A SOPHISTICATED LADY

  Il est de ces ‘formules’ qu’enveloppe une parfum de sophistication particulièrement raffinée. Toute une imagerie les accompagne ; plus exactement les suggère. Défilent des images d’un Paris de Champs Élysées et de dames élégantes posant devant une boutique de mode ou le siège d’une compagnie aérienne surannées, un Londres de Regent Street sur arrière-fond … Lire plus…

L’ESTHÉTIQUE DU SILENCE [HE QING]

SILENCE COSMIQUE Des canards sauvages s’éloignent sans voix Des roseaux vieillis expirent dans le froid De colline en colline, un petit vent passe — Chute et vol immense des feuilles des bois…   Aux crêtes des bambous le crêpe de nuit se tisse A l’infini règne un calme de délice… Une grande lune glisse sous … Lire plus…

LE CALEMBOURG EST COMMUN [RAYMOND QUENEAU]

Le vingt-cinq septembre douze cent soixante quatre**, le duc d’Auge se pointa sur le sommet du donjon de son château pour y considérer, un tantinet soit peu, la situation historique. Elle était plutôt floue. Des restes du passé traînaient encore ça et là, en vrac. Sur les bords du ru voisin, campaient deux Huns ; … Lire plus…

LE CLAVECIN DES PRÉS [ARTHUR RIMBAUD / FRANCIS PONGE]

La main d’un maître anime le clavecin des prés. Arthur Rimbaud, Les illuminations.   Je repense aujourd’hui à ce clavecin rimbaldien. Pourquoi cela est-il juste ? Parce qu’en effet le pré sonne comme un clavecin, par opposition avec les orgues de la forêt voisine (et des roches) et la mélodie continue, l’archet du ruisseau… Francis … Lire plus…