TI ADORO COME L’OMBRA… [MOHAMED H. AKALAY]

 

Mohamed Hakim Akalay, un être en poésie

 

Dimanche 25 juillet 2010, jeudi 25 juillet 2013 : trois années qui n’ôtent rien à la tragédie d’une vie foudroyée. Et ce foudroiement participait de la vie même de Hakim ; sa poésie en donne maints témoignages. Mais il est un autre aspect, clair, lumineux qui demande à s’exprimer : celui de la poésie élégiaque qui prend ses racines dans l’ancienne, longue, belle veine de la tradition arabo-andalouse qui est un des socles de “l’être en poésie” de Hakim. N’oublions pas que son ultime poème, daté de la veille même de sa disparition — et composé en français — appartenait à cette part solaire de l’homme, du créateur. Aujourd’hui donc, en souvenir, en hommage à l’ami, au frère, ces quelques vers de lui, que j’adresse également à l’implicite dédicataire de ces “poesie d’amore”.

Domenica, 25 luglio 2010, giovedì 25 luglio 2013: tre anni dalla tragedia di una vita “fulminata”, di quel fulmine che era parte anche della vita di Hakim e la sua poesia ne è stata più volte testimonianza. Ma è un altro l’aspetto, chiaro, luminoso, che qui si vuole sottolineare: quello della poesia elegiaca, che affonda le sue radici nell’antica, lunga, bella vena della tradizione arabo–andalusa, una delle pietre miliari de “l’être en poésie” di Hakim. Non dimentichiamo che il suo ultimo poema, scritto in lingua francese, alla vigilia della sua morte, appartiene a questa parte solare dell’uomo, del creatore. Oggi, dunque, in ricordo e in omaggio all’amico, al fratello, alcuni suoi versi, che anche io rivolgo a colei che è la destinataria implicita di queste “poesie d’amore”.

 

 

Ti adoro come l’ombra

Le radici della palma

Il canto delle viole

Il leggio d’ardore

 

Mohamed Hakim Akalay (1944-2010)

 

Je t’adore comme l’ombre

Les racines du palmier

Le chant des violes

Le lutrin d’ardeur 

 

 

Mohamed Hakalay, Ombre Nascoste, Poesie [Ombres Cachées, Poèmes], Édition originale italienne : Stamperia del Comune di Perugia, Febbraio 2002.
Traduction française de Vincent Lefèvre, 2013 (pour le présent poème).
Un très grand merci  à Giovanna A. pour la version italienne de la note. Grazie mille, Giovanna!

2 réflexions au sujet de “TI ADORO COME L’OMBRA… [MOHAMED H. AKALAY]”

  1. Très juste, Noëlle ! Mais m’interroge aussi l’image du ‘lutrin d’ardeur’ — lutrin, plutôt que pupitre, d’ailleurs, pour rester dans l’esprit de ce quatrain. Je lirais volontiers ‘ferveur’ en lieu et place d’ ‘ardeur’, mais ce serait tordre le mot même choisi par l’auteur après avoir déjà fait un sort à la rime a-a-b-b. Un poème, plus c’est court, plus c’est mal aisé à manipuler. Un jour, je vous ferai part, à cet égard, de ma déconvenue avec un certain Hugo Mujica.

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