SHAKESPEARE & CO


Horatio: He waxes desperate with imagination.

Marcellus: Let’s follow. ‘Tis not fit thus to obey him.
Horatio: Have after. To what issue will this come?
Marcellus: Something is rotten in the state of Denmark.
Horatio: Heaven will direct it.
Marcellus: Nay, let’s follow him. [Exeunt.]

The rest is silence.

18 réflexions au sujet de “SHAKESPEARE & CO”

  1. “Chaque fois que j’ai lu Shakespeare,il ma semblé que je déchiquetais la cervelle d’un jaguar”. LAUTREAMONT.

    Je profite de mon passage pour vous dire qu’encore une fois votre commentaire sur “les Préraphaélites” m’a éblouie par la pertinence de votre pensée, et, que je viens d’y répondre.

    Bien à vous. Hécate

  2. Sachez, très chère H., que dramaturge à mon onirique manière, je suis souvent effaré – heureux d’effarement – de la façon dont l’on monte le pauvre et fier Shakespeare… Je me souviens d’un ‘Songe d’une nuit d’été’… mais où… et par qui… ? Oh l’onirisme de Shakespeare, précieux, très précieux… Isidore n’a pas tort. Vraiment !

  3. Certes… Et que diriez-vous d’un mauvais jardinier tel qu’Iwan Gilkin ?

    Me feriez-vous l’honneur et le plaisir de m’avouer que vous le connaissez ?

    Sinon, eh! bien vous êtes bon pour un tour de plus sur le fil d’archal !

    Encore… Hécate!

  4. Un tel mauvais jardinier pouvait aussi en croiser un autre au souffle plus puissant. Je pense à Émile Verhaeren. Je n’ai pas de réelle faiblesse pour les écrivains belges (francophones) de la décadence symboliste à l’exception peut-être de Georges Rodenbach dont j’aime beaucoup sa ‘Bruges-la-morte’, que je conseille vivement – et la bière acidulée homonyme, à déguster avec quelques crevettes grises au retour de la pêche sur les quais de Nieuport.

    Pour avoir passé quelques vingt années dans ce ‘fichu’ pays, il me reste le plaisir d’y avoir rencontré les derniers surréalistes (de La Louvière), autrement oxygénés que leurs confrères français bretonnant, de savoir que là, à son époque, Mallarmé y trouvait plus de compréhension qu’en France et surtout d’y avoir connu et côtoyé un vrai et grand poète, encore mal connu ici, Jacques Izoard , animateur des Cahiers de l’Atelier de l’Agneau, hélas foudroyé au cœur récemment. Avec un peu de chance, nos télévisions intelligentes présenteront peut-être bientôt un beau portrait de lui réalisé par un ami et complice en projets vidéo – voir ici ‘Le marron solitaire’. Une petite illustration de J.I. dans les pages de mon autre ami – et aussi son ami – Tarek Essaker, auxquelles on accède quelque part ici plus bas à droite. Comme d’habitude, je dois extraire de mes archives et republier l’une ou l’autre page consacrée à Jacques. Sa biographie est dans Wikipédia et, pauvre consolation posthume, l’université commence enfin à s’intéresser à lui.

    Il me faudrait aussi parler de la peinture et du cinéma belges. Vaste sujet.

    À toujours vous lire.

    Votre.

  5. Rodenbach et son livre “Bruges-la-morte” fit mes délices ,et Stéphane Pisella sur les ondes ne déparait pas son univers en ajoutant une illustration sonore, j’ai encore le timbre de sa voix en ma mémoire, quel onirisme! C’est loin tout cela.

    Ainsi vous et la Belgique…

    J’ai souvenance de la maison de James Ensor à Ostende… les coqillages, le chapeau du peintre…, la raie peinte…

    La poèsie symboliste, vous le devinez fut importante pour moi… et Maeterlinck que j’ai eu plaisir à lire lors de festival de poésie ; plus particulièrement au château de Seuilly où il séjourna à une période de sa vie.

    votre Hécate

  6. Peut-être dois-je trop à une certaine poésie scolaire cette réticence au symbolisme ? Et puis, mon côté nocturne celte (ma grand-mère se disait gauloise) a depuis longtemps déjà assumé son syncrétisme avec les cultures solaires méditerranéennes… quant à dire que je suis devenu phénicien, même si je fréquente assidûment les domaines d’Élisha…

  7. Retour à Gilkin : je connais à Bruxelles quelques excellentes librairies de livres d’occasion et anciens où je jetterai un œil pour vous lors d’un prochain séjour-là. Si cela vous agrée.

    Bien à vous.

  8. Bien sûr que ce serait formidable si vous me trouviez un recueil des poésies de Gilkin ! Depuis mon adolescence je cherche au hasard ,et, parfois des poésies éparses ici ou là se sont présentées. Je possède une biographie du poète par Raymond Trousson aux éditions Labor,toujours au hasard, et cela m’a aidée à écrire mon texte sur Gilkin. Vraiment merci à vous de cette proposition. (sauf, si le recueil était trop coûteux, car mon budget livre est limité…)

    Bien à vous.

