JEUX D’ENCRE [WEN TONG / YOLAINE ESCANDE]

Du général au particulier… En février, j’avais donné un exemple [… L’HOMME S’ÉCRIT EN MAJUSCULE]  de “l’universel” qui préside à la calligraphie chinoise ; c’était à l’ouverture d’une lecture qui aujourd’hui se termine… dans le particulier. En effet, Yolaine Escande, avec précision, nous montre, en conclusion de son livre, combien — et comment — la … Lire plus…

DES CHARRUES SANS NOMBRE [LUCIAN BLAGA]

Au regard de ce qui s’écrivait par ailleurs […LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS], il est vrai que nous entrons dans une époque sans charrues, sans charrues visibles au regard de l’ “homo urbanis”  que nous sommes devenus — et quel nom encore pour ces énormes attelages motorisés qui retournent nos plaines ?! Il n’y a … Lire plus…

ODE, ÉLÉGIE, ÉPITAPHE… [PIERRE DE RONSARD]

Ode, élégie, épitaphe… : la poésie de la Renaissance à l’instar de celle de l’Antiquité, qu’elle admirait tant et voulait imiter, s’attache à rendre hommage à travers la Figure de la femme aimée…, admirée, désirée… et regrettée, à l’humain commerce dans ses espoirs, ses joies, ses peines. On n’y prend Dieu qu’à témoin pour garantir … Lire plus…

LA NUIT, JOUIR

La nuit ta peau si fraîche. Ton sourire qui s’ancre à mes yeux épuisant la pénombre. Ton sourire douce prière. Offre provocante. Commerce. Destination assurée. Au corps à corps. Au sexe à sexe. Dans les cris et l’affolement. Dans la tiédeur et la plénitude. Ta bouche première. Offerte. Onctueuse. Enveloppante. Carène de tes dents. Spirale … Lire plus…

RIEN DE SPÉCIAL [TRENTE-HUIT PETITES PIÈCES EN FORME DE HAÏKU]

RIEN DE SPÉCIAL TRENTE-HUIT PETITES PIÈCES [PLUS UNE] EN FORME DE HAÏKU AUTOMNE [passant(s) par là] l’un tourne les talons l’autre prudent chasse les feuilles [premier salut au cerisier] feuille après feuille le vent te déplume maigre cerisier [deuxième salut au cerisier] maigre cerisier tes trente-trois feuilles ne sont déjà plus que trente-deux [troisième salut … Lire plus…

JE M’ÉTAIS NOURRI DE TON ÊTRE [RENÉ LEIVA]

Nous avions laissé errer Nos pas Sur le sable tiède Ivres de nuit Rassasiés de lune Et il nous fallait maintenant scruter Le silence Au travers de la vague Il n’existe pas As-tu chuchoté Dès lors ta voix S’exténua Devint murmure Souffle tiède Craignait-elle au fait D’éprouver quelque Parole vraie ? D’où vient qu’un mot … Lire plus…

ET PAR TROIS PETITS POÈMES ÉPARS

… du plus tendre (1993), au plus terrible (2003). 1. Tes lèvres Ce matin Dès la première gorgée J’ai pensé à toi Tes lèvres Étaient dans la tasse de café Délicatement Je les ai aspirées      sucées Puis croquées Comme on le fait d’une dragée Mais à la seconde gorgée Tes lèvres Baignaient toujours dans le … Lire plus…

DE ‘SOUS LE CLAVIER, LA PAGE’ À ‘EXCENTRIC-NEWS’…

…DE DIDEROT À BASHÔ [ENTRE AUTRES]     No hay camino, es caminando que encontraremos nuestro camino… Antonio Machado.   Au Lecteur [des Essais]. C’est icy un Livre de bonne foy, Lecteur. Il t’advertit dés l’entree, que je ne m’y suis proposé aucune fin, que domestique et privee: je n’y ay eu nulle consideration de … Lire plus…

EFFROI… [PHILIPPE JACCOTTET]

  Effroi. On part en lecture sous un futile prétexte et, au hasard d’une page, j’y reviendrai nécessairement, on rencontre l’effroi. On voudrait s’en expliquer… et l’on n’y parvient pas. On revient, prétendûment, pour s’en libérer, vers une lecture plus légère, et, avec elle, l’effroi nous revient. Alors, pour s’en libérer, prétendûment, on la livre. … Lire plus…

L’IMAGE FUT-ELLE TROP PROCHE ? [NICOLE RICHARD]

Quelque chose passe l’épreuve du quotidien sans discernement. Sur les visages immobiles la nature rencontre ses limites encastrées dans les marges du temps.   Aucun geste n’annonce le suivant — chacun se détache et accède à la ruine. Au matin la place disponible où ils ne peuvent tenir dans leurs bras les êtres et les … Lire plus…

JEUNES FILLES, NE VOUS MARIEZ PAS AVEC DES MARINS, MES SŒURS, N’AIMEZ PAS LES MARINS…

La mer, les marins, l’ailleurs, l’aventure… Mais aussi l’abandon, la solitude de l’aimée abandonnée. Des ‘figures’ comme celle du ‘marin’ inondent le folklore du monde entier — il y a tant de mers, tant de marins, tant d’amoureuses délaissées… Un peu par hasard, comme d’habitude, je trouve deux illustrations de cela. L’une, la première, vient … Lire plus…

PAGE OUVERTE PAR HASARD [JEAN MÉTELLUS]

Prions Pour les vivants torturés Les âmes de nulle part Les fautes de nos ancêtres Les tares de nos systèmes Et pour la fête des semences dans la lumière de l’univers Pour les refrains rauques de la rébellion Et le murmure de la mélancolie Pour la flèche de la révolte raidissant l’arc-en-ciel Et pour cette … Lire plus…

SOUS LE CLAVIER… LA PAGE

Créé en septembre 2003, le site SOUS LE CLAVIER, LA PAGE anticipera les blogues réunis ensuite sur le portail EXCENTRIC-NEWS à partir de 2008. À une époque où les blogues était rares encore, il ne s’ouvrait qu’indirectement aux lecteurs. En 2009, il cessa son activité pour céder sa succession au blogue LE-BLOG-A-VINCENT, puis également ensuite … Lire plus…

SOLITUDE [ROBERTO JUARROZ / OCTAVIAN PALER]

Una soledad adentro y otra soledad afuera. Hay momentos en que ambas soledades no pueden tocarse. Queda entonces el hombre en el medio como una puerta inesperadamente cerrada. Una soledad adentro. Otra soledad afuera. Y en la puerta retumban los llamados. La mayor soledad está en la puerta. Une solitude à l’intérieur, une autre à … Lire plus…

LE-BLOG-A-VINCENT

  Premier enfant légitime du site SOUS LE CLAVIER, LA PAGE, créé en 2003, qui anticipa même l’existence du portail EXCENTRIC-NEWS, ouvert en 2008. Il en conserve les catégories, le complète, puis lui succède à partir d’avril 2009. Il essaimera ensuite : CAMINANTE, ZÉRO POUVOIR, et finalement AU VIEUX NAVAGO. Nous en reprenons ici l’essentiel, … Lire plus…