DES POINGS DANS DES POCHES CREVÉES [JEAN-MARC LECHÂTEL]

Il est de ces poèmes, incertains sans doute, auxquels on s’accroche, on se rallie comme à des étendards en loque. Ils nous disent aussi bien que nous-mêmes. Et qu’importe alors si la mémoire de l’auteur, elle-même, s’est effilochée au fil de l’histoire. Gageons aussi qu’il est ainsi des trames qui ne s’égarent jamais tout à … Lire plus…

HOMME J’AI FROID… [JEAN-MARC LECHÂTEL]

homme j’ai froid parmi les hommesfermées fermées sont les croiséescomme les yeux de ceux qui mangentpousse l’herbe des ruines entre les pavésdes rues où j’emmène ma faim homme as-tu faim lorsque je déambule ? homme j’ai froid les mains tendues au-dessus du feudes hommes qui se chauffentj’imagine qu’elles repoussentdans la foi que j’emmène avec ma … Lire plus…