DE TAILLE, D’ARBRE, DE HACHE ET D’OR [LIE-TSEU / LIE ZI]

FANTAISIE D’UN PAUVRE Un homme de Song, en se promenant, trouva sur sa route la moitié d’une taille que quelqu’un avait perdue. Rentré chez lui, il la cacha et, en secret, il ne faisait que compter les coches. Un jour il dit à son voisin : “Attendez, il est possible que vous me voyiez riche.” … Lire plus…

UN PHILOSOPHE POUR RESPIRER [TCHOUANG-TSEU / ELIAS CANETTI]

Depuis Tchouang-Tseu, les présocratiques et la sagesse “antique” il y a eu la “philosophie” dont François Jullien* écrit qu’“elle a bien trop besoin de la sagesse pour se hausser — pour se gausser ; comme pour se défausser sur elle du rôle (‘vulgaire’) qu’elle n’entend pas jouer. Car, en même temps que la philosophie couvre … Lire plus…

… L’HOMME S’ÉCRIT EN MAJUSCULE [YOLAINE ESCANDE / SHEN PENG]

  Dans la Chine traditionnelle, les arts sont des activités liées à l’écriture, ainsi même la musique, la poésie et les rites. Et c’est dans un monde en perpétuel changement, tel que le conçoivent les Chinois, qu’émergent des signes de cohérence que l’on appelle wen, exprimant l’intelligibilité de l’univers. Ce sont ces signes que le … Lire plus…

AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE ‘LIVRE’

    Chaque culture, chaque civilisation s’invente ses origines — les mythes y pourvoient — ; la Chine, l’ancienne Chine, voit, elle, dans l’origine un état idéal où régnait en maître le ‘Vide’, l’ ‘Indifférencié’. Puis vint la lente dégradation, la ‘matérialisation’, du ‘céleste’ vers le ‘terrestre’, mais il fallut bien que la mémoire, les … Lire plus…

CHEMINS PERDUS OÙ TROUVER DU BOIS [NOËLLE COMBET / HEIDEGGER]

La belle image heideggerienne des chemins perdus a, dans les lignes qui suivent, fonction de fil transversal accompagnant une promenade dans la pensée avec, mais aussi contre et au-delà de Heidegger ; la jouissance y sera approchée en tant que visée essentielle, au fil d’un parcours, mettant en perspective, des textes et des points de … Lire plus…

1061, TEMPLE DE MIANCHI [SU DONG-PO]

  Archétype de la poésie chinoise classique telle qu’on la rêve. Su Dong-po, poète, peintre, calligraphe, fut un de ses plus grands rêveurs. Avec elle, avec lui, cheminer, en deça — et non hors — de toute actualité. Taoïstement. La vie humaine, jusqu’où va-t-elle ? à quoi ressemble-t-elle ? Elle doit sembler un cygne qui … Lire plus…

LE CŒUR ET LA CORDE

    Ce n’est pas que je sois incapable de pincer les cordes d’un instrument ou d’achever une mélodie, mais ce à quoi je vise, ce n’est pas à bien pincer les cordes ni à obtenir de beaux sons. Cependant, ce que je cherche, je ne l’ai pas encore trouvé dans mon cœur et par … Lire plus…