    Hécate

  9. Par maladresse j’ai perdu le texte que je venais de vous faire.Merci du lien que j’ai un peu vu,pas trop, car la fatigue des yeux… Je découvre un rapport de Maeterlinck avec Novalis… Pas étonnant à y penser? J’aime les deux… Gilkin est vraiment beaucoup cité,en effet. Cela me fait plaisir. Et de converser avec vous. Bien que je ne sois pas bien à votre niveau… Autant le dire :ma vie a été telle que je n’ai pratiquement pas fait d’études. Vous avez ici ,une créature assez marginale. isons,une destinée “maudite”,c ela me colle bien !!!J e le dis avec humour, mais cela cache pas mal de difficultés, de souffrances. Passons. Vous aurez à constater mes manques,vous en avez vu un peu. Si vous n’êtes pas découragé,cela me va. Panaït Istrati m’a bouleversée, touchée, par son oeuvre, sa vie d’errant, de marginal, avec sa soif de lire, d’écrire, assis dans une rue,a vec un livre, un choix, manger, ou s’acheter un livre, apprendre à écrire, malgré sa misère… La passion des choses,je l’ai aussi. Je préfère éviter toute confusion sur moi. Je tenais à vous le dire. Ethique personnelle. Et sincèrité. Ne pas passer pour ce que je ne suis pas. Voila.

    Merci de votre indulgence envers mes faiblesses.Et merci de dialoguer avec cet esprit si vif,et si aimable aussi. J’ai beaucoup de chance pour mes débuts sur la toile de rencontrer tant de qualité d’être en si peu de temps.Nous continuons ?… votre Hécate.

  10. Merci Hécate. Je vous lis avec attention et ai déjà dit par ailleurs dans vos pages ce que j’en pensais.

    Quant à puiser aux mille sources de l’expression, voyez du côté de ‘www.scribd.com’ ; c’est une très bonne et riche bibliothèque partagée. Anglo-saxonne certes, à la racine, mais on y trouve pas mal de choses intéressantes en français et dans bien d’autres langues (je l’utilise largement pour l’espagnol et le roumain)… et l’on peut y publier.

    J’apprécie toujours plus de vous lire, malgré vos petites manies (j’ai les miennes aussi ! 😉 Merci de la chaude hospitalité du Fil d’Archal.

    Bonne journée encore.

  11. Je ne sais ce que sont les petite manies que vous détecter : vous avez un exemple ? (les miennes ? … on apprend sur soi avec le regard de l’autre… je vous dirais si je suis d’accord ou non… c’est amusant après tout). Vos ressources sont multiples… et vos indications généreuses. Je jongle encore mal avec cet instrument qu’est l’ordinateur, j’essaie… Le fil d’archal vous est ouvert, il est fait pour le partage… H

  12. Oh, rien de bien grave, ne vous inquiétez pas. Je pense tout simplement à cette petite propension à la chiromancie et autres pratiques ‘obscures’. Cela m’a toujours beaucoup amusé chez Victor Hugo, par exemple. C’était dans l’air du temps. Ce fut aussi, selon moi, une dérive de certains surréalistes : partir du rêve éveillé pour aboutir je ne sais trop où ? Je ne critique pas. J’essaie de mettre un frein à mon rationalisme, mais… Disons que c’est mon habituel regard ironique (je fus cynique mais cela a fait trop de mal), et maintenant largement désabusé, sur les hommes et le monde. Mon père disait avec un fin sourire : ‘Triste spectacle de l’humanité souffrante !’

  13. Je vois… si dérive il y a… voir du côté de Shakespeare qui a dit que… et Calderon donc ! “… Qu’est-ce que la vie? Un délire.Qu’est donc la vie ? Une illusion, une ombre, une fiction ; le plus grand bien est peu de chose, car toute la vie n’est qu’un songe,et les songes rien que des songes”.
    Le cynisme est ravageur, l’ayant pratiqué… il ne facilite pas les rapports humains… mais c’est une protection, un bouclier défensif.Hécate

  14. En effet, le cynisme est ravageur : insupportable aux autres, atroce pour soi-même. Qu’il soit un bouclier défensif, c’est sûr… mais un bouclier bourré de dards en son revers. Avec un tel dispositif, nous sommes et notre pire bourreau et notre plus douloureuse victime.

    Cordialement.

  15. Oui, et je pense qu’en ses derniers temps, on lui en fit payer bien malignement et injustement le prix fort. Il est de ses morts qui sont très pitoyables : Nerval, Baudelaire, Verlaine… Au moins, le pauvre Van Gogh a pu maîtriser quelque peu son ‘destin’ !

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