IL Y AVAIT UN ENFANT PAUVRE D’ALGÉRIE [PHILIPPE LOUIT]

Hier, une amie algéroise me confiait son bouleversement : l’ancienne femme de ménage de son bureau, une entreprise de recrutement de cadres, sur le port d’Alger, qui avait travaillé là 6 à 7 ans, déjà gravement malade depuis longtemps, venait de mourir : Quelle vie ! La nôtre a adopté un garçon et une fille. … Lire plus…

GUERRE…, MAIS GUÈRE !

La fin de l’hiver était douce et autorisait de saines promenades à travers les gravières — les ‘grèvières’, comme on dit ici — et le long du canal. Je m’avançais donc de mon bon pas et finissait par rejoindre un couple arrếté qui contemplait un envol d’oiseau : — C’est un cygne, disait-elle. — Non, … Lire plus…

JEUNES FILLES, NE VOUS MARIEZ PAS AVEC DES MARINS, MES SŒURS, N’AIMEZ PAS LES MARINS…

La mer, les marins, l’ailleurs, l’aventure… Mais aussi l’abandon, la solitude de l’aimée abandonnée. Des ‘figures’ comme celle du ‘marin’ inondent le folklore du monde entier — il y a tant de mers, tant de marins, tant d’amoureuses délaissées… Un peu par hasard, comme d’habitude, je trouve deux illustrations de cela. L’une, la première, vient … Lire plus…

ADIEU VAGABONDE SURPRISE PAR LE FROID [KATEB YACINE]

  Le 3 juillet 1962, la France proclamait l’indépendance de l’Algérie et, officiellement, nouvel État, l’Algérie le faisait le 5 juillet. Plus de huit ans (officiellement, dix-sept en réalité) de conflit, de combats, d’atrocités, puis les accords d’Évian, permettaient enfin, après cent quarante années de colonisation, aux Algériens d’exister explicitement comme peuple, nation et état. … Lire plus…

LE PRISONNIER LIMPIDE [JEAN SÉNAC]

  Le pain nu brise le bois sanguin l’eau fière délie les gorges d’alouette nous conjuguons l’amour du présent temporel Raison raison creusée au mur d’incertitude à la pointe de l’ongle le temps des étangs graves s’achemine à travers les nuages inquiets les aigles innocents Déjà tu revendiques l’éveil du bouton d’or l’olive matinale ta … Lire plus…