UNA MATTINA [ABBAZIA DI SANTA CROCE IN SASSOVIVO]

Una mattina, alla fine di luglio del 2010, ti ricordi, fratello Piero, in questa abbazia ? Un giorno luminoso, musicale e silenzioso [mi hai detto che uno studente di Messiaen è venuto lì per l’acustica] dopo un’altra giornata, terribile…

À la mémoire de M.H.A.

photo : VS

Abbazia di Sassovivo, Wikipedia

3 réflexions au sujet de “UNA MATTINA [ABBAZIA DI SANTA CROCE IN SASSOVIVO]”

  1. Quand on a fait le rude effort de traduire sa langue ‘matricielle’ dans une langue autre, on peut bien encore faire ce tout petit effort de retraduire ce qu’on a écrit directement dans la langue de l’autre dans sa propre langue. Voici donc qui se fait : Un matin, musical et silencieux, à la fin de juillet 2010, t’en souviens-tu, frère Piero, dans cette abbaye ? Un jour lumineux, musical et silencieux [il m’a dit qu’un élève de Messiaen est venu là pour l’acoustique] après une autre journée, terrible…

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  2. Tu sais, j’ai connu là, en compagnie du Fratello Piero, deux expériences, que d’aucuns nommeraient mystiques – pas moi. La première, lors des funérailles de mon ami H. au cimetière de Spello, tout proche, la seconde, quelques jours plus tard, à Sassovivo, dans ‘son’ abbaye : visitant le quartier réservé aux moines, – ils ne sont que quelques-uns – pendant leur office, soudain, dans ce coin de montagne, au-dessus de Foligno, une immense ‘cuve’  s’élevant de vignes en oliviers et d’oliviers en chênes, dans le silence intérieur du chant a cappella, un autre chant solitaire, à l’unisson, inlocalisable…, celui d’un merle. Proche ou lointain, ici, ou là, à droite, à gauche, impossible à définir. Sensation acoustique inqualifiable. Un moment suspendu, musical, en effet… Je comprends qu’une élève d’Olivier Messiaen, ce compositeur de génie qui interprétait musicalement les chants d’oiseaux, grand chrétien aussi, soit venue là approcher et tenter de saisir l’écho de cet imposant buffet d’orgue naturel. Génie du lieu, genius loci, peut-être. L’abbaye est bénédictine du 11e siècle, mais les Romains fréquentaient déjà le lieu et y ont construit une longue adduction d’eau, en dalles de pierres assemblées, encore utilisée, pour capter l’eau de la montagne. Mussolini a mis en vente ce ‘bien national’, alors à l’abandon, pour alimenter sa guerre en Tripolitaine – le commissionnaire chargé de la vente, notable local, l’a racheté pour le réhabiliter ; et y a consacré le reste de sa vie – et, par ailleurs, fait établir un très important dépôt de munitions à un kilomètre de là… qui, fort heureusement, n’a pas été bombardé…

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