WOODY [ALLEN]

 

Une amie new-yorkaise m’a rapporté qu’un de ses proches, psychanalyste dont le cinéaste et acteur Woody Allen fût le ‘client’, lui a confié que celui-ci changeait de thérapeute à chaque nouveau film. La question intéressante est de connaître le lien de causalité entre ces deux faits (ou le ‘processus’, ajoute N.C., très pertinemment).


Woody affirms his Freudian totality

 

Pour N.C., après avoir évoqué par ailleurs la ‘mise en boîte’.
 

5 réflexions au sujet de “WOODY [ALLEN]”

  1. Causalité ou processus ?

    L’amour vrai de W.A. était sans nul doute la “mise en boîte”.

    Donc, les psys n’étaient que des opérateurs, déclencheurs du glissement de film en film, d’image en image.

    Pour d’autres le glissement sera peut-être,avec un ou plusieurs opérateurs, de lettre en lettre, volée ou pas!

  2. D’où sa drôle de ‘bobine’ ?! Pour le reste, si reste il y a, il s’agirait donc plutôt de ses glissements progressifs du plaisir, à la dérobée et au risque d’être définitivement grillé, sur l’American Scene. Autre histoire, autre roman, nouveau… D’où peut-être finalement l’explication de cette histoire d’amour, pas vraiment contre nature, entre Woody et la cinéphilie française. Une sorte de ‘Smoking / No Smoking’ à répétition, car je le vois moins bien dans ‘L’année dernière à Marienbad’.

  3. Je viens de beaucoup rire à l’affirmation de sa freudian totality par W.A.

    La mise en bouche de la clarinette lui va aussi bien que les mises en boîte.

    Je ne suis pas assez familière avec l’américain pour avoir saisi tout le comique des répliques que reflétait l’expression des visages. Dommage.

  4. Outre des propos très ‘mitigés’ sur la racine ‘black’ du jazz, la suite met en évidence la fonction très symbolique de la clarinette qui, notamment, dès la fin du 19e siècle, surpasse le violon dans la musique klezmer. Et, quand on connaît la part très circonscrite qu’occupe cet instrument dans le jazz, sauf, justement aux marges, dans le ‘new klezmer’ – remis en vogue aussi assez récemment à N.Y. -, on mesure alors quelle dénaturation – ou récupération – entreprend W.A. en privilégiant une forme de jazz tout à fait décadent et passéiste, issu du new orleans, au détriment des formes innovantes (et infiniment plus progressistes) développées au sein d’autres communautés, quelque peu ‘menaçantes’. Il m’a fallu côtoyer très personnellement un de ses ‘alter ego’ du Queens, aujourd’hui rabbin, très ‘libéral’ et très connu, de Varsovie, pour prendre la mesure de cette prégnance culturelle. Ces présences-là font une Amérique dont la compréhension du ‘patchwork’ communautaire nous échappe largement… Et on ne parle encore que de (certains quartiers de) New-York !

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