TROUBLANTE CLARTÉ [HÉCATE]

Envoi. Ce texte — un poème, bien sûr — que l’on trouvera d’ailleurs, en présent, quelque part plus bas dans les ‘correspondances’ qui font respirer ces pages. Elle signe ‘Hécate’ ; c’est donc son nom ici et ailleurs. Troublante clarté Où se meurt le silence. Nuée à peine teintée de rose Prévoyance d’une aube sanglante. … Lire plus…

L’ESTHÉTIQUE DU SILENCE [HE QING]

SILENCE COSMIQUE Des canards sauvages s’éloignent sans voix Des roseaux vieillis expirent dans le froid De colline en colline, un petit vent passe — Chute et vol immense des feuilles des bois…   Aux crêtes des bambous le crêpe de nuit se tisse A l’infini règne un calme de délice… Une grande lune glisse sous … Lire plus…

CHEMINÉE D’USINE [PIERRE REVERDY]

De ma vie, je n’aurai jamais rien su faire de particulièrement remarquable pour la gagner, ni pour la perdre. Pierre Reverdy, Prière d’insérer de l’édition de 1945 de La plupart du temps.     Paul Cézanne, L’Estaque CHEMINÉE D’USINE L’air nous est remis les amis barbares le refrain choisi Les vieilles promesses la terre végétale … Lire plus…

LE CLAVECIN DES PRÉS [ARTHUR RIMBAUD / FRANCIS PONGE]

La main d’un maître anime le clavecin des prés. Arthur Rimbaud, Les illuminations.   Je repense aujourd’hui à ce clavecin rimbaldien. Pourquoi cela est-il juste ? Parce qu’en effet le pré sonne comme un clavecin, par opposition avec les orgues de la forêt voisine (et des roches) et la mélodie continue, l’archet du ruisseau… Francis … Lire plus…

AU SEUIL DE… [OCTAVIAN PALER]

Franchir un seuil est chose risquée. Initiatique. Cela engage tout l’être. Être dedans. Être dehors. S’y maintenir est problématique, incertain, ambigu. Prise de pouvoir, obstruction. Incertitude, déséquilibre inquiet. Certains atavismes culturels font résonner considérablement ce phénomène. Ainsi, en Roumanie, une puissante et profonde symbolique est attachée à la porte et à son franchissement. Elle marque … Lire plus…

DES POINGS DANS DES POCHES CREVÉES [JEAN-MARC LECHÂTEL]

Il est de ces poèmes, incertains sans doute, auxquels on s’accroche, on se rallie comme à des étendards en loque. Ils nous disent aussi bien que nous-mêmes. Et qu’importe alors si la mémoire de l’auteur, elle-même, s’est effilochée au fil de l’histoire. Gageons aussi qu’il est ainsi des trames qui ne s’égarent jamais tout à … Lire plus…

L’AIR DU TEMPS [OCTAVIAN PALER]

Ce blogue n’est peut-être pas l’espace où prendre la parole en lieu et place de l’autre. Mais cet autre n’étant, hélas, plus avec nous pour le faire et comme, par ailleurs, il nous avait, d’une certaine manière, autorisé son propos en français, je me permets de noter ce court poème qui me semble non seulement … Lire plus…