SAINT-SILENCE [JOÉ BOUSQUET]

L’avenir qui tremblait d’avoir couru sur elle
n’ayant su m’exaucer sans renverser mes jours
j’écris sur le collier de notre chien fidèle
que chez nous le hasard est mort de mon amour
Rue où l’homme se perd d’entendre ce qu’il voit
quelqu’un avait frappé la mort m’ouvrant la porte
voulut qu’entre mes pas le vent cueilli pour toi
fît à mes vers ce don que nul écho n’emporte
d’un cœur qui se fermait pour écouter ta voix

 

Joé Bousquet, Nous passerons l’espérance,
La Connaissance du soir, Gallimard, 1947.

1 réflexion au sujet de “SAINT-SILENCE [JOÉ BOUSQUET]

Laisser un commentaire

*