BRAM VAN VELDE OU L’ANTI-PICASSO [CHARLES JULIET]

  de cet homme immergé         résolu voué à l’incessant la hantise du centre qui signait et ne signe plus BVV Ainsi Charles Juliet achève-t-il le poème introductif d’un intime ‘Rencontres avec Bram Van Velde’. BVV, comme on aimait à le nommer, était, jusqu’à l’exacerbation — mais lequel s’y complaisait le plus … Lire plus…

PEUPLES, VOUS ÊTES RÉVOLUS… [RAINER MARIA RILKE]

Rien, en littérature, n’en dit plus sur le propos d’un écrit, me semble-t-il, que ces lignes à peine ébauchées que lance l’auteur pour s’essayer. Idées jetées, phrases esquissées, rien de plus ou à peine. C’est ce que Rilke tente en 1903 ou début 1904, probablement à Rome, dans ce fragment de ‘Solitaires’, quatre ou cinq … Lire plus…

JE NE SUIS PLUS SEUL… JE NE REDOUTE PLUS RIEN [TAREK ESSAKER]

… Je ne suis plus seul, plus nombreuses les brèches, plus douloureuses les blessures où s’attablent la mémoire et la poussière, le temps et la pierre, les fers et les remparts, la chair et le fil de fer. Rien qui ne laisse présager une onde de joie ou d’apaisement qui éclabousserait les terres et relèverait … Lire plus…

LE CHANT DU CLOU [DANIEL PONS]

      ‘Phénomène’ foudroyant, Daniel Pons [1932-1986], écrivain, photographe, a traversé ce qu’il convient d’appeler ‘la vie’ dans une insatiable quête, celle de ce que lui-même nommait ‘l’Unité’. Peut-être parce que cette vie, justement, connaissait intimement la déchirure, le déchirement. Il faut donc lire ‘Le Fou et le Créateur’, ce livre très dense en … Lire plus…

EN GUISE DE PROGRAMME [RAMÓN GÓMEZ DE LA SERNA]

Portrait de Ramón Gómez de la Serna par Diego Rivera, 1915, Malba -Fondatión Costantini Hay que decir todas las frases, hay que fantasear todas las fantasías, hay que apuntar todas las realidades, hay que cruzar cuantas veces se pueda la carta del vano mundo, el mundo que morirá de un apagón. Il faut dire toutes … Lire plus…

ENTRE MER ET TERRE [STIG DAGERMAN]

  Isoler quelques phrases ou paragraphes de leur contexte, de leur continuité et enchaînement, qui leur donnent un sens total, pour leur donner un sens qui nous est personnel, donc relatif, est à la fois une gageure et une perversion…, et pourtant…  Je donne ici une ‘belle page’ de ce petit opuscule — petit par la … Lire plus…

ET JE COMPRIS QUE C’ÉTAIT LA MER… [LÉON-PAUL FARGUE]

Rappel Il aime à descendre dans la ville à l’heure où le ciel se ferme à l’horizon comme une vaste phalène. Il s’enfonce au cœur de la rue comme un ouvrier dans sa tranchée. La cloche a plongé devant les fenêtres et les vitrines qui s’allument. Il semble que tous les regards du soir s’emplissent de larmes. Comme … Lire plus…

NOTRE HAKIM… LE CONTEUR… [TAREK ESSAKER]

Notre Hakim… le conteur… aurait pu nous en narrer plus… … Nous surprend le moment où tout semble pénible ou pour le moins difficile à supporter, où les choses et les pensées nous pèsent, traînent et nous agacent, nous révoltent, nous exaspèrent et où l’on pense à ce qui déjà peut nous rendre l’instant plus … Lire plus…

HOMMAGE À NOTRE CHER AMI, HAKIM AKALAY [TAREK ESSAKER]

  … Les mots sont quelquefois ce rien qu’on ne mesure… simplement rêve qui se retranche dans l’invisible brûlant des terres… Si c’était quelque chose entre les choses… une herbe sans plus penser par ses lèvres de plus en plus vieille… Ce simple risque… pas même ailleurs que soi… s’accorde et altère tellement affiné… à … Lire plus…

L’INCERTAIN [RAINER MARIA RILKE]

Vivre hors conscience, mais aussi noter avec soin ce que l’on a vu, où et comment. Avoir ses buts, puis vagabonder dans l’incertain, heureux et solitaire. Rainer Maria Rilke, extrait d’une lettre à Lou Andreas-Salomé. Cité par  Béatrice Commengé, En face du Jardin – Six jours dans la vie de Rainer Maria Rilke, Flammarion, Paris, … Lire plus…

QUEL EST LE DEVOIR DES HOMMES ? [PETER HANDKE]

  Je pensai justement : “Quel est le devoir des hommes ?” — Voir le mouvement des arbres (et là devant les arbres je voulus me métamorphoser en arbre : pour ne pas en déranger la vue)   Peter Handke, Images du recommencement,   Éd. Christian Bourgois, 1987.

ENTRE VOCABULAIRE ET ENFANCE [TAREK ESSAKER]

… Mains tisserandes des Hommes qui comme un fil tendu, par ci par là, improvisent et bordent l’abîme pour saisir un de ses bouts de vies, un de ses excès et tant d’autres. Devenues géométrie de l’exil et du vertige, ses mains scellent les absences à l’archipel des orages. … Poussière trop bavarde, des négoces … Lire plus…

LE TEMPS D’UNE DANSE / UN / [TAREK ESSAKER]

… Une route comme un fil tendu, cela se rompt. Un parcours qui boite, sans gémir, qui souffre, s’use et échappe. Un détour par ci, par là, pour saisir un de ces bouts de vies, un de ces excès improvisé, un chemin joué aux dés par une nuit bavarde et chapardeuse où les errants n’ont … Lire plus…

CHRONIQUE DU MARRON SOLITAIRE [DOMINIQUE BATRAVILLE]

  En ces jours, ces heures, où nos derniers nègres donnent un (dernier, je l’espère) coup de pied au cul de la dernière France coloniale*, je retrouve dans mes archives de ‘papier numérique’, daté de février 1998, ce prologue d’un synopsis, dû à l’ami Dominique Batraville, d’une impossible “Chronique du marron solitaire” vidéographique. Le voici … Lire plus…

APRÈS COUP [PHILIPPE JACCOTTET]

  Du livre, ce jour tôt venu, de celui qui écrit, et réécrit, qui l’avait déjà dit et le redit. Obstinément. De bribe en bribe. Par-delà. Philippe Jaccottet. Et ainsi donc invite à lire. Et à relire. Écrit inséparable de l’homme. Son œil, et sa peau, à la fois. Ainsi donc : aucun progrès, pas … Lire plus…