HUMEUR BLANCHE, HUMEUR NOIRE [ELIAS CANETTI]

À lire, à deux pages d’intervalle, de ce même livre, ceci, résulte un sentiment, finalement réconfortant, vraiment. Et pour en revenir, encore, toujours, à Elias Canetti. La beauté des vases grecs naît de l’espace vide et mystérieux qui s’anime entre les figures. Cette ombre intérieure rend plus lumineuse leur ronde extérieure. Elles sont comme les … Lire plus…

AUX FIGURES DE ‘CAMINANTE’ [TAREK ESSAKER]

À la suite de la publication du précédent texte, Caminante no hay camino,  Tarek Essaker, par l’intermédiaire de sa page de Facebook, m’a fait l’amitié de venir ‘en résonance’, l’appuyer de son écriture. Je reprends donc ici l’ensemble de ses commentaires. S’agissant de l’auteur des Cheminants, sur lesquels je reviendrai, et d’une démarche d’écriture qui … Lire plus…

… DERNIERS MOTS … [ELIAS CANETTI]

Qui fréquente un tant soit peu ce lieu en connaît la proximité, l’amitié avec Elias Canetti — hier, encore. Dans les dernières pages, inaugurales, à leur manière, du ‘Cœur secret de l’horloge — Réflexions 1973-1985’, comme il nomme ce recueil d’aphorismes et de réflexions, justement, Canetti revient sur des thèmes chers et récurrents : le … Lire plus…

… LES MOTS… [ELIAS CANETTI]

Quand il n’a rien à dire, il laisse parler les mots. Elias Canetti, Le Cœur secret de l’horloge, 1985.

II Y A DES MORTS QUI SOMMEILLENT… [MAHMOUD DARWICH]

Mort, ai-je dit ? Il n’y a pas de mort. Seulement un changement de mondes. Seattle   Il y a des morts qui sommeillent dans les chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans les lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les ponts que vous construisez. Et il y … Lire plus…

S’EST-IL RIEN PASSÉ ? [PHILIPPE JACCOTTET / FRANZ SCHUBERT]

Conseils venus du dehors : certains lieux, certains moments nous ‘inclinent’, il y a comme une pression de la main, d’une main invisible, qui vous incite à changer de direction (des pas, du regard, de la pensée) ; cette main pourrait être aussi un souffle, comme celui qui oriente les feuilles, les nuages, les voiliers. … Lire plus…

LOUISE LABÉ, DITE ‘LA BELLE CORDIÈRE’, UNE FEMME ENGAGÉE

  Voici bientôt six ans, dans les pages cousines et inaugurales de mon jeune site, je laissais la parole à une toute jeune vieille dame, Louise Labé. Aujourd’hui, en ce jour anniversaire de la ‘Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne’ d’Olympe de Gouges (5 septembre 1791), alors que le prétexte de … Lire plus…

J’AI VOULU VOIR VERZIERS

  C’est à deux pas de chez moi, ma plus tendre et vieille amie y réside à jamais, prisonnière d’un étrange sortilège que, pudiquement, elle nomme, ‘destinée assumée’. Je vous mène donc à Verziers et au Siourd, son faubourg.       NOTORIÉTÉ. Verziers est célèbre pour son tramway, dont les rails brillent dès l’aurore, … Lire plus…

VOLTIGENT PARTOUT LES GROSEILLES [LOUIS ARAGON]

J’avais, à l’âge où l’on apprend à aimer les poèmes, été singulièrement frappé par ces vers de Rimbaud Mais des chansons spirituelles Voltigent partout les groseilles tels qu’ils figuraient sous le titre Patience (D’un été…) dans l’édition Vanier. On veut aujourd’hui (édition critique, Mercure de France) qu’ils se lisent Voltigent parmi les groseilles et sans … Lire plus…

SOUCIS D’UN PÈRE… ET D’UN VIOLON [ITALO SVEVO]

  Connaissez-vous Italo Svevo — Ettore Schmitz —, l’auteur de La Conscience de Zeno et Sénilité ? Ses écrits, selon ses propres dires, sont autobiographiques ; et il semble que sa correspondance personnelle l’est tout autant. Et comme toute autobiographie d’un autre résonne inévitablement en nous — sinon pourquoi lirions-nous ?! — je ne me … Lire plus…

ANDRÉ GIDE, JOYEUX DRILLE

Occasion offerte par mes exils picards, très momentanés, d’ouvrir la vieille armoire aux livres et d’y retrouver ceux-ci, parfois encore, comme on le faisait, à découper — ah, ces anciens coupe-pages en bois offerts par les libraires ! Parmi ceux-ci donc, les quatre volumes de ‘Attendu que …’ d’André Gide, chez Charlot à Alger en … Lire plus…

VIVANT MENSONGE [LOUIS ARAGON]

… Au lieu de vous occuper de la conduite des hommes, regardez plutôt passer les femmes. Ce sont de grands morceaux de lueurs, des éclats qui ne sont point encore dépouillés de leurs fourrures, des mystères brillants et mobiles. Non je ne voudrais pas mourir sans avoir approché chacune, l’avoir au moins touchée de la … Lire plus…

LECTURE [PAR JACQUES PRÉVERT]

J’ai fait du cinéma pour des spectateurs, j’écris pour des lecteurs. Dans le travail terminé, ce qui est façon de parler, tous sont des collaborateurs. Ils vont voir des films, ils payent leur place, ils achètent des livres. Il n’y a d’autres prix littéraires que le leur, les Goncourt ni l’Académie française n’ont rien à … Lire plus…

DE L’ÉLOQUENCE OÙ N’ENTRE RIEN [CHEVALIER DE MÉRÉ]

On peut être grand joueur, avoir publiquement débattu d’ardus problèmes de probabilité avec Pascal, il est une manière de penser et d’écrire qui laisse au lecteur (contemporain) une impression de vanité littéraire dont il ressort que pour être un ‘honnête homme’ on n’en est pas nécessairement un esprit fin. N’est pas Saint-Simon ou encore Tallemant … Lire plus…

CONFESSION D’UN ENFANT DU DEMI-SIÈCLE [À PROPOS D’ELIAS CANETTI]

Une fois croisée, la route (de la lecture) d’Elias Canetti – il est vrai que j’en poursuis la trajectoire en moi – impossible de l’oublier, impossible de s’en débarrasser. Dire ce que fût une révélation peut paraître un vain mot, trop prétentieux, trop ‘idéaliste’. Mais Canetti me révéla à moi-même dans une forme qui, enfin, … Lire plus…