… LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS

Dans nos campagnes d’antan, aux jours les plus courts, les plus rudes, tous travaux de la terre suspendus, la veillée rassemblait autour de l’âtre le petit peuple pour y narrer, magnifiés, des faits devenus extraordinaires et des prodiges rompant avec la banalité et la répétition monotone des travaux quotidiens et saisonniers ancestraux. Cet imaginaire, malgré … Lire plus…

LA ROUTE D’UN AMI [ARMEN TARPINIAN]

L’homme assis devant un fruit mort, devant une poussière de foudre, l’homme assis devant lui-même, l’homme qui voudrait oublier l’eau, nier les rayons de l’attente, maudire le vin, sécher le sang, pulvériser la pierre avec sa tête, ne plus sentir ses mains, ses anciennes mains tissées de lumière, culbutées de souffrance, ne plus sentir sur … Lire plus…

… L’HOMME S’ÉCRIT EN MAJUSCULE [YOLAINE ESCANDE / SHEN PENG]

  Dans la Chine traditionnelle, les arts sont des activités liées à l’écriture, ainsi même la musique, la poésie et les rites. Et c’est dans un monde en perpétuel changement, tel que le conçoivent les Chinois, qu’émergent des signes de cohérence que l’on appelle wen, exprimant l’intelligibilité de l’univers. Ce sont ces signes que le … Lire plus…

MOURIR, DRÔLE D’IDÉE !

L’homme immortel défie le temps et ne se pose pas la question de son éternité ; il n’est agité par nulle angoisse existentielle. Condamné à indéfiniment se survivre, il n’est aucunement préoccupé d’assurer une postérité. Immobile, sans futur, inlassablement face à lui-même, s’ignorant (il est le Tout, l’univers), et à ses semblables dont il ne … Lire plus…

HOMMES, SOUVENEZ-VOUS DES MARCHES ET DES HALTES [HENRI PICHETTE]

Hommes, souvenez-vous des marches et des haltes. Hommes, la gorge en feu, nous bûmes aux fontaines. Hommes penchés dehors, les trains vous emportaient. Hommes, je vous revois offrir des roses rouges. Hommes, mes délicats, vous tuiez des oiseaux. Hommes à tout venant les veillées vous fanèrent. Hommes, descendez l’eau, debout sur les  péniches… Faites encor … Lire plus…

‘HUMANIMALITÉ’ OU BESTIALITÉ ?

‘L’homme est un loup pour l’homme’, la sentence est de Thomas Hobbes et elle a valeur de métaphore à l’usage d’une certaine philosophie politique, mais il est bien difficile de la retourner ; les loups ne comprennent pas quand on leur clame : ‘Le loup est un homme pour le loup’. Il est vrai qu’inventer … Lire plus…

HOMME J’AI FROID… [JEAN-MARC LECHÂTEL]

homme j’ai froid parmi les hommesfermées fermées sont les croiséescomme les yeux de ceux qui mangentpousse l’herbe des ruines entre les pavésdes rues où j’emmène ma faim homme as-tu faim lorsque je déambule ? homme j’ai froid les mains tendues au-dessus du feudes hommes qui se chauffentj’imagine qu’elles repoussentdans la foi que j’emmène avec ma … Lire plus…