CAMINANTE

  ☛ C A M I N A N T E

TI ADORO COME L’OMBRA… [MOHAMED H. AKALAY]

  Mohamed Hakim Akalay, un être en poésie   Dimanche 25 juillet 2010, jeudi 25 juillet 2013 : trois années qui n’ôtent rien à la tragédie d’une vie foudroyée. Et ce foudroiement participait de la vie même de Hakim ; sa poésie en donne maints témoignages. Mais il est un autre aspect, clair, lumineux qui … Lire plus…

LA PREUVE PAR EUX [ABOU NOUWAS]

ARAIGNÉE DU SOIR, ESPOIR

J’écris comme l’araignée tisse sa toile au soir Au petit matin, le balai passera sa main* Araignée du soir, espoir Araignée du matin, chagrin * Variante : son crin    

LE FEU [OCTAVIAN PALER]

Ce n’est pas vrai l’histoire que les hommes ont découvert le feu en cognant deux pierres. Le feu est apparu d’autre manière, quand la solitude du premier homme s’est heurtée à la première question, quand un homme a songé à changer ses blessures en espoir, pour éclairer ses mains et la peur en lui. Peut-être … Lire plus…

LENTEUR [TAREK ESSAKER]

Sachez que rien ne nous retiendra, ni les herbes qui phosphorent, ni les songes qui, à trop d’allure sobre et lente, nous somment de délaver nos chemins incertains. Nous sommes plein d’impatience pour tant d’histoires et de mots, pour les couleurs blessées des sables, et le silence qui pavane aux marées, parmi les lunes. Combien … Lire plus…

GOÉLAND

En plein Paris Un goéland À la porte d’une poissonnerie

PIERRE QUI RIT [GUILLEVIC]

Si un jour tu vois Qu’une pierre te sourit, Iras-tu le dire ? Guillevic, Terraqué. Au même.     

POMEGRANATE [D.H. LAWRENCE]

      You tell me I am wrong, Who are you, who is anybody to tell me I am wrong? I am not wrong. In Syracuse, rock left bare by the viciousness of Greek women, No doubt you have forgotten the pomegranate-trees in flower, Oh so red, and such a lot of them. Whereas … Lire plus…

LETTRE [LUCIAN BLAGA]

    Peut-être même maintenant Ne t’écrirais-je pas ces lignes Mais des coqs ont chanté par trois fois dans la nuit J’ai dû alors crier : Mon Dieu, mon Dieu, qui donc ai-je renié ? Mère, je suis plus vieux que toi, Mais je suis toujours tel que tu me connais : Les épaules un … Lire plus…

L’AVEUGLE DE L’AUBE [JOË BOUSQUET]

      source de la photo        Beau monde où la lumière est la parabole du don de chair Pensée du monde où je passe enveloppé de ce qui pense Tout s’oublie le réel est ce qu’on ne peut oublier   Il ne voulait qu’éveiller tout entre ses bras grandir dans ce qui … Lire plus…

À PAS LENTS… [TAREK ESSAKER]

À pas lents… À la trace des papillons… des cigales et de l’ombre… au hasard des moments… je t’écris pour te dire la variété de douleurs à conjuguer quand on vit seul ou avec quelqu’un… Que l’on rencontre l’univers ou le monde… les étoiles ou les aubes… toujours dénué de preuve… toujours à faire le saut… … Lire plus…

LA RÉSIDENCE SUR LA TERRE [PABLO NERUDA]

Voici quelques huit années, et quelques mois de surcroît, à l’origine du site voisin, qui enfanta du présent blogue, je donnais ce très beau poème de Neruda. Aujourd’hui, toujours voisin de ‘la résidence sur la terre’ qu’occupa ici, en tant qu’ambassadeur de son pays, le poète, il me plaît de le redonner dans ces pages. … Lire plus…

LE QUOTIDIEN, L’IMPOSSIBLE, L’INCERTAIN [PHILIPPE JACCOTTET]

Risque pris. Non du collage mais de l’assemblage de trois textes, trois extraits, trois citations. Non pour démontrer, prouver mais, comme l’auteur le dit ici : ‘Ne rien expliquer, mais prononcer juste’. Risque pris en ce chemin, qui est peut-être impasse, absence de chemins, de cerner trois ‘topiques’ de la poésie, du moins telle que … Lire plus…

L’ANIMALE SŒUR [PHILIPPE JACCOTTET]

Aphrodite, période hellénistique Musée national d’Athènes   On aura vu aussi ces femmes — en rêve ou non, mais toujours aussi dans les enclos de la nuit — sous leurs crinières de juments, fougueuses, avec de longs yeux tendres à lustre de cuir, non pas la viande offerte à ces nouveaux étals de toile, bon marché, quotidienne, … Lire plus…