UN MORCEAU DE VRAIE DENTELLE [RAINER MARIA RILKE]

D’abord régler un compte. De Rilke, nombre ne connaissent rien, c’est-à-dire qu’ils n’ont en bouche que les Lettres à un jeune poète. C’est tout. Cela suffit. Munis de ce viatique, les voici parés pour la haute mer de la haute poésie. Ils n’apprendront rien. Il n’y a rien à apprendre. Ce recueil ne leur est … Lire plus…

IL Y A PLUS PUISSANT QUE LES ACTES ET LES MOTS … [RAINER MARIA RILKE]

[…] Mais il y a plus puissant que les actes et le mots. Ceux-ci ne sont finalement que ce qui nous sert à participer au quotidien commun, ce sont des échelles qui partent de notre fenêtre pour atteindre à la maison du voisin. Nous n’en aurions guère eu besoin si nous étions restés des solitaires, … Lire plus…

PEUPLES, VOUS ÊTES RÉVOLUS… [RAINER MARIA RILKE]

Rien, en littérature, n’en dit plus sur le propos d’un écrit, me semble-t-il, que ces lignes à peine ébauchées que lance l’auteur pour s’essayer. Idées jetées, phrases esquissées, rien de plus ou à peine. C’est ce que Rilke tente en 1903 ou début 1904, probablement à Rome, dans ce fragment de ‘Solitaires’, quatre ou cinq … Lire plus…

LA MARCHE DU TEMPS [RAINER MARIA RILKE]

 Niklaus M. Deutsch [1484-1530] La Jeune Fille et la Mort   Wir sind die Treibenden. Aber den Schritt des Zeit, nehmt ihn als Kleinigkeit im immer Bleibenden. Alles das Eilende wird schon vorüber sein ; denn das Verweilende erst weiht uns ein. Knaben, o werft den Mut nicht in die Schnelligkeit, nicht in den Flugversuch. … Lire plus…

L’INCERTAIN [RAINER MARIA RILKE]

Vivre hors conscience, mais aussi noter avec soin ce que l’on a vu, où et comment. Avoir ses buts, puis vagabonder dans l’incertain, heureux et solitaire. Rainer Maria Rilke, extrait d’une lettre à Lou Andreas-Salomé. Cité par  Béatrice Commengé, En face du Jardin – Six jours dans la vie de Rainer Maria Rilke, Flammarion, Paris, … Lire plus…

DE ‘VERGERS’, TROIS POÈMES (EN FRANÇAIS) DE RAINER MARIA RILKE

  Dans la multiple rencontre faisons à tous sa part, afin que l’ordre se montre parmi les propos du hasard. Tout autour veut qu’on l’écoute –, écoutons jusqu’au bout ; car le verger et la route c’est toujours nous ! • Qu’il est doux d’être de ton avis, frère aîné, ô mon corps, qu’il est … Lire plus…