CHEMINS PERDUS OÙ TROUVER DU BOIS [NOËLLE COMBET / HEIDEGGER]

La belle image heideggerienne des chemins perdus a, dans les lignes qui suivent, fonction de fil transversal accompagnant une promenade dans la pensée avec, mais aussi contre et au-delà de Heidegger ; la jouissance y sera approchée en tant que visée essentielle, au fil d’un parcours, mettant en perspective, des textes et des points de vue en toute amicale “déconstruction”.

“Déconstruction” aussi, dans la mesure où, m’appuyant à plusieurs reprises sur l’ouvrage de Misrahi “La jouissance d’être”, je n’en ai retenu que ce qui m’y est apparu comme mon “bien”, sans me contraindre à une lecture exhaustive, voire contradictoire en ce qui concerne certains des autres points abordés. Ce parcours m’a ramenée à Spinoza, la plupart du temps, car Misrahi tire la dernière partie de l’ “Éthique” du côté d’une liberté qu’elle contient en germe.

“L’origine est devant nous”, écrivait Heidegger.

Et si l’un des noms de cette origine future était Spinoza ? 

Lire plus…

INTERLUDE SCHUBERTIEN

Comme évoqué dans Après coup du blogue caminante, Philippe Jaccottet fait référence, au détour d’une page de ses ‘Notes du ravin’, à ‘la dernière sonate de Schubert’ en ces termes : La dernière sonate pour piano de Schubert m’étant revenue hier soir, par surprise, une fois de plus, je me suis dit simplement : “Voilà.” … Lire plus…

APRÈS COUP [PHILIPPE JACCOTTET]

  Du livre, ce jour tôt venu, de celui qui écrit, et réécrit, qui l’avait déjà dit et le redit. Obstinément. De bribe en bribe. Par-delà. Philippe Jaccottet. Et ainsi donc invite à lire. Et à relire. Écrit inséparable de l’homme. Son œil, et sa peau, à la fois. Ainsi donc : aucun progrès, pas … Lire plus…

1061, TEMPLE DE MIANCHI [SU DONG-PO]

  Archétype de la poésie chinoise classique telle qu’on la rêve. Su Dong-po, poète, peintre, calligraphe, fut un de ses plus grands rêveurs. Avec elle, avec lui, cheminer, en deça — et non hors — de toute actualité. Taoïstement. La vie humaine, jusqu’où va-t-elle ? à quoi ressemble-t-elle ? Elle doit sembler un cygne qui … Lire plus…

CETTE CHANSON… [UNE LARME SUR DES ŒILLETS]

Trente mômes juchés sur des bancs, selon la taille, l’institutrice en tailleur gris, le maire ventripotent… Le Portugal, au nord, un village, la Révolution des Œillets, quatre ans sont passés, guère plus, je suis là, moi… et ma mission culturelle — quatre copains plutôt que des officiels —, à la porte, le village nous attend … Lire plus…

INTERLUDE POUR MAYSA [MATARAZZO]

De Maysa Matarazzo [1936-1977], je ne vous dirai guère. Et, en français, même sur la toile, vous n’en trouverez pas beaucoup plus. Pourtant Maysa fut une très grande dame du spectacle au Brésil. Chanteuse, compositrice, actrice, son nom est associé à la vogue de la bossa nova. Je vous renvoie pour davantage à sa biographie … Lire plus…

AU COMMENCEMENT [VARIATION SUR ‘ELOHIM’]

    Elohim [ce nom désigne Dieu dans les premiers Livres de l’Ancien Testament, antérieurement à Jehovah ou Adonaï, et sa terminaison est celle, en hébreu, du ‘pluriel de majesté’], nous dit Harry Halbrecht, présentant l’œuvre homonyme de Giacinto Scelsi, ‘pièce la plus mystérieuse de la série [des œuvres pour ensemble à cordes], et très … Lire plus…

L’INSTANT [PAUL VALÉRY / DINAH WASHINGTON]

  En épigraphe de ‘La Mécanique des femmes’, roman terrible, Louis Calaferte inscrit, pour qui se méprendrait — et pourtant, tant se sont mépris ! — cette réflexion de Paul Valéry (Cahiers, II, Éros) : Ce n’est pas la femme, c’est le sexe. Ce n’est pas le sexe, c’est l’instant — la folie de le … Lire plus…

UNE ÉTRANGÈRE… [PHILIPPE JACCOTTET / EDVARD GRIEG]

Une étrangère s’est glissée dans mes paroles, beau masque de dentelles avec entre les mailles, deux perles, plusieurs perles, larmes ou regards. De la maison des rêves sans doute sortie, elle m’a effleuré de sa robe en passant — ou si cette soie noire était déjà sa peau, sa chevelure ? — et déjà je … Lire plus…

INTERLUDE-LAMENTO POUR LA MORT D’UN CANARI [TELEMANN / VON OTTER]

  Georg Philipp Telemann Trauer-Music eines kunsterfahren Canarienvogels, 1737 Musique funèbre pour un canari artistique, décédé dans l’année à l’immense peine de sa propriétaire. Publiée en forme de cantate pour tous les amateurs de belle musique. ♫ Anne Sofie von Otter The Drottningholm Baroque Ensemble S:a Gertrud Church, Stockholm, 1983