L’IMAGE FUT-ELLE TROP PROCHE ? [NICOLE RICHARD]

Quelque chose passe l’épreuve du quotidien sans discernement. Sur les visages immobiles la nature rencontre ses limites encastrées dans les marges du temps.   Aucun geste n’annonce le suivant — chacun se détache et accède à la ruine. Au matin la place disponible où ils ne peuvent tenir dans leurs bras les êtres et les … Lire plus…

PASSION PUISSANCE2 [ANNIE MOLIN VASSEUR]

source : Ville de Montréal photo, Josée Lambert Il suffit de pousser une étoile sur le côté gauche du cœur, quand le cœur est oublié et de se pencher côté corps, quand le corps est est est… oublié, multiplié, nié, égaré, quand le corps… quand la mémoire… quand le cerveau… cerveau lent (traduire cerf-volant, très utile … Lire plus…

UNE MAIN OUVERTE [LOUISE DUPRÉ]

On ne dira jamais assez — l’expression peut paraître consacrée, voire usée  mais ici elle est plus que juste — le rôle de découvreur qu’ont eu, et ont toujours, au Québec, au Canada, et partout ailleurs, les Éditions du Noroît, dont la devise est, tout aussi justement : ‘Le Noroît souffle où il veut’. Et cette page … Lire plus…

MONDE IRRÉMÉDIABLEMENT DÉSERT [HECTOR DE SAINT-DENYS GARNEAU]

Dans ma main Le bout cassé de tous les chemins Quand est-ce qu’on a laissé tomber les amarres Comment est-ce qu’on a perdu tous les chemins La distance infranchissable Ponts rompus Chemins perdus Dans le bas du ciel, cent visages Impossibles à voir La lumière interrompue d’ici là Un grand couteau d’ombre Passe au milieu … Lire plus…

C’EST LA FÊTE À ROUSSEAU [LE DOUANIER]

    En 1908, Guillaume Apollinaire prit l’initiative d’organiser au Bateau-Lavoir, un banquet en l’honneur du Douanier Rousseau. Une salle fut décorée avec des guirlandes et des lampions. À l’extrémité d’une immense table, un trône fait d’une chaise juchée sur une caisse, devant un fond de drapeaux tricolores, fut édifié pour le vieux peintre. Aux … Lire plus…

LA ROUTE QUE NOUS SUIVONS [GASTON MIRON]

         Le poète aime, hèle, gueule à l’occasion, c’est sa vraie liberté et quelquefois sa dure exigence. C’est ce que fit, sa vie durant, Gaston Miron (1928-1996), le poète, un des grands, le Québécois, là-bas ‘au nord du monde’, et bien ailleurs à l’occasion.   À la criée du salut nous voici … Lire plus…