AU PASSAGE… STRASBOURG [ANDRÉ GIDE]

Chacun de faire le voyage, auparavant c’était vers l’Italie, à l’exemple des jeunes Anglais ; en cette fin du dix-neuvième siècle, c’est vers l’Allemagne, patrie de …, Goethe…, et maintenant de Wagner. Et c’est aussi le passage obligé par l’Alsace, c’est à dire par Strasbourg, terre “française” qu’il faudra un jour libérer. C’était Nerval, Hugo…, … Lire plus…

ÉCLAIRCIES [PHILIPPE JACCOTTET]

  La citation serait, chez Montaigne, la manifestation même de l’état d’âme du “mélancholique”, ou encore, justement, pour Jaccottet, la résultante de cette “chose étrange, d’abord un peu humiliante, puis merveilleuse et rassurante, (qui est) de trouver, chez une écrivain antérieur, l’énoncé rigoureux d’une expérience que l’on a faite soi-même et aussitôt jugée essentielle.” Toujours … Lire plus…

ORALITÉ ET TERRITOIRES [DE TAREK ESSAKER TRESSÉ PAR NOËLLE COMBET]

« La trame de ce qui s’absente, confisqué, lancine comme un caillou sous le cœur. » T.E. « Comme on le voit déjà dans les sillons des terres, le vivre affronte des accidents, des dénis, des ablations. Il actualise son état et se met en mouvement pour étendre ses singularités, autant son histoire que celle … Lire plus…

ÉCOUTE, M’A-T-ON DIT [TAREK ESSAKER]

En marge, ou plutôt en prélude d’une relecture, à venir, de l’œuvre du vieux compagnon Tarek Essaker, je donne ici une page du “projet” Ô Gamra, puisque, plus que d’un livre édité, il s’agissait d’un vaste travail dramaturgique abouti-inabouti. Page de transition donc entre un texte et un autre Les Cheminants. Un verbe “inspiré”. Écoute … Lire plus…

LA PAROLE DU POÈTE [GÉRARD DE NERVAL / ALBERT BÉGUIN]

À la source des chants humains, on retrouve toujours le même regret, le même aveu de souffrance, la profonde revendication. Sans doute n’y a-t-il pas de définition valable du poète, parce que toutes laissent échapper quelque espèce de poésie ; mais on peut dire que les voix de la poésie ne jaillissent jamais du cœur … Lire plus…

AU ROYAUME DES BORGNES… [J.-G. DUBOIS-FONTANELLE / ALBERTO MANGUEL]

“Au royaume des aveugles les borgnes sont rois“ affirme le dicton, mais savez-vous qu’il existe parallèlement un royaume des borgnes ? C’est en effet ce qu’aurait découvert lors de pérégrinations africaines Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle* et qu’il nous relate dans ses Aventures philosophiques publiées à Paris en 1776. La mémoire s’en était perdue mais nous est rendue … Lire plus…

À LA RUELLE COMME À LA COUR [TALLEMANT DES RÉAUX]

Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692) est un mémorialiste aussi lucide qu’impertinent ; ses Historiettes lui ont valu beaucoup d’inimitiés, mais les historiens s’accordent à reconnaître sa justesse et sa véracité. Bourgeois lié à la famille de Rambouillet, de riches financiers, il ne manque pas de lancer des piques à noblesse parvenue ; ses chroniques commencent … Lire plus…

GUERRE…, MAIS GUÈRE !

La fin de l’hiver était douce et autorisait de saines promenades à travers les gravières — les ‘grèvières’, comme on dit ici — et le long du canal. Je m’avançais donc de mon bon pas et finissait par rejoindre un couple arrếté qui contemplait un envol d’oiseau : — C’est un cygne, disait-elle. — Non, … Lire plus…

… ESPIÈGLERIE ? [CHARLES DE COSTER]

Les Britanniques ont Robinson Crusoé, Gulliver, Hamlet, les Espagnols Don Quichote et Don Juan, les Italiens, Pinocchio, les Allemands ont Faust. Les Belges ont Thyl Ulenspiegel (Thyl l’Espiègle en français), que son auteur Charles de Coster (1827-1879) a emprunté à la tradition germanique. Cette œuvre, qui marque la naissance des Lettres belges est une œuvre … Lire plus…

LA ROUTE D’UN AMI [ARMEN TARPINIAN]

L’homme assis devant un fruit mort, devant une poussière de foudre, l’homme assis devant lui-même, l’homme qui voudrait oublier l’eau, nier les rayons de l’attente, maudire le vin, sécher le sang, pulvériser la pierre avec sa tête, ne plus sentir ses mains, ses anciennes mains tissées de lumière, culbutées de souffrance, ne plus sentir sur … Lire plus…

LE MYSTÈRE DES ANNEAUX D’OR

Voici quelques mois, traversant le pont Alexandre III, à deux pas de la place de la Concorde et à quelques pas de moi, une jeune femme se penche et, étonnée, ramasse un gros anneau d’or. Elle se retourne pour voir s’il n’appartient pas à quelque passant qui vient de le perdre. Personne en vue. Elle … Lire plus…

ANGÉLIQUE [GÉRARD DE NERVAL… ET APRÈS]

[Soissons] … En sortant de Saint-Médard, je me suis égaré sur les bords de l’Aisne, qui coule entre les oseraies rougeâtres et les peupliers dépouillés de feuilles. Il faisait beau, les gazons étaient verts, au bout de deux kilomètres, je me suis trouvé dans un village nommé Cuffy, d’où l’on découvrait parfaitement les tours dentelées … Lire plus…

LA CASA DI ZIA R’HIMO / LA MAISON DE TANTE R’HIMO [MOHAMED H. AKALAY]

[FRANÇAIS] Le texte, que nous donnons ici dans une version bilingue, a fait l’objet d’une traduction française en 1996, alors qu’il était encore inédit. Aujourd’hui, il est publié dans sa version originale italienne, dans un recueil de quatre récits (racconti) comprenant en outre : “La sacra iniziazione”, “La thaymùma”, “Mù Zina” et une belle préface … Lire plus…

MOURIR, DRÔLE D’IDÉE !

L’homme immortel défie le temps et ne se pose pas la question de son éternité ; il n’est agité par nulle angoisse existentielle. Condamné à indéfiniment se survivre, il n’est aucunement préoccupé d’assurer une postérité. Immobile, sans futur, inlassablement face à lui-même, s’ignorant (il est le Tout, l’univers), et à ses semblables dont il ne … Lire plus…

DE ‘SOUS LE CLAVIER, LA PAGE’ À ‘EXCENTRIC-NEWS’…

…DE DIDEROT À BASHÔ [ENTRE AUTRES]     No hay camino, es caminando que encontraremos nuestro camino… Antonio Machado.   Au Lecteur [des Essais]. C’est icy un Livre de bonne foy, Lecteur. Il t’advertit dés l’entree, que je ne m’y suis proposé aucune fin, que domestique et privee: je n’y ay eu nulle consideration de … Lire plus…