NANCY DE DUNDEE [LOUIS CALAFERTE]

Nancy
qui était si petite
si frêle
là-bas
dans la chambre aux saveurs des noirs embruns de mer
Nancy
avec ton regard vert
tes petits cheveux de chien fou
vaguement roux
et qui croyait encore aux choses interdites
Nancy
que ma mémoire emporte
et que je ne reverrai pas
le destin nous ferme ses portes
Tu étais de Dundee
n’est-ce pas

Louis Calaferte, Londoniennes, Gallimard, 1996.

3 réflexions au sujet de “NANCY DE DUNDEE [LOUIS CALAFERTE]”

  1. Je pense à la simplicité de certains poèmes de Philippe Soupault:

    Je ne dors pas Georgia
    Je lance des flèches dans la nuit Georgia
    j’attends Georgia
    Le feu est comme la neige Georgia
    La nuit est ma voisine Georgia
    J’écoute les bruits tous sans exception Georgia
    je vois la fumée qui monte et qui fuit Georgia
    je marche à pas de loup dans l’ombre

Laisser un commentaire

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.