NOM DE TCHAN !


Dans la vieille Chine, au sortir de l’office, enthousiastes, des fidèles se précipitent vers le moine prêcheur tchan* :

— Maître, nous sommes venus de loin pour vous écouter et nous aimerions suivre votre enseignement, où peut-on vous trouver ?

— Ici, au monastère… et, si je n’y suis point, cherchez-moi à l’épicerie, à l’auberge ou au bordel.

 

Dai Xiaolian / L’art de la cithare Qin
Shenren chang / Allégresse spirituelle
 

Extrait du recueil Xilu tang qintong de 1549 et attribuée à Yao des Tang, cette pièce lui aurait été inspirée par une divinité apparue en jouant du qin. Mais, dès l’époque Han, le Répertoire folklorique / Fengsu tong y voit une musique révélée, née de l’harmonie du Tao.
 
Pour N.C. et à propos de ceci…
*D’inspiration taoïste, le tchan chinois est à l’origine du zen japonais.
Moine taoïste faisant la sieste, Pékin, 2006.
 

4 réflexions au sujet de “NOM DE TCHAN !”

  1. Il est vrai que fourmillent les anecdotes relatives aux moines qui méditent en dormant. Pécheur, cependant, j’en doute, tant cette notion appartient à notre ‘complexe’ culturel et religieux, inséparablement. Par ailleurs, le raccourci pris ici entre taoïsme et bouddhisme tchan ou zen est, bien sûr, sujet à caution ; d’autant qu’il convient de bien distinguer le fatras de croyances et de superstitions du taoïsme religieux (populaire) de la philosophie sous-jacente infiniment plus épurée (apanage des ‘lettrés). C’est elle qui innerve le tchan.

  2. Bien sûr, c’est disons la sagesse plutôt que la philosophie qui m’intéresse dans le Tao.

    Aucune place en effet pour le pécheur, né du religieux occidental issu de la philosophie de même origine.

    C’était un clin d’oeil, pour le fun, après l’évocation du bordel !

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