TÚPAC AMARU

 

Le 24 septembre commémore la décapitation de Túpac Amaru, dernier prince Inca, par les Espagnols en 1572. Deux siècles plus tard, un autre Túpac Amaru, Túpac Amaru II, prit le flambeau de la révolte contre l’occupant et colonisateur espagnol. Sa fin, en 1781, fut tragique. C’est ce que relate la fresque murale de Juan Bravo, dans la série présentée à Cuzco, au Pérou, en 2005.

La reproduction montre le sacrifice de Túpac Amaru, qui est suspendu, écartelé par quatre chevaux. Ici, les chevaux sont représentés en minotaures, personnifiant : la monarchie (le minotaure blanc), l’esclavagisme (le minotaure noir), l’armée (le minotaure rouge) et le clergé (le minotaure jaune). Túpac Amaru était un métisse qui menait une révolte contre l’Empire espagnol vers 1781. Sa femme, Micaela Bastides, participait également à la résistance. Sur cette fresque elle est représentée dans l’angle inférieur gauche, assassinée par les Espagnols. Ses trois enfants le furent aussi, tandis que Túpac Amaru était pourchassé par les Espagnols. Dans les faits, Túpac et sa femme subirent les sentences les plus dures qui furent jamais prononcées dans l’histoire de l’Amérique Latine. Les membres de Túpac furent attachés à quatre chevaux et étirés jusqu à ce que mort s’ensuive. Sa dépouille et celle de sa femme furent mutilées et exposées sur des poteaux pour être bien en vue des villages voisins. Le jour de la sentence, avant son mari, Túpac, Micaela Bastides eut la langue coupée et fut pendue. Comme son cou était trop mince pour le nœud, elle fut brutalement achevée à coup de pieds dans le bas ventre et la poitrine jusqu’à ce qu’elle meurt. Túpac subit un sort similaire. Sa langue fut également coupée. Les quatre chevaux ne parvenant pas à le briser, il fut mutilé. Ici, Túpac est couronné par une déesse très aimée, Pachamama, la Terre-Mère.

 

Quarante ans plus tard, l’Amérique latine entamait son indépendance.

 

El pueblo unido jamás será vencido Inti-Illimani

 

Fresque murale de Juan Bravo,
Avenida del Sol, Cuzco, Pérou, 7 novembre 2005.
Photo de Estria / transistor6.com
Présentation (adaptée de l’anglais) extraite du blogue de Favianna Rodriguez donnant à voir le travail du muraliste péruvien Juan Bravo à Cuzco en novembre 2005.
 

VOUS, QUI PASSEZ PAR LÀ, ne réservez pas vos appréciations exclusivement aux pages et ‘murs’, entre soi, des réseaux sociaux. Les commentaires participent de manière essentielle à la vie des sites et blogues que vous visitez. D’autres, que vous ne connaissez peut-être pas, les lisent aussi et sont curieux de votre curiosité. Ne les privez pas de cet intérêt et du plaisir partagés ! Et permettez aux blogues indépendants de [sur]vivre. D’avance, merci.

Print Friendly, PDF & Email

Le commentaire, c'est la vie du blogue… D'avance, merci du vôtre !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.