PAS BESOIN D’UNE DEUXIÈME PAIRE GRATUITE [JOHNNY HALLYDAY]

20 millions d’euros de coût de production, 70 semi-remorques sur la route pendant la tournée, 8 écrans géants sur bras robotisés, 4 statues géantes et un aigle surplombant les musiciens, 2000 m2 de scène sur une structure de 60 m de long et 30 m de haut, 240 000 personnes présentes au Stade de France … Lire plus…

WOODY [ALLEN]

  Une amie new-yorkaise m’a rapporté qu’un de ses proches, psychanalyste dont le cinéaste et acteur Woody Allen fût le ‘client’, lui a confié que celui-ci changeait de thérapeute à chaque nouveau film. La question intéressante est de connaître le lien de causalité entre ces deux faits (ou le ‘processus’, ajoute N.C., très pertinemment). Woody … Lire plus…

DOUCE ASTREINTE

Douce astreinte de faire taire ses propres mots afin d’en bannir toute blessure. Giacinto Scelsi / Duo pour violon et violoncelle (1965) 2/2 Calmissimo, non espressivo ♫ Carmen Fournier, violon / David Simpson, violoncelle  

(SE) VÉGÉTALISER

Irrépressiblement, certains jours, se fondre dans le rythme premier : écouter les plantes pousser. Atavisme de jardinier, (se) végétaliser.   Shakuhachi, la flûte japonaise ♫ Honshirabe / Recherche première Kōhachiro Miyata   Pour Juliette, de cet esprit-là, qui aime… et à tout(e) autre aimant, d’un très vieux monsieur qui, né en 1895, au Japon, fût … Lire plus…

L’ÉLOQUENCE DES LARMES [JEAN-LOUP CHARVET]

Tout ce qui est, tout ce qui sera, s’exprime en eaux chiffres de fuite ; dans ce cercueil liquide vos plaisirs font naufrage en leur tombe. Si tu ne le crois, retourne-toi, mortel et vois ton être, né dans le sang, né dans les larmes, goutte à goutte mourir en agonie de verre.   Giacomo … Lire plus…

… HALF THE SEED OF EUROPE, ONE BY ONE [WILFRID OWEN / BENJAMIN BRITTEN]

So Abram rose, and clave the wood, and went, And took the fire with him, and a knife. And as they sojourned both of them together, Isaac the first-born spake and said, My Father, […] Behold the preparations, fire and iron, But where the lamb for this burnt-offering? Then Abram bound the youth with belts … Lire plus…

CONFESSION D’UN ENFANT DU DEMI-SIÈCLE [À PROPOS D’ELIAS CANETTI]

Une fois croisée, la route (de la lecture) d’Elias Canetti – il est vrai que j’en poursuis la trajectoire en moi – impossible de l’oublier, impossible de s’en débarrasser. Dire ce que fût une révélation peut paraître un vain mot, trop prétentieux, trop ‘idéaliste’. Mais Canetti me révéla à moi-même dans une forme qui, enfin, … Lire plus…

J’ÉCUME LES JOURS [BORIS VIAN]

Dans la vie, l’essentiel est de porter sur tout des jugements a priori. Il apparaît, en effet, que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d’en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d’être formulées pour qu’on les suive. Il y a seulement deux … Lire plus…

A SOPHISTICATED LADY

  Il est de ces ‘formules’ qu’enveloppe une parfum de sophistication particulièrement raffinée. Toute une imagerie les accompagne ; plus exactement les suggère. Défilent des images d’un Paris de Champs Élysées et de dames élégantes posant devant une boutique de mode ou le siège d’une compagnie aérienne surannées, un Londres de Regent Street sur arrière-fond … Lire plus…

L’ESTHÉTIQUE DU SILENCE [HE QING]

SILENCE COSMIQUE Des canards sauvages s’éloignent sans voix Des roseaux vieillis expirent dans le froid De colline en colline, un petit vent passe — Chute et vol immense des feuilles des bois…   Aux crêtes des bambous le crêpe de nuit se tisse A l’infini règne un calme de délice… Une grande lune glisse sous … Lire plus…

LE CALEMBOURG EST COMMUN [RAYMOND QUENEAU]

Le vingt-cinq septembre douze cent soixante quatre**, le duc d’Auge se pointa sur le sommet du donjon de son château pour y considérer, un tantinet soit peu, la situation historique. Elle était plutôt floue. Des restes du passé traînaient encore ça et là, en vrac. Sur les bords du ru voisin, campaient deux Huns ; … Lire plus…

LE CLAVECIN DES PRÉS [ARTHUR RIMBAUD / FRANCIS PONGE]

La main d’un maître anime le clavecin des prés. Arthur Rimbaud, Les illuminations.   Je repense aujourd’hui à ce clavecin rimbaldien. Pourquoi cela est-il juste ? Parce qu’en effet le pré sonne comme un clavecin, par opposition avec les orgues de la forêt voisine (et des roches) et la mélodie continue, l’archet du ruisseau… Francis … Lire plus…

LE VOL DU HÉRON [GU KAIZHI]

Il est facile de représenter la main qui pince les cinq cordes [d’un luth] ; mais restituer le regard qui accompagne les hérons en vol, voilà qui est difficile.   Gu Kaizhi, 343 ?-406 ?