NE PAS ÊTRE CELUI QUE JE SUIS [BASILE SUREAU]

    

BASILE SUREAU

 

Dans la mesure où il s’accepte, l’homme s’enfonce dans la profondeur de sa nature qui est négation. Ainsi ne sois pas toi si tu ne veux être perdu.

 

 

Tu sais que ce n’est pas la recherche du bonheur qui est le grand mobile des actions des hommes, mais le souhait inhérent à chacun de tes actes, Ne pas être celui que je suis.

 

3 réflexions au sujet de “NE PAS ÊTRE CELUI QUE JE SUIS [BASILE SUREAU]”

  1. Oui, certes, tant que l’on maintient le fameux ‘cogito’ au centre du dispositif (de pensée)… mais, si de manière plus insidieuse – ou subversive – je m’interroge, par ex. théologiquement, sur ce qui peut ainsi motiver notre Basile à nier ainsi son ‘ego’, je découvre que son ancêtre, le ‘basileus’, ne devait cesser de jongler entre la mission divine qu’il s’était assignée, et le légitimait, et, le possible revers de médaille (souvent grecque, en l’occurrence) qui faisait que, dans le désaveu, il se trouvait nié, désavoué et, au propre comme au figuré, souvent renvoyé à son réel et définitif aveuglement. On peut peut-être alors mieux comprendre ce ‘Ne pas être celui que je suis’. Mais ce n’est là qu’une hypothèse.

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  2. Pour s’accepter, encore faudrait-il pouvoir se définir. Or qui est-on? Dès lors que,pour ma part, je me pose la question, il me paraît bien difficile de décider ou non d’être moi.Qu’accepterais-je d’être ou de ne pas être? Vaste et intéressante question.Évidemment, si, à s’accepter,on s’enfonce dans la négation, ne pas s’accepter serait négation de la négation? Un jeu sur le oui et le non? Peut-être…

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