DE TAILLE, D’ARBRE, DE HACHE ET D’OR [LIE-TSEU / LIE ZI]

FANTAISIE D’UN PAUVRE Un homme de Song, en se promenant, trouva sur sa route la moitié d’une taille que quelqu’un avait perdue. Rentré chez lui, il la cacha et, en secret, il ne faisait que compter les coches. Un jour il dit à son voisin : “Attendez, il est possible que vous me voyiez riche.” … Lire plus…

TOAST SOLITAIRE À LA LUNE [LI BAI]

    TOAST SOLITAIRE À LA LUNE Poème en style ancien     Parmi les fleurs, un pot d’alcool Je lève ma coupe j’invite la claire lune Je bois seul, sans partenaire Avec mon ombre, cela fait trois personnes La lune certes ne sait pas boire Mon ombre en vain suit mon corps Pour le … Lire plus…

UN PHILOSOPHE POUR RESPIRER [TCHOUANG-TSEU / ELIAS CANETTI]

Depuis Tchouang-Tseu, les présocratiques et la sagesse “antique” il y a eu la “philosophie” dont François Jullien* écrit qu’“elle a bien trop besoin de la sagesse pour se hausser — pour se gausser ; comme pour se défausser sur elle du rôle (‘vulgaire’) qu’elle n’entend pas jouer. Car, en même temps que la philosophie couvre … Lire plus…

1061, TEMPLE DE MIANCHI [SU DONG-PO]

La vie humaine, jusqu’où va-t-elle ? à quoi ressemble-t-elle ? Elle doit sembler un cygne qui vole, se pose sur la neige ou la fange Sur la fange, il arrive qu’il laisse vestiges de ses griffes Le cygne s’envole, savoir où ? est ? ou ouest ? Le vieux moine est déjà mort, devenu neuve … Lire plus…

JEUX D’ENCRE [WEN TONG / YOLAINE ESCANDE]

Du général au particulier… En février, j’avais donné un exemple [… L’HOMME S’ÉCRIT EN MAJUSCULE]  de “l’universel” qui préside à la calligraphie chinoise ; c’était à l’ouverture d’une lecture qui aujourd’hui se termine… dans le particulier. En effet, Yolaine Escande, avec précision, nous montre, en conclusion de son livre, combien — et comment — la … Lire plus…

… L’HOMME S’ÉCRIT EN MAJUSCULE [YOLAINE ESCANDE / SHEN PENG]

  Dans la Chine traditionnelle, les arts sont des activités liées à l’écriture, ainsi même la musique, la poésie et les rites. Et c’est dans un monde en perpétuel changement, tel que le conçoivent les Chinois, qu’émergent des signes de cohérence que l’on appelle wen, exprimant l’intelligibilité de l’univers. Ce sont ces signes que le … Lire plus…

AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE ‘LIVRE’

  Chaque culture, chaque civilisation s’invente ses origines — les mythes y pourvoient — ; la Chine, l’ancienne Chine, voit, elle, dans l’origine un état idéal où régnait en maître le ‘Vide’, l’ ‘Indifférencié’. Puis vint la lente dégradation, la ‘matérialisation’, du ‘céleste’ vers le ‘terrestre’, mais il fallut bien que la mémoire, les traces … Lire plus…

1061,TEMPLE DE MIANCHI [SU DONG-PO]

  Archétype de la poésie chinoise classique telle qu’on la rêve. Su Dong-po, poète, peintre, calligraphe, fut un de ses plus grands rêveurs. Avec elle, avec lui, cheminer, en deça — et non hors — de toute actualité. Taoïstement. La vie humaine, jusqu’où va-t-elle ? à quoi ressemble-t-elle ? Elle doit sembler un cygne qui … Lire plus…

CAMARADE TCHOUANG-TSEU [ELIAS CANETTI]

La réalité du fantastique chez Tchouang Tseu. Elle ne se réduit jamais à quelque idéal. L’intangible, c’est la réalité et non pas quelque chose qui se trouve derrière elle. Ce qui m’a toujours attiré dans le taoïsme, c’est qu’il connaît et approuve la transformation sans pour autant aboutir à la position de l’idéalisme indien ou … Lire plus…

LA PASSE DU SOLEIL [WANG WEI]

Portrait de Fu Sheng, attribué à Wang Wei   Dai Xiaolian / L’art de la cithare QinYangguan san die / Trois variations sur la passe du soleil La pluie du matin a nettoyé la poussière du bourg Devant l’auberge, les saules ont des couleurs fraîches Buvez mon ami, buvez encore un verre, Là-bas, derrière la … Lire plus